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Araghchi à Genève pour des négociations Iran-USA: «Ce qui n’est pas sur la table: la soumission face aux menaces»

Araghchi à Genève pour des négociations Iran-USA: «Ce qui n’est pas sur la table: la soumission face aux menaces»
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Par AlAhed avec AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi est arrivé à Genève où doit s'ouvrir un nouveau cycle de négociations indirectes avec les Etats-Unis sur le programme nucléaire iranien, a indiqué lundi le 16 février la télévision d'Etat iranienne.

Ce nouveau volet de discussions indirectes doit débuter mardi, selon Téhéran, après que l'Iran et les Etats-Unis ont renoué le dialogue début février à Oman dans un contexte de menace d'intervention militaire américaine.

«Le ministre des Affaires étrangères est arrivé à Genève à la tête d'une délégation diplomatique et d'experts pour participer au deuxième cycle de négociations sur le nucléaire», a annoncé lundi sur Telegram la télévision d'Etat iranienne.

«Ce qui n'est pas sur la table: la soumission face aux menaces», a insisté le chef de la diplomatie iranienne sur X lundi, affirmant être à Genève «avec de vraies idées pour parvenir à un accord juste et équitable».

M. Araghchi a également annoncé qu'il rencontrera lundi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, «pour une discussion technique approfondie», puis son homologue omanais mardi.

De son côté, la Maison Blanche a confirmé dimanche que son émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, se rendraient à Genève cette semaine pour ces pourparlers.

Ils doivent également y participer à des discussions avec la Russie et l'Ukraine.

Possible compromis sur le stock d'uranium hautement enrichi d’Iran

Ces négociations interviennent après plusieurs mois d’escalade verbale de la part du président américain, qui a, à maintes reprises, évoqué la possibilité d’une action militaire contre l’Iran.

Washington a par ailleurs déployé d'importants moyens militaires dans la zone.

Après l'envoi en janvier dans la région du Golfe du porte-avions USS Abraham Lincoln, un deuxième porte-avions, le Gerald Ford, doit les rejoindre, à une date qui reste incertaine.

Les dernières négociations entre les deux pays avaient été interrompues en juin en raison de la guerre de 12 jours.

Le 13 juin 2025, «Israël» avait lancé des attaques contre des sites civils, des sites militaires et nucléaires iraniens, tuant des commandants de haut rang et des scientifiques nucléaires.

Les Etats-Unis avaient alors rejoint son allié, bombardant également des sites nucléaires iraniens.

Dans ce contexte, l’Iran et les Etats-Unis ont tenu, le 6 février, une nouvelle série de négociations nucléaires indirectes à Mascate, capitale d’Oman.

Etats-Unis et Iran divergent sur la teneur de leurs nouvelles discussions.

L'Iran ne veut discuter que de son programme nucléaire. Washington, comme «Israël», exige également qu'il limite son programme de missiles balistiques et cesse de soutenir des groupes de la résistance régionaux.

Dans une interview à la BBC publiée dimanche, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, a indiqué que son pays était prêt à un compromis concernant son stock d'uranium hautement enrichi si Washington levait les sanctions qui pénalisent l'économie iranienne.

Avant les frappes «israélo»-américaines sur ses sites nucléaires en juin 2025, l'Iran enrichissait l'uranium à 60%, soit bien au-delà de la limite de 3,67% autorisée par l'accord nucléaire de 2015, conclu avec les grandes puissances et désormais caduc, faute du retrait américain injustifié.

L'uranium enrichi à un taux très élevé (90%) peut servir à fabriquer la bombe A, communément appelée bombe atomique.

Les pays occidentaux et «Israël», considéré par des experts comme «la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient», soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire.

Téhéran dément fermement nourrir de telles ambitions, mais insiste sur son droit à développer une filière nucléaire civile.

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