Le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert si les Etats-Unis refusent les conditions de l’Iran, dit le CGRI
Par AlAhed avec agences
«Le détroit d'Ormuz ne serait pas rouvert si les Etats-Unis n'acceptaient pas les conditions de l'Iran», a déclaré mercredi le porte-parole du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI).
Le général de brigade Hossein Mohebbi a indiqué aux journalistes que cette voie maritime stratégique restait sous contrôle iranien, et qu'aucun navire ne pouvait l'emprunter sans l'autorisation de l'Iran.
«Tous les navires de guerre ennemis se trouvent à au moins 400 km du détroit d'Ormuz. D'un point de vue militaire et territorial, aucun navire n'est en mesure de traverser cette voie maritime sans l'autorisation et la supervision de l'Iran», a -t-il affirmé.
Il a ajouté que même la route longeant Oman était entièrement sous contrôle iranien, tout en soulignant que le détroit d'Ormuz appartenait en commun à l'Iran et à Oman.
S’exprimant au sujet de l’administration du détroit, géographiquement partagé par l’Iran et Oman, il a souligné que les deux pays sont parvenues à des accords mutuellement acceptables concernant la délimitation de leurs parts respectives du détroit d’Ormuz et la répartition des revenus générés par le trafic maritime. Les eaux proches des côtes omanaises sont entièrement sous contrôle conjoint.
Obstruction américaine, obstacle principal
M. Mohebbi a attribué le retard du processus de négociation à «l'obstructionnisme américain», notant que si Washington se remettait à respecter le protocole d'accord de paix signé avec l'Iran en juin, il serait possible de «rouvrir le détroit d'Ormuz dans les conditions qui ont été convenues».
«Par conséquent, les Etats-Unis doivent accepter nos conditions. S'ils ne les acceptent pas, le détroit d'Ormuz ne sera rouvert en aucune circonstance», a-t-il ajouté.
L'Iran a renforcé son contrôle sur le détroit d'Ormuz le 28 février, interdisant le passage des navires appartenant ou affiliés à «Israël» et aux Etats-Unis à la suite d’une agression conjointe «israélo»-américaine sur le territoire iranien. Il a mis en place de nouveaux cadres réglementaires exigeant que les navires commerciaux s’enregistrent auprès des autorités iraniennes, obtiennent des permis de transit, suivent les routes maritimes désignées par l’Iran et utilisent les mécanismes de sécurité et d’assurance fournis par l’Iran.
Le 18 juin, les Etats-Unis et l'Iran ont signé un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre dans la région sur tous les fronts, y compris au Liban. En vertu de ce protocole, ils devaient mener des négociations dans un délai de 60 jours - soit avant le 17 août - pour parvenir à un accord définitif. L'avenir de ces pourparlers reste cependant incertain après l'escalade des tensions entre les deux pays le mois dernier.
Dans un communiqué conjoint publié mardi soir, l'Iran et Oman ont annoncé avoir discuté d'un cadre évolutif prévoyant la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire dans le détroit d'Ormuz, ainsi qu'un accord sur un projet commun de déminage.
Le communiqué a précisé que les négociations techniques se poursuivraient en vue d'établir un couloir maritime permanent et de gérer à l'avenir cette voie navigable, par le biais notamment d'échanges d'informations, d'une régulation du trafic et de la création de services de navigation et de sécurité appropriés.
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