Syrie : Washington a rejeté une demande d’«Israël» de frapper des cibles turques
Par AlAhed avec sites web
Les États-Unis ont opposé un «veto» à une demande «israélienne» de mener des frappes contre des cibles turques en Syrie.
Selon la chaîne «israélienne» Channel 13, «Israël» aurait demandé il y a plusieurs semaines à l’administration américaine l’autorisation de mener des frappes contre des sites liés à la Turquie en Syrie. La Maison-Blanche aurait refusé de donner son feu vert à cette opération.
Cette demande serait intervenue dans un contexte de tensions croissantes autour du renforcement de la présence et de l’influence militaires turques en Syrie. Le refus américain serait notamment lié à la volonté de Washington d’éviter une confrontation directe entre «Israël» et la Turquie, ainsi qu’aux relations étroites entre Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan.
Cette situation coïncide avec une intensification militaire dans le sud de la Syrie, où la télévision syrienne a rapporté que les forces «israéliennes» avaient interpellé plusieurs citoyens après leur incursion dans la campagne de Quneitra et l'établissement d'un poste de contrôle.
Dans la campagne à l'ouest de Daraa, les forces «israéliennes» ont ouvert le feu, vendredi 14 août, avec leurs mitrailleuses en direction des maisons dans le village de Maariyah.
Alors que des zones du sud de la Syrie connaissant des incursions «israéliennes» répétées, cela s'accompagne de l'installation de barrages militaires et de fouilles des passants et des maisons, ainsi que de l'interpellation de civils, en plus des tirs à proximité des zones résidentielles, au milieu d'accusations «israéliennes» de menaces sécuritaires dans la région.
Après la chute du régime de Bachar el-Assad en décembre 2024, «Israël» a annoncé l'effondrement de l'accord de désengagement de 1974, et a déplacé son armée dans la zone tampon du Golan syrien, une mesure qui a suscité des condamnations internationales.
Depuis lors, «Israël» a élargi sa présence militaire dans le sud de la Syrie, en déployant des troupes et en établissant des sites à l'intérieur de la zone tampon sous contrôle des Nations Unies, ainsi que dans des zones adjacentes au plateau du Golan.
Les Nations Unies avaient déclaré en juin dernier que les forces «israéliennes» maintenaient 11 sites militaires et les renforçaient du côté syrien des hauteurs du Golan, dont des sites à l'intérieur de la zone tampon surveillée par les Nations Unies, en raison des restrictions imposées à la présence militaire par l'accord de désengagement de 1974.
