Syrie: Les opérations «israéliennes» pourraient constituer des «crimes de guerre », selon l’ONU
Par AlAhed avec sites web
Les opérations militaires menées par «Israël» en territoire syrien pourraient avoir donné lieu à des «crimes de guerre», ont averti mardi 8 septembre des enquêteurs de l’ONU, dénonçant la poursuite et l’intensification des violations «israéliennes» dans le sud de la Syrie.
La Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur la Syrie s’est déclarée vivement préoccupée par la persistance des opérations «israéliennes» dans le pays.
«La Commission est vivement préoccupée par la persistance des violations israéliennes» en Syrie, a déclaré à Genève Fionnuala Ní Aoláin, membre de la Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, lors d’une session du Conseil des droits de l’homme.
Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024, «Israël» a mené des centaines de frappes aériennes contre la Syrie, ciblant notamment des infrastructures et installations militaires.
L’armée «israélienne» a également déployé des troupes dans la zone tampon surveillée par l’ONU, qui séparait auparavant les forces «israéliennes» et syriennes sur le plateau du Golan, occupé par «Israël» depuis 1967.
«Israël» affirme avoir établi dans cette zone une «zone de sécurité» qu’il entend maintenir.
Intensification des opérations dans le sud
Selon Fionnuala Ní Aoláin, l’activité militaire «israélienne» dans le sud de la Syrie «s’intensifie et s’ancre davantage», avec notamment des incursions terrestres, des patrouilles, des raids et des opérations de fouille répétées.
Elle a également dénoncé l’installation par «Israël» d’un réseau de points de contrôle temporaires ainsi que d’infrastructures militaires permanentes sur le territoire syrien, estimant que ces mesures ont «lourdement affecté la population civile».
La responsable onusienne a par ailleurs indiqué qu’«Israël» avait procédé à l’interrogatoire et à la détention de centaines de personnes, parmi lesquelles des mineurs.
En juin 2026, la Commission affirme avoir recensé 49 personnes, dont deux enfants, détenues par les forces «israéliennes» sur le territoire syrien et qui auraient vraisemblance été transférées au-delà de la frontière syrienne.
L’ONU évoque de possibles crimes de guerre
«De tels actes pourraient constituer des crimes de guerre», a déclaré Fionnuala Ní Aoláin.
Elle a également rappelé les propos tenus en juillet par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui avait qualifié de «totalement inacceptable» la situation dans les environs du plateau du Golan.
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