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Promesse honnête

Discours du secrétaire général du Hezbollah lors de la commémoration du septième jour du décès du commandant jihadiste hajj Ali Hassan Salhab

Discours du secrétaire général du Hezbollah lors de la commémoration du septième jour du décès du commandant jihadiste hajj Ali Hassan Salhab
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Au nom de Dieu

Nous nous réunissons aujourd’hui pour commémorer le martyr du jihad et de la résistance, le commandant jihadiste Hajj Ali Salhab, Abou Ahmad (Hajj Malek), que les champs du jihad ont connu, ainsi que tous les lieux où s’épanouit la résistance, et tout le Liban en tant que terre de cette résistance. Il est né dans la localité de Brital, dans la Békaa. Il est fils de la Békaa, fils de Baalbek-Hermel ; il est fils de cette résistance et il est un des symboles de la dignité, de l’honneur, de la moralité et de la noblesse.

Cette région de la Békaa a donné au Liban sa profondeur, sa dignité et sa place, et elle a nourri cette grande capacité de force, de détermination et de résistance. La localité de Brital fait partie de la Békaa, de la ville d’où est issu Sayed Abbas Moussaoui, le maître des martyrs de la résistance, qui a donné un élan à cette région, par sa pensée, son jihad et ses dons, et qui a ouvert  une étape nouvelle et importante avec les fils de cette région, avec leurs familles, avec les combattants et combattantes, tous ceux-là  qui nous ont conduits à cette grande position.

Hajj Ali, Hajj Malek, fait partie de la première génération du Hezbollah. Il a rejoint la résistance en 1983 et il a progressé dans de nombreux postes, responsabilités et spécialités militaires. Il n’y a pas de domaine dans lequel il n’ait œuvré. Partout où il lui était demandé d’être, il était présent avec efficacité, détermination, sacrifice, don de soi et un modèle éducatif et moral qui se distingue de ce que l’on connaît habituellement. Il a été adjoint du responsable des opérations dans l’unité militaire centrale en 1998, puis successivement responsable des deux axes de l’Iqlim et de Khiam dans le sud du Liban.

Pour lui, le Sud est la porte de la patrie qui lui est si chère. En vérité, celui qui ne possède pas la porte de la patrie à travers le Sud ne possède rien. Il considérait que son poste et son rôle là-bas étaient fondamentaux en vertu de la mission qui lui était confiée. Il a assumé la responsabilité de l’unité «Nasr» en 2004 et il a dirigé et participé aux opérations qualitatives avant et après la libération, parmi lesquelles l’opération d’Aramta, l’opération de Ghajar, et les deux opérations de capture de soldats israéliens en 2000 et en 2006. Il a été un commandant sur le terrain dans la confrontation qui a eu lieu lors de l’agression de 2006, dans la direction et l’exécution de «la Promesse véridique» avec ses frères commandants.

Il s’est distingué dans sa confrontation avec les takfiristes et il a été chargé de la direction militaire de la lutte contre eux, à partir de la Békaa en 2016 et jusqu’en Syrie. Il a eu un rôle ferme et influent dans cette bataille et dans la confrontation. Dieu l’a rappelé après un combat contre la maladie, alors qu’il était à son poste de jihad. Son décès est celui d’un martyr du jihad et de la résistance, un commandant jihadiste qui inspire ceux qui l’ont connu.

Que Dieu vous donne Sa miséricorde, ô Hajj Ali, ô Hajj Malek, et qu’Il le fasse miséricorde pour tous les nobles martyrs avec lesquels vous avez collaboré, à leur tête le martyr sayed Abbas et le maître des martyrs de la nation, sayed Hassan Nasrallah qui vous aimait, s’occupait de vous et savait que partout où vous étiez chargé d’une mission, vous la réussissiez. Je l’ai entendu directement dire cela. À votre âme, aux âmes des combattants martyrs et aux âmes de tous les défunts, nous dédions la prière Al-Fatiha.

Avant de parler de la situation politique, il est nécessaire de saluer l’Iran de l’islam et de féliciter le peuple iranien pour la grande victoire de la révolution islamique bénie sous la direction de l’imam défunt, l’imam Khomeini, en 1979. Cette révolution qui a illuminé le monde, qui a su être un soutien aux opprimés, qui a ravivé la résistance dans la région face à l’ennemi israélo-américain, et qui a élevé le drapeau de la Palestine si chère et si noble sur le chemin de la libération.

Cette révolution qui a présenté l’expérience «ni orient ni occident», ni avec l’ancienne Union soviétique ni avec les États-Unis d’Amérique, s’est éloignée de la dépendance et elle est restée digne et honorable. Cette révolution islamique bénie a affronté jusqu’à présent, pendant 47 ans, tous les défis venant de toutes parts, de tout l’Orient, de tout l’Occident, ainsi que de l’environnement régional, et elle est restée ferme, digne, progressant, affrontant et donnant espoir aux opprimés. Ainsi, si Dieu le veut, que cette République islamique bénie, sous la direction de l’imam- guide Khamenei, ce dirigeant courageux qui a su hisser cette République islamique au rang des États influents, fondée sur une base de foi solide, sur le progrès scientifique, sur la force, la solidité et la moralité continue d’aller vers la victoire dans toutes les confrontations, comme cela a été en particulier le cas dans la confrontation de 12 jours l’an dernier. Si Dieu le veut, l’Iran sera toujours victorieux.

Nous sommes confiants que ce peuple, avec ce dirigeant, avec cette force, ne peut être que parmi les États capables, dignes, libérés, stables et durables, si Dieu le veut.

Je tiens également à présenter mes condoléances au peuple pakistanais pour ce crime odieux commis par l’un des membres de «Daech», dans l’explosion d’une mosquée et de la husseyniyé Khadija al-Kubra aux abords de la capitale au Pakistan. Trente-et-un fidèles sont devenus des martyrs vendredi, 170 ont été blessés, en plus de la destruction et des dégâts dans une des maisons de Dieu. Quel est ce crime qui est commis ? Il est semblable au crime «israélien», semblable à la guerre d’extermination menée par «Israël» à Gaza.

À ce cher, aimé et respecté peuple pakistanais, toutes nos condoléances. Qu’il puisse, si Dieu le veut, faire face à ces défis. Aux âmes des martyrs, Al-Fatiha, avec la prière pour la guérison des blessés.

Le jihad sur le chemin de Dieu est un principe fondamental dans notre foi. Vous remarquez que les versets du jihad dans le Coran sont très nombreux. Pourquoi cette abondance de versets sur le jihad ? Parce que le jihad sur le chemin de Dieu protège la ligne de la foi, il protège l’humanité  et il protège contre ces mécréants, pervers et dépravés, éloignés de l’obéissance à Dieu, pour une vie humaine meilleure. Car les démons de la terre, les débauchés de la terre et les criminels jouent toujours avec la vie des gens et ne les laissent pas obtenir leurs droits. Que fait l’être humain dans de telles situations ? Il doit faire face et combattre ; il ne peut pas se soumettre à eux, il ne peut pas leur donner ce qu’ils veulent, il ne peut pas se priver de son droit à la succession sur la terre. C’est pourquoi le jihad est un processus défensif pour la survie humaine.

Remarquez que le Seigneur des mondes, lorsqu’Il nous a ordonné le jihad, a dit :

«Combattez sur le chemin de Dieu ceux qui vous combattent, et ne quittez pas ce chemin. Dieu n’aime pas ceux qui le transgressent.»

Cela signifie que ce jihad n’est pas une domination sur les autres, ni une prise des droits d’autrui, ni une agression. S’il n’y a pas d’agression contre nous, il n’y a pas d’obligation pour nous de combattre ; mais la préparation doit être présente et permanente.

C’est pourquoi Dieu dit :

«Il a été permis à ceux qui sont combattus de se défendre parce qu’ils ont été lésés, et certes Dieu est pleinement capable de leur donner la victoire.»

Cela signifie qu’il y a une permission de combattre, c’est-à-dire qu’il est permis de combattre pour se défendre. Pourquoi ?

«Ceux qui ont été expulsés de leurs demeures sans droit, uniquement pour avoir dit : “Notre Seigneur est Dieu.”  Dieu vient assurément au secours de celui qui se bat sur son chemin...»

Ainsi, notre résistance au Liban est un jihad sur le chemin de Dieu. Notre résistance est un moyen de repousser l’agression ; elle est la protection du choix, de l’humanité, de la famille, de la terre, des biens, des droits, de la dignité et de l’honneur. Voilà ce qu’est la résistance. Elle est à la fois légitime et légale, par ordre de Dieu : «Il a été permis à ceux qui sont combattus parce qu’ils ont été lésés de faire face.» Quel en est le résultat ? Le résultat, si Dieu le veut, est qu’il y aura une victoire venant de Dieu au moment opportun.

Nous faisons face à «Israël». L’ennemi «israélien» est une tumeur cancéreuse, comme l’a décrit l’imam Khomeiny. Même le droit international, lorsqu’il parle d’«Israël», dit que c’est un État d’occupation ; même selon l’usage général, c’est un État d’occupation. Mais l’arrogance mondiale, à sa tête les Etats-Unis et l’Occident, veut légitimer l’occupation et prendre les droits des Palestiniens.

Tout ce qui concerne la Palestine dans notre région concerne le Liban, concerne la région, concerne l’être humain. Parfois on nous dit : quel est votre rapport ? Nous répondons : «Israël» n’est pas seulement agresseur en Palestine ; il s’appuie sur la Palestine pour se répandre et s’étendre vers d’autres régions. Ainsi, même au Liban, lorsque nous combattons, nous combattons en défense du Liban et en défense de la Palestine, parce que l’ennemi est unique et qu’il nous agresse, nous et eux, en même temps. Cette résistance, dans laquelle se trouvaient des hommes comme Hajj Malek et tous les dirigeants, responsables et combattants, a sauvé le Liban en l’absence de l’État et en l’absence de la capacité de l’armée à défendre le Liban.

Pendant 42 ans, cette résistance a été imprenable face à «Israël» ; elle a réussi à libérer et à tenir bon. Aujourd’hui, nous disons que si l’État libanais veut se renforcer, se relever et construire l’avenir de nos générations dans ce pays, il a besoin de la résistance comme soutien, car la résistance possède l’expérience, la foi et la volonté, et elle peut être un soutien puissant pour l’État.

Cela place la responsabilité sur les dirigeants de l’État de réfléchir sérieusement à la manière dont la résistance peut être à leurs côtés et comment tirer profit de ses capacités. Nous disons à tout l’Occident et à tous ceux qui théorisent sur le Liban : personne ne doit imposer au Liban le fait d’affaiblir sa capacité défensive sous quelque prétexte que ce soit. Otez-vous cette idée de la tête. Vous demandez à la résistance de se dépouiller de ses armes au profit de l’État ? «Non». Le désarmement est en réalité l’objectif central d’«Israël» et des Etats-Unis. En quoi  la force intérieure du Liban les concerne-t-elle? Cela concerne le Liban. Personne ne peut empêcher la résistance au Liban ; elle est garantie par la Constitution. Toute concession à ce niveau requiert un consensus national et doit être le fruit d’un pacte communautaire, et cela n’existe pas en réalité.

Le document appelé «Document d’entente nationale», c’est-à-dire l’Accord de Taëf, au troisième paragraphe, comporte un titre indépendant : «Libération du Liban de l’occupation israélienne». Dans la section «C», il est dit : prendre toutes les mesures nécessaires pour libérer tous les territoires libanais de l’occupation israélienne. Cela signifie que l’action de résistance est légitime et naturelle. C’est dans la Constitution. Celui qui veut discuter en disant que cela n’y figure pas se trompe : cela y figure. La résistance est un fondement, le rôle du peuple est un fondement ; les forces armées sont l’expression de la volonté du peuple, de la volonté d’indépendance et de la volonté de protéger le Liban. La résistance fait partie de la protection du Liban. Personne ne peut prétendre que nous devons y renoncer.

Aujourd’hui, si le Liban est fier dans le monde, malgré sa superficie étroite (10 452 km²), s’il peut être fier d’avoir, malgré sa faiblesse et sa petite taille, réussi grâce à l’équation armée-peuple-résistance à se libérer de l’ennemi israélien et à prendre ses distances avec le monde arrogant et vil, éloigné de l’obéissance à Dieu et engagé dans l’injustice.

Nous avons eu un grand homme martyr au Liban : Sayyed Hassan Nasrallah. Pourquoi  est-il mort? Pour préserver la force du Liban. C’est un grand honneur et un titre de gloire pour le Liban.

Ce peuple fier qui s’est dressé sans moyens face à l’occupation israélienne dans le Sud du Liban pour libérer sa terre, ces cris qui s’élèvent pour s’affirmer, ce sont de grands titres, un honneur et une dignité que nous trouvons au Liban et que nous devons préserver.

Aujourd’hui, toute la région est façonnée à la mesure de l’hégémonie américano-israélienne. Mais le Liban ne sera pas un passage pour cette hégémonie par laquelle se réalisera la défaite ou les ambitions d’«Israël». Si nous sommes vaincus, ils réaliseront ce qu’ils veulent ; si nous tenons bon, ils n’y parviendront pas.

Je vous le dis aujourd’hui : «Israël» est plus faible que jamais. Vous serez peut-être surpris. La preuve en est que, malgré toutes les capacités américaines quotidiennes - avions, navires, munitions, médias, soutien international et expertise-, il n’a pas réussi en deux ans à atteindre ses objectifs à Gaza, au Liban, face à l’Iran et face au Yémen. Les «Israéliens» n’y sont pas parvenus. Pourquoi ? Parce que toute la situation montre une grande fermeté et une grande persévérance de notre part. Pourquoi «Israël» est-il plus faible ? Parce que sans les Etats-Unis, «Israël» n’a aucune valeur ; ses munitions s’épuisent et il ne peut pas continuer — ce sont les propres paroles des «Israéliens».

«Israël» est aujourd’hui plus faible parce qu’il n’a pas pu trancher, et sa position internationale est devenue très mauvaise, même aux États-Unis où les jeunes ne le supportent plus ; son économie est en état de délabrement. Tout cela prouve qu’il est en phase de recul.

Aujourd’hui, «Israël» est dirigé par les Etats-Unis et il  a perdu toute autonomie. Il y a un débat au sein de l’entité israélienne : qu’a fait Netanyahu de nous ? Il les a menés à un point où ils attendent désormais Trump pour prendre les décisions. «Israël» a perdu l’indépendance dont il se vantait et l’influence qu’il ambitionnait.

Louange à Dieu, cela fait partie des conséquences de l’injustice. Sans la fermeté en face, «Israël» ne se serait pas dévoilé de la sorte. Même les Etats-Unis sont aujourd’hui plus faibles que jamais. Certains disent : est-ce possible alors qu’ils dominent le monde ? Oui, ils le dominent et ouvrent des conflits, provoquent des effets négatifs dans de nombreuses régions. Mais quels accomplissements réalise-t-ils ? Ils augmentent leurs ennemis, de plus en plus de peuples les rejettent, leur modèle se perd, et ils sont minés par des crises internes, car celui qui manipule les pays et veut les occuper ne peut pas durer face à des peuples qui disent non à cette injustice.

Aujourd’hui, vous savez tous que la résistance s’est construite sur les sacrifices, mais elle réalise ce que les États ne parviennent pas à accomplir : l’indépendance, la liberté, la libération, la dignité et l’honneur. C’est une richesse que nous devons préserver.

Nous sommes concernés par le fait qu’«Israël» reste sans frontières ; aujourd’hui «Israël» est sans frontières et tente d’en créer. Nous sommes concernés qu’il reste sans stabilité. Il y a cent façons : notre fermeté, comme celle des courageux Palestiniens qui ont donné et sacrifié, est en elle-même un empêchement à «Israël» de réaliser ses objectifs.

Si Dieu le veut, il y aura une confrontation continue ; c’est le minimum que nous devons être dans la fermeté.

Je vous rappelle ce qu’a traversé la résistance islamique au Liban : les bipeurs, les coups portés aux capacités, le martyre des deux sayeds, celui de nombreux dirigeants et de nombreux martyrs, les destructions qui feraient trembler les montagnes et tomber des États. Mais nous sommes restés, grâce à Dieu, la tête haute, avec nos combattants, notre peuple, notre pays, notre cohésion, notre unité, notre force, notre foi et notre volonté.

La foi en Dieu est ce qui nous a rendus fermes ; la wilaya est ce qui nous a donné l’espoir ; l’amour de la patrie et de la dignité est ce qui nous a fait continuer ; la foi en l’imam al Mahdi est ce qui a insufflé dans nos cœurs l’espoir du succès et de la continuité.

Nous devons toujours rester la tête haute. Mais il ne suffit pas de parler seulement de la résistance ; nous devons nous occuper des affaires intérieures des gens. C’est une responsabilité : nous voulons construire le Liban et rebâtir notre pays.

Aujourd’hui, le parti a pris la décision d’assurer le logement pendant trois mois à tous ceux qui ont perdu leur maison, dont la maison a été détruite, qui n’ont pas pu y retourner ou qui est devenue inhabitable, pour les mois de février, mars et avril. Nous considérons que le logement relève de la responsabilité de l’État, mais en raison de son incapacité — et en espérant qu’il s’améliore — nous nous sommes considérés responsables, cherchant par tous les moyens. Malgré toutes les difficultés, les pressions et le blocus, grâce à Dieu nous continuons à assurer le logement durant ces trois mois, car nous sommes concernés par nos gens, par leur accueil et par le fait d’être à leurs côtés. Nous coopérons avec eux autant que possible : nous supportons et ils supportent. Il y a une différence entre les laisser supporter seuls pendant que nous regardons ; nous ne sommes pas de ceux qui regardent, mais de ceux qui se tiennent debout et aident.

J’appelle tout le monde à œuvrer pour la réussite des élections législatives et qu’elles aient lieu à la date prévue sans aucune modification. Que les gens choisissent et que chacun sache qui représente ce peuple libanais.

Nous appelons le gouvernement libanais à être plus efficace dans la reprise économique, à coopérer avec le Parlement pour achever le projet de redressement, relancer le cycle économique, traiter les salaires du secteur public et des militaires, restituer les fonds des déposants. Tout cela crée un processus de règlement des questions essentielles du pays afin que nous puissions nous relever ensemble.

Que Dieu soit miséricordieux avec le chef jihadiste Hajj Ali Hajj Malek. Si Dieu le veut, cette marche continuera. Repose en paix, nous restons fidèles à notre engagement. Que la paix, la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient avec vous.

 

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