Cheikh Qassem: Le Hezbollah a brisé le projet du «Grand Israël»… Le pouvoir libanais a conféré une légitimité à la guerre «israélienne»
Par AlAhed
Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a déclaré qu'il existe un projet américano-«israélien» agressif visant à dominer et à fragmenter la région, auquel font face l'Iran et les forces de la Résistance, soulignant que les ennemis n'ont ménagé aucune opportunité d'agression mais qu'ils n'ont pas réussi, et ne réussiront pas, à atteindre leurs objectifs.
Dans un discours prononcé vendredi le 28 août lors du festival central organisé par le Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, à l’occasion de la commémoration de la naissance du Prophète Mohammad (psl), de son petit-fils l’imam Jaafar al-Sadik (psl) et de la Semaine de l’Unité islamique, cheikh Qassem a annoncé que les sacrifices considérables consentis en Palestine, au Liban, en Iran, au Yémen et en Irak ont mis un terme au projet sioniste-américain ciblant la région.
«Nous avons beaucoup sacrifié et nous ne perdrons pas. La défaite survient lorsque nous nous soumettons et leur remettons tout de nos propres mains», a-t-il affirmé.
Le pouvoir libanais a conféré une légitimité à la guerre «israélienne»
Cheikh Qassem a souligné que les autorités libanaises ont choisi une voie indigne du Liban en renonçant à l'accord du 27 novembre et en s'engageant dans des négociations directes avec l'ennemi.
Il a insisté que les gens honnêtes, les résistants, les partisans du sacrifice et ceux qui les soutiennent, de toutes les confessions, rejettent les concessions faites par le pouvoir libanais à l'ennemi, en demandant à ce dernier: «Qui vous a mandatés pour renoncer à la souveraineté?»
Le secrétaire général du Hezbollah a indiqué que les négociations menées par les autorités libanaises n'ont pas arrêté la guerre, mais lui ont conféré une légitimité, qualifiant cette démarche de capitulation humiliante face à l'ennemi sans contrepartie aucune.
«Vous faites payer au pays le prix de ces négociations pour préserver vos trônes et satisfaire une Amérique complice d'Israël», a-t-il ajouté.
Et de poursuivre: «Nous ne voulons pas de la guerre, et la preuve en est notre acceptation de l'accord du 27 novembre 2024 et notre respect de celui-ci. Ce qui se déroule aujourd'hui n'est pas une guerre mutuelle, mais une agression israélienne caractérisée, qui oscille entre intensité et acmé, et sans le mémorandum d'entente (américano-iranien), elle ne se serait pas apaisée.»
L’ennemi n'ose pas implanter de colonie au Liban-Sud par crainte de la Résistance
Plus loin dans ces propos, cheikh Qassem a assuré que le projet d'«Israël» est celui du «Grand Israël», la situation en Syrie en constituant la preuve.
Tout en soulignant la présence constante du Hezbollah sur le terrain et le refus des projets évoqués, il a déclaré avoir brisé le projet du «Grand Israël», empêchant l'ennemi d'atteindre Beyrouth et de dépouiller le Liban de sa force afin d'éviter toute domination et l'établissement de colonies.
Il a fait remarquer qu'aujourd'hui, l'ennemi n'ose pas implanter de colonie dans le sud du Liban en raison de l'instabilité liée à la présence de la Résistance, et qu'il n'ose pas non plus tracer des frontières en dehors des territoires occupés, craignant la Résistance, son peuple et les hommes libres.
Cheikh Qassem a rappelé que la situation est celle d'une confrontation et que la position de fermeté demeurera, acceptant l'application de l'accord du 27 novembre 2024 exclusivement sous l'égide de la résolution 1701, à l'exclusion de tout autre cadre.
Il a réitéré son opposition à l'accord-cadre, appelant à son annulation en raison de son illégitimité, de son caractère illégal et humiliant, de sa destruction de la souveraineté libanaise et de son incapacité à recouvrer les droits.
Son Éminence a par ailleurs affirmé qu'un peuple doté d'une telle résistance, d'une telle jeunesse prête au sacrifice et d'une population qui se dévoue pour sa patrie ne saurait être vaincu, et qu'«Israël» ne peut remporter de succès face à la Résistance, à son peuple, aux hommes honorables, aux martyrs et à leurs sacrifices.
«Nous sommes les partisans de Karbala pour atteindre nos objectifs», a-t-il martelé.
Évoquant la situation humanitaire, cheikh Qassem a indiqué: «Les sacrifices de nos proches sont immenses ; nous coopérerons ensemble pour leur dignité, la pérennité, l'aide sociale, ainsi que pour la reconstruction et la restauration. Nous resterons la tête haute et ne nous soumettrons pas, peu importe ce qu'ils entreprennent.»
L’unité islamique, le garant de la puissance des musulmans
Dans son allocution, cheikh Qassem a abordé la question de l'unité islamique, affirmant qu'elle constitue le garant de la puissance des musulmans et permet d'atteindre l'intégration et la coopération entre les États et les peuples.
«L'unité islamique recherchée vise à libérer la nation de la dépendance et de l'asservissement, ainsi qu'à faire face à la discorde et aux barrières confessionnelles, religieuses et politiques. Elle a pour but de contrer les projets américains et israéliens de fragmentation de la région, en constituant une orientation vers le véritable ennemi de la nation et en s'affranchissant des conflits internes», a-t-il ensuite dit.
Il a également souligné que l'unité islamique produit deux résultats principaux: le premier est d'être unis pour prévenir la sédition, de sorte que cette union s'étende à l'unité nationale et humaine ; le second est d'être unis autour de la cause centrale qu'est la Palestine, laquelle exprime l'avenir de toute la région.
«Il est temps que notre région retrouve la sécurité par la compréhension entre ses États et en mettant un terme à l'arrogance», a-t-il réitéré.
Enfin, à l'occasion de la commémoration de la disparition de l'imam Moussa Sadr, cheikh Qassem a salué sa mémoire, le qualifiant de symbole, de phare, de modèle et d'homme doté d'une grande vision, qui a été soustrait en raison de son incarnation de la justice et de l'humanité.
Il a réaffirmé la poursuite de la voie tracée par l'imam de la Résistance, sayyed Moussa Sadr, et par le maître des martyrs de la nation, sayyed Hassan Nasrallah.
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