Guerre contre l’Iran: Les agriculteurs céréaliers américains confrontés à leur pire crise depuis des décennies
Par AlAhed avec sites web
Les agriculteurs céréaliers américains font face à leur pire crise depuis des décennies, provoquée par la guerre contre l’Iran, a rapporté le quotidien britannique Financial Times alors que les élections de mi-mandat américaines se tiennent dans environ deux mois.
Selon le journal, alors que la guerre contre l’Iran s’éternise depuis six mois, la flambée des prix du diesel utilisé par les machines agricoles et des engrais plonge les exploitations américaines dans une situation critique.
Les prix des céréales étaient déjà faibles depuis plusieurs années, entraînant une baisse des revenus agricoles. À cela s’est ajoutée la «guerre commerciale» lancée par la seconde administration de Donald Trump l’an dernier, qui a réduit les exportations de céréales, notamment de soja destiné à la Chine.
Les prix du pétrole et des engrais avaient déjà fortement augmenté après l’opération militaire russe en Ukraine en 2022.
John Hansen, président de la Nebraska Farmers Union (NFU), a déclaré que le secteur agricole traversait sa pire période de ralentissement depuis les années 1980.
Selon les données récemment publiées par l’American Farm Bureau Federation (AFBF), en l’absence de subventions publiques, les exploitations cultivant neuf grandes cultures, dont le maïs, devraient enregistrer cette année des pertes de 31 milliards de dollars, et environ 32 milliards de dollars l’année prochaine.
Pam Johnson, agricultrice du nord de l’Iowa et ancienne présidente de la National Corn Growers Association (NCGA), a déclaré : «La guerre [contre l’Iran] a plongé nos agriculteurs dans une immense incertitude», ajoutant qu’«il est prévu que les agriculteurs ne gagnent absolument aucun revenu au cours des deux prochaines années».
Par ailleurs, des conditions météorologiques chaudes et sèches devraient également affecter les rendements agricoles dans certaines régions.
Les experts s’inquiètent de voir l’inflation, qui dépasse déjà l’objectif de 2 % de la Réserve fédérale américaine, progresser davantage.
Brian Choi, directeur du Food Institute (FI), un organisme de recherche, prévoit une hausse certaine des prix alimentaires. Il souligne que cette évolution — notamment la hausse de près de 20 % du prix du maïs cette année — finira elle aussi par se répercuter sur les consommateurs.
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