Iran: Les États-Unis ne s’en tireront pas sans payer les réparations, dit un conseiller du sayyed Khamenei
Par AlAhed avec sites web
«L'Iran ne permettra pas aux États-Unis de se soustraire à la crise qu'ils ont provoquée sans verser de réparations pour des décennies de dommages», a souligné un conseiller de haut rang du Leader de la Révolution islamique, l’ayatollah sayyed Moujtaba Khamenei.
S'exprimant au micro de la chaîne d'information libanaise Al-Mayadeen, Mohsen Rezaï, le conseiller du Leader de la Révolution islamique pour les affaires militaires, a affirmé que l'Iran ne permettrait pas au président américain Donald Trump de présenter un plan irréaliste pour le détroit d'Ormuz avant de quitter tout simplement l'arène.
«Compte tenu de l'évolution de la situation et des tentatives de réouverture du détroit d'Ormuz, les États-Unis cherchent à essayer un geste spectaculaire avant de se retirer. Nous ne laisserons pas de tels projets se concrétiser», a assuré jeudi M. Rezaï, membre du Conseil de discernement du bien de l'ordre islamique.
Il a souligné que Téhéran doit impérativement obtenir un résultat satisfaisant des négociations indirectes avec Washington et en retirer des avantages concrets.
M. Rezaï a insisté sur le fait que les États-Unis doivent assumer les réparations de l'ensemble des dommages infligés à l'Iran.
«Nous exigerons sans aucun doute nos droits et des réparations, même si les forces militaires américaines rentrent chez elles et se retirent de la région. Nous subissons ces agissements depuis 47 ans et continuerons à les affronter», a-t-il réitéré.
M. Rezaï a également soutenu que les pays de la région doivent assurer leur sécurité de manière indépendante et sans ingérence étrangère, et que l'ensemble des forces étrangères, qu'elles soient américaines ou européennes, doivent évacuer la région.
«Nous sommes capables d'assurer notre propre sécurité. Nous souhaitons établir un conseil de sécurité régional. La région compte des pays importants comme l'Irak, l'Égypte, le Pakistan et l'Arabie saoudite, et nous pouvons garantir la sécurité», a-t-il précisé.
Le 28 février, les États-Unis et «Israël» ont lancé une agression illégal contre l’Iran, ce qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l’imam sayyed Ali Khamenei, ainsi que de hauts commandants militaires, en violation flagrante de la souveraineté du pays.
En riposte, les forces armées iraniennes ont lancé une centaine de vagues de contre-attaques sur une période de quarante jours, ciblant les installations militaires américano-«israéliennes» et infligeant des dégâts considérables à l'ennemi.
Un cessez-le-feu de deux semaines, instauré sous l'égide du Pakistan le 8 avril, a permis l'ouverture de négociations à Islamabad.
L'Iran y a présenté un plan en dix points exigeant le retrait des troupes américaines et la levée des sanctions.
Malgré 21 heures de pourparlers intensifs les 11 et 12 avril, la délégation iranienne est rentrée à Téhéran sans accord, invoquant une profonde méfiance quant à la volonté de Washington d'honorer ses engagements.
L'Iran a officiellement annoncé que toute reprise des négociations de cessez-le-feu est strictement conditionnée par la levée du blocus naval illégal des États-Unis, que les autorités considèrent comme une violation flagrante de la trêve.
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