
«Conseil de paix» de Trump sur Gaza: Les États européens se divisent sur la venue de l’UE à la réunion inaugurale
Par AlAhed avec AFP
Les États européens se sont divisés mercredi sur la venue d'une responsable de l'UE à la réunion inaugurale du «Conseil de paix» de Donald Trump ce jeudi, vivement critiquée par la France.
La commissaire européenne Dubravka Suica, en charge de la Méditerranée, se rend à Washington jeudi pour cette réunion, sans pour autant que l'UE adhère au «Conseil de paix» de Trump.
La Commission explique vouloir faire entendre la position européenne sur la «partie spécifique consacrée à Gaza».
Mais ce déplacement a été accueilli très fraîchement par certains pays de l'Union européenne, en particulier par la France, qui a mené la fronde mercredi lors d'une réunion entre ambassadeurs à Bruxelles, selon des diplomates européens.
Soutenue par l'Espagne, la Belgique ou l'Irlande, la France a souligné que la Commission européenne n'avait pas reçu de mandat des États européens pour participer à cette réunion, y voyant une illégalité au regard des traités de l'UE.
Elle s'est aussi alarmée que ce «Conseil de paix» puisse concurrencer les Nations unies et affaiblir les règles du droit international.
À l’inverse, deux États européens ont prévu de siéger dans cette instance: la Hongrie de Viktor Orban, allié revendiqué de Donald Trump, et la Bulgarie.
Et d'autres pays enverront des représentants à cette réunion inaugurale, notamment l'Italie, avec la présence de son ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani.
Le «Conseil de paix» de Donald Trump a été imaginé pour «mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza», mais sa charte lui assigne un objectif beaucoup plus large, celui de «la résolution des conflits armés dans le monde».
Les membres permanents du «Conseil de paix» doivent verser 1 milliard de dollars pour y adhérer, ce qui suscite des critiques selon lesquelles le conseil pourrait devenir une version «payante» du Conseil de sécurité de l'ONU.
La Commission européenne, en annonçant la venue de Dubravka Suica, avait souligné que l'UE n'était pas membre de ce «Conseil de paix» et avait fait entendre ses réserves sur la «gouvernance» de cet organe et sa «compatibilité avec la Charte des Nations unies».
Comments