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Imam des opprimés

Le nombre des captifs libanais dans les prisons «israéliennes» a atteint 36… Un dossier souverain confronté à la négligence de l’État

Le nombre des captifs libanais dans les prisons «israéliennes» a atteint 36… Un dossier souverain confronté à la négligence de l’État
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Par AlAhed

Deux nouveaux prisonniers libanais ont été ajoutés à la liste des personnes détenues par l'ennemi «israélien». C'est ce que révèlent les derniers chiffres publiés par l'Association libanaise pour les prisonniers et des détenus libérés. Le nombre des captifs s'élève désormais officiellement à 36, un chiffre qui souligne la gravité de cette affaire, face à laquelle les autorités libanaises n'ont toujours pas pris de mesures concrètes.

Le président de l'Association libanaise pour les prisonniers et les détenus libérés, Ahmad Taleb, a confirmé au site Al-Ahed la présence de ces deux nouveaux captifs dans les prisons ennemies. Il a expliqué qu'après enquête et vérification, la présence de ces deux prisonniers a été confirmée, ainsi que leur détention par l'ennemi «israélien». Il a identifié le premier prisonnier comme étant Hassan Youssef Berri né le 15 décembre 1987 à Al-Humairi. Il a été détenu le 17 avril 2026 à Bint Jbeil. Le deuxième prisonnier est Ali Abdallah Osseili, né le 12 avril 1988 à Rshaf. Il a été captivé le 7 juillet 2026 à Bint Jbeil.

Taleb a souligné que la question des prisonniers devrait être la priorité absolue au Liban et même à l'international, déclarant : «Malheureusement, les autorités libanaises traitent le dossier des prisonniers comme une affaire secondaire qui ne les concerne absolument pas, se contentant de vaines promesses et de slogans.»

Il a ajouté : « Nous approchons du mois de septembre, et nous commémorerons bientôt le deuxième anniversaire de la capture du premier prisonnier, le capitaine Imad Amhaz, capturé par l'ennemi en 2024. Deux ans se sont écoulés et l'État n'a ni constitué de commission, ni intenté de poursuites, ni sollicité la communauté internationale, ni activé les canaux diplomatiques.»

 Il a également souligné que «l'État est allé encore plus loin, instrumentalisant la répression contre la Résistance et les familles des prisonniers afin d'atteindre son objectif de désarmement».

Il a exigé que «l'État remplisse son devoir et fasse de la question des prisonniers une priorité humanitaire absolue, en agissant activement au niveau national par la création de commissions, le dialogue avec les familles des prisonniers, le recours à Genève et au Conseil des droits de l'homme, ainsi que le recours devant les juridictions internationales compétentes».

Selon le président de l'Association libanaise pour les prisonniers et les détenus libérés, le nombre de prisonniers et de personnes enlevées confirmé s'élève à 36, la plupart ayant été enlevés à leur domicile alors qu'ils rentraient chez eux, désarmés. Il a insisté sur le fait que «cette question doit demeurer une affaire purement souveraine et humanitaire» et a évoqué une série d'actions que l'association entreprendra à cet égard.

Le père du prisonnier Osseili: «Les armes de la Résistance ramèneront les prisonniers»

Al-Ahed a contacté le père du prisonnier Ali Osseili, Haj Abdallah, qui a affirmé que la famille, malgré l'amertume de l'attente, reste inébranlable et patiente. Il a souligné que la captivité ne brisera pas leur détermination et qu'ils poursuivront ce combat jusqu'au bout, convaincus que la cause des prisonniers mérite tous les sacrifices et tous les efforts. Il a indiqué que la voix de la famille se fera entendre jusqu'au retour de leur fils auprès des siens.

Haj Osseili a exprimé sa conviction que l'État n'offrira rien aux prisonniers et qu'il est inutile d'exiger quoi que ce soit de lui, affirmant que seules les armes de la Résistance permettront leur libération.

 

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