Cheikh Qassem: Ce qui se déroule est une capitulation, et nous la refusons… La Résistance poursuit résolument ses choix
Par AlAhed
Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a affirmé vendredi le 14 août que la riposte de la Résistance à l'assassinat du Leader de la Révolution islamique, l’imam sayyed Ali Khamenei, le 2 mars 2026, résumait les souffrances endurées au cours de 15 mois de violations «israéliennes». Il a précisé que cet événement a conduit au déclenchement d'une guerre d'agression «israélienne» contre le Liban, soulignant que l'ensemble des éléments ultérieurs ont confirmé que si les hostilités n'avaient pas débuté le 2 mars, elles auraient éclaté plus tard au cours du même mois, l'entité sioniste y étant préparée et déterminée à mener cette offensive d'envergure.
Lors de la commémoration de la victoire de 2006, cheikh Qassem a indiqué: «Pour nous, il s'agissait d'une guerre d'agression existentielle. Nous y avons fait face avec la ferveur et la détermination de Karbala, estimant n'avoir d'autre choix que de résister: soit capituler et sceller la victoire d'Israël, soit maintenir notre position et mettre en échec le projet israélien.»
Il a affirmé que la Résistance a empêché l'ennemi d'atteindre ses objectifs et qu'elle poursuit résolument ses choix, ajoutant que ceux qui misent sur une capitulation poursuivent une illusion et méconnaissent la réalité de la Résistance.
«La Résistance et ses partisans font preuve de patience et d'endurance face à des alternatives inacceptables qui mèneraient à la soumission et à la défaite», a-t-il encore dit.
Par ailleurs, le secrétaire général du Hezbollah a soutenu que le pouvoir libanais s'est engagé dans un «accord-cadre» qui n'en a que le nom, le qualifiant de dictat rédigé par «Israël» et signé par les autorités libanaises, accordant ainsi à l'ennemi l'ensemble de ses exigences au détriment de la souveraineté nationale.
Il a également affirmé que l'ennemi «israélien» n'aurait pu mener cette agression et ces actes de destruction sans le soutien américain.
Et de poursuivre: «Tous les observateurs de la scène à Washington ont constaté la présence d'un bloc unique, à savoir le camp américano-israélien, tandis que la délégation libanaise s'est contentée de suivre et d'exécuter les directives américaines.»
S'adressant directement au pouvoir libanais, cheikh Qassem a lancé: «Présentez-nous une seule avancée obtenue au cours des sept cycles de négociations. L'ennemi israélien a obtenu tout ce qu'il désire. Notre réserve face à cet accord porte d'abord sur la tenue de négociations directes, qui concèdent par avance à Israël ses exigences, puis sur l'ensemble de son contenu.»
Le secrétaire général du Hezbollah a insisté sur le fait que le pouvoir doit reconnaître son échec et se tourner à nouveau vers son peuple afin de forger une position unie et protectrice.
Il a cependant appelé à mobiliser tous les atouts disponibles — la résistance, l'unité et la souveraineté — pour faire face à l'arrogance de l'ennemi «israélien», avertissant que la poursuite de ces négociations ne mènera qu'à l'humiliation et au déshonneur.
«Les agissements quotidiens de l'ennemi israélien — la destruction de maisons et de villages, l'occupation de territoires et les pertes humaines — ne suffisent-ils pas à alerte le pouvoir? Quelle est cette invention que vous nommez "zones d'expérimentation"? (le village de) Zawtar al-Gharbiyah, qui n'était pas occupé, doit-il servir de zone de test pour qu'Israël vous autorise à y entrer? S'agit-il d'une libération du territoire ou de garanties accordées à Israël pour se déployer dans des zones libérées sous couvert d'enquêtes et de contrôle de la situation libanaise?», s'est-il interrogé.
Cheikh Qassem a également cité l'exemple du village de Mansouri: «Que se passe-t-il à Mansouri, pourtant un village libéré? L'ennemi israélien en a expulsé les habitants et a empêché l'armée libanaise d'y pénétrer.»
«La moindre des réactions aurait été de quitter la table des négociations et d'annoncer la suspension des pourparlers faute de retrait israélien. Nous savons que les Américains vous confient en coulisses ne rien pouvoir faire face à l'ennemi israélien, puisqu'ils soutiennent ses initiatives. Répondez au moins par une prise de position ferme au (Premier ministre «israélien», Benjamin) Netanyahu et à (son ministre de la Guerre, Israël) Katz», a-t-il ajouté.
Cheikh Qassem a de nouveau invité les autorités libanaises à «revenir sur cette faute grave, déshonorante et humiliante, qui suscite de lourdes interrogations sur l'action des responsables».
«Ce qui se déroule est une capitulation, et nous la refusons. Nous resterons debout et fermes ; nous n'accepterons ni la violation de la souveraineté de notre pays, ni que le sacrifice des martyrs soit vain», a martelé le secrétaire général du Hezbollah, avant de conclure en appelant le pouvoir à «cesser de cumuler les échecs», prévenant que «cette accumulation détruit le pays, son avenir et sa population».
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