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Nucléaire: Une deuxième série de pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran s’ouvre à Genève

Nucléaire: Une deuxième série de pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran s’ouvre à Genève
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Par AlAhed avec AFP

Un nouveau cycle de négociations sur le nucléaire a débuté ce mardi 17 février au consulat général d'Oman à Genève, en Suisse.

Les négociateurs américains et iraniens ont démarré ce mardi 17 février une deuxième série de pourparlers sur le nucléaire.

«Les discussions indirectes entre l'Iran et les Etats-Unis ont débuté, les deux parties échangeant des messages» par l'intermédiaire du sultanat d'Oman, a annoncé la télévision d'Etat à Téhéran.

Elles se tiennent à l'écart des regards, la police diplomatique bloquant le chemin privé menant à la résidence d'Oman, dans la commune de Cologny voisine de Genève, selon une équipe de l'AFP sur place.

Trois véhicules de la représentation iranienne sont visibles, tandis qu'une douzaine de journalistes attendent devant des barrières disposées à quelque 50 mètres du bâtiment.

Les deux pays avaient renoué le dialogue le 6 février à Mascate, la capitale d'Oman, après une escalade de menaces de part et d'autre.

Au vu de ces premières discussions, «nous pouvons prudemment conclure que la position américaine sur la question nucléaire iranienne est devenue plus réaliste», a souligné lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Mais Donald Trump a de nouveau mis la pression sur Téhéran, en précisant qu'il participerait «indirectement» aux négociations.

«Ils veulent conclure un accord (...). Je ne pense pas qu'ils veuillent assumer les conséquences de ne pas conclure un accord», a lancé le président américain.

Comme lors des sessions précédentes, l'ordre du jour sera exclusivement axé sur la question nucléaire et la levée des sanctions économiques arbitraires imposées par les États-Unis.

La République islamique reste ferme sur la préservation de son programme d'enrichissement d'uranium à des fins pacifiques.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, préside la délégation iranienne.

Il est accompagné de son vice-ministre des Affaires politiques, Majid Takht-Ravanchi, de son vice-ministre des Affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, de son vice-ministre des Affaires économiques, Hamid Ghanbari, ainsi que du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Des experts techniques, juridiques et économiques font également partie de l’équipe de négociation iranienne.

Dès son arrivée à Genève, M. Araghchi a précisé sur les réseaux sociaux qu'il était totalement exclu de menacer Téhéran afin de le contraindre à se soumettre.

Il a également affirmé qu'il s'était rendu à Genève avec des «idées concrètes» pour parvenir à un accord «juste et équilibré».

Lundi, à la veille des négociations, M. Araghchi a rencontré Rafaël Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à Genève.

Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, les deux responsables ont discuté de questions techniques liées à la coopération de Téhéran avec l'AIEA dans le cadre de l'accord de garanties, ainsi que de la loi du Parlement iranien qui conditionne la collaboration avec l'agence à la réalisation des droits de l'Iran, y compris la sécurité de ses installations nucléaires.

Les points de vue techniques de l'Iran concernant les négociations indirectes avec les États-Unis ont également été abordés lors de cette réunion.

Rafaël Grossi a précisé sur son compte X qu’il avait mené des «discussions techniques approfondies» avec M. Araghchi, ajoutant que cette rencontre avait eu lieu «en préparation des négociations importantes prévues pour demain à Genève».

Le Sultanat d’Oman devrait continuer à jouer son rôle d’intermédiaire dans les négociations indirectes.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a également tenu une réunion lundi avec son homologue omanais, Sayyid Badr Al Busaidi, à Zurich, où il a évoqué les principaux points et axes de la stratégie de négociation iranienne.

Lors de sa visite à Genève, le chef de la diplomatie iranienne participera également à la Conférence sur le désarmement pour y prononcer un discours.

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