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Achoura-2026

Discours du secrétaire général du Hezbollah cheikh Naïm Qassem

Discours du secrétaire général du Hezbollah cheikh Naïm Qassem
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Au nom de Dieu

Aujourd’hui, nous allons exposer notre lecture de cette étape suite aux nombreux développements qui ont eu lieu et qui exigent de préciser la position du Hezbollah sur l’évolution des événements.

Mais tout d’abord, je présente mes vœux aux chrétiens pour la fête de Pâques. Nous demandons à Dieu Tout-Puissant de nous accorder à tous de marcher sur les traces de Seigneur Jésus dans l’amour, le service social et toutes les nobles vertus morales qui conduisent à ce que nous soyons toujours ensemble au service de l’être humain.

Je commence par le premier point : nous faisons face à une agression «israélo»-américaine sauvage depuis le début de la bataille «Ouli al-Baess», et cette agression ne tient compte d’aucune considération humaine ou morale. Il s’agit en réalité d’une occupation dans tous les sens du terme. Nous avons tenu bon, les résistants ont tenu bon, notre peuple a tenu bon, le Liban a tenu bon, et grâce à cette fermeté et à cette confrontation menée par tous les résistants et toutes les résistantes et avec toutes les formes de résistance, nous sommes parvenus à ce que l’État libanais signe un accord indirect avec l’ennemi «israélien» le 27-11-2024, sur la base duquel l’agression devait cesser complètement, «Israël» devait se retirer, les prisonniers devaient être libérés et la reconstruction devait commencer.

Nous avons supporté pendant quinze mois le fait que l’ennemi «israélien» n’a appliqué aucune des clauses de l’accord. Il n’a même pas fait un petit pas dans ce sens. Plus de dix mille violations ont eu lieu, et malgré cela nous avons patienté. Environ cinq cents civils, jeunes et autres, sont morts en martyre pendant cette période. Il y a eu des centaines de blessés, des maisons détruites, et malgré cela nous avons patienté. La diplomatie, quant à elle, n’a pas avancé d’un seul pas. On nous disait toujours : «Patientez cette semaine, nous avons des contacts, nous exerçons des pressions», mais le rythme est resté le même : poursuite de l’agression contre le Liban par l’ennemi «israélien» avec un soutien américain total.

Nous avons répondu au moment que nous avons jugé opportun, le 2 mars. Nous avons estimé que c’était le moment approprié pour dire : «Arrêtez vos violations et appliquez l’accord.» À ce moment-là, il est apparu qu’un très grand plan d’agression contre le Liban se préparait et était même prêt à être exécuté. Nous avons ainsi privé l’entité «israélienne» de l’effet de surprise et de la possibilité de nous infliger des pertes considérables qui auraient pu se produire si ce «plan-suprise» avait été appliqué.

Les objectifs de l’agression «israélienne» sont clairs : anéantir la force dont jouissent le Liban et sa résistance, en préparation de l’exécution du projet du «Grand Israël». Que certains cessent donc d’interpréter et de traduire cela en disant qu’ils ne font que parler du «Grand Israël», mais que ce projet n’a pas de contenu pratique ! Les pratiques «israéliennes» montrent qu’ils agissent dans cet esprit, leur comportement agressif aussi. Et qu’on le sache : tout le Liban est visé ! Car lorsque «Israël» veut occuper le sud du Liban, cela veut dire  que tout le Liban est visé. Lorsqu’il réalise ses assassinats dans plusieurs endroits du territoire libanais, cela signifie qu’il veut tout le Liban. Le «Grand Israël» vise tout le Liban, et non seulement la résistance ni une seule catégorie de Libanais.

Dans une situation d’agression, l’État libanais doit en principe faire face et il devrait charger son armée et ses forces de sécurité d’affronter l’ennemi «israélien». On peut justifier que l’État libanais ne s’y oppose pas, par faiblesse et par manque de moyens, mais on ne peut pas justifier que l’État libanais, par son autorité, devienne un instrument exécutif pour réaliser ce qu’«Israël» veut, à travers la pression qu’il met sur la résistance, à travers l’encerclement de la résistance, l’adoption de mesures et de décisions gouvernementales conduisant à affaiblir la situation intérieure face à l’ennemi israélien.

«Israël» a clairement déclaré, tout comme les États-Unis, qu’ils veulent renforcer l’armée libanaise afin qu’elle puisse désarmer le Hezbollah et le combattre. Ils veulent aussi que l’État libanais abolisse les institutions culturelles, sociales, politiques, éducatives et sanitaires du parti, c’est-à-dire détruire l’existence de la résistance, du peuple de la résistance et de tous ceux qui soutiennent la résistance dans tous les domaines. Ce sont des déclarations claires. Même lorsqu’ils soutiennent l’armée, ils ne la soutiennent pas pour qu’elle soit capable de contrôler les frontières ; ils la soutiennent dans la mesure où elle pourrait combattre son propre peuple. Et bien entendu, c’est ce que l’armée libanaise ne peut pas faire.

Il y a au Liban des gens qui ont accepté que les fils de leur propre pays soient tués et qui se soumettent aux injonctions américaines. Le patriotisme signifie que nous soyons ensemble, non divisés, certains travaillant avec l’ennemi et d’autres travaillant pour la patrie. Cela met en doute le patriotisme de ceux qui agissent au service de l’ennemi, même s’ils disent qu’ils ne veulent pas servir l’ennemi. Que ce soit clair : puisque nous sommes visés dans notre existence, puisque notre patrie est visée par le projet du «Grand Israël», puisque nous croyons en la souveraineté et à l’indépendance de notre pays, et que personne n’a le droit de nous imposer quoi que ce soit dans la manière de gérer notre pays en tant que citoyens libanais et autorité libanaise, nous avons décidé de faire face et de résister pour défendre le Liban et son peuple. Nous menons la bataille de «al-‘Asf al-Ma’koul» dans ce sens. Dieu Très-Haut a dit :
«La permission est donnée à ceux qui se battent parce qu’ils ont été lésés, et Dieu est certes capable de les secourir. Ceux qui ont été expulsés de leurs demeures sans droit, uniquement parce qu’ils disaient : “Notre Seigneur est Dieu.”»

Nous combattons sous ce titre, sous ce slogan. Nous sommes détenteurs du droit, nous sommes propriétaires de cette terre, et nous sommes agressés, notre patrie et notre peuple sont agressés par l’ennemi «israélo»-américain.

Deuxièmement : cette agression «israélienne» n’est pas une bataille pour la sécurité d’«Israël». Sortez de votre tête cette idée selon laquelle «Israël» se sent menacé, veut organiser sa sécurité, qu’il vit dans l’anxiété et qu’il a un problème au niveau des colonies. Non, ce n’est pas une bataille pour la sécurité du nord ; c’est une agression visant à dévorer le Liban, à anéantir sa force, son peuple et sa résistance.

Monsieur le Président, ils font pression sur vous pour que vous affrontiez votre peuple. Rien ne les satisfera tant que tout ne s’effondrera pas au profit d’«Israël». Nous sommes ensemble les enfants d’un même pays ; nous le construisons ensemble, nous le fondons ensemble, et nous en faisons un modèle d’indépendance, de liberté, de dignité, de construction, de coopération et d’unité nationale dans la région.

Monsieur le Premier ministre, qu’ont apporté ceux qui font pression sur le Liban depuis la formation de votre gouvernement ? Toutes leurs demandes consistent à faire exploser les crises internes, à offrir des justifications et des acquis à l’occupant. Il n’y a eu aucun soutien pour empêcher l’agression et reconstruire le Liban. Affrontons donc l’agression ensemble, puis nous nous entendrons sur l’avenir et sur toute chose.

Notre décision de résister est de ne pas nous calmer, de ne pas nous arrêter et de ne pas nous rendre. Nous laisserons le terrain parler, tandis que nos langues seront occupées à prier Dieu Tout-Puissant.

Nous refusons les négociations avec l’entité «israélienne» usurpatrice. Ces négociations sont absurdes. En principe, il aurait dû y avoir un accord et un consensus libanais sur le changement de cap, pour passer du refus de négocier à la négociation directe comme cela est proposé aujourd’hui. Personne n’a le droit d’entraîner le Liban dans cette voie sans consensus interne entre ses composantes. Or, ce consensus n’a pas été réalisé. Cela fait partie des concessions, de la série de concessions gratuites qu’a offertes l’autorité, et il est apparu par la preuve pratique et réelle qu’il s’agit de concessions perdantes ; pire encore, nos ennemis nous humilient par ce biais, et le gouvernement du Liban, le peuple du Liban et l’avenir du Liban y perdent.

Quelle est cette humiliation adressée directement au Liban ?
L’«Israélien» le dit clairement, l’ambassadeur «israélien» le dit clairement : ce sont des négociations pour désarmer le Hezbollah et pour conclure la «paix» avec l’ennemi «israélien». Netanyahou a répété cela. Comment allez-vous à des négociations dont l’intitulé est clair à l’avance ? Vous dites vouloir un cessez-le-feu, mais qu’est-ce qu’ils disent, eux ? Quelles cartes avez-vous entre les mains ? Sans compter que nous n’acceptons pas le principe même de cette négociation. Cette négociation est une soumission, une reddition et un dépouillement du Liban de sa force.

Nous appelons- et l’occasion est encore disponible- à une position historique et héroïque consistant à annuler cette rencontre de négociation. Et vous verrez : tous les États se précipiteront alors derrière vous. Vous aurez une grande place au sein du peuple libanais. Vous pourrez aussi alors utiliser les facteurs de force pour faire face au projet «israélien» et le contraindre à appliquer les accords. Il existe un accord datant du 27-11-2024 ; qu’ils l’appliquent donc. Ensuite, vous discuterez des autres questions ; nous avons le temps. Il suffit que l’autorité ne se désolidarise pas de la résistance et ne la traite pas en ennemie à un moment où elle devrait la soutenir et profiter de ses capacités. C’est tout de même étonnant : vous ne combattez pas et vous ne laissez personne combattre ? Vous ne faites pas face et vous n’acceptez pas que quelqu’un le fasse, et vous exécutez ce que demandent «Israël» et l’Amérique en resserrant l’étau sur les fils de votre pays ?

Allez voir ce qu’ils font en «Israël». Dans l’entité israélienne, toute l’entité est combattante : hommes, femmes et enfants. Les réservistes dans l’entité «israélienne» sont des centaines de milliers. Aujourd’hui, cent mille soldats sont déployés dans le nord de la Palestine occupée ; l’écrasante majorité sont des réservistes. Pourquoi ? Parce qu’ils veulent préserver leur occupation et l’étendre, alors ils tirent profit de chaque élément dont ils disposent.

Quant à nous, l’autorité libanaise veut renoncer à ses moyens et à ses capacités, elle veut renoncer à ce peuple qui l’aide à tenir debout et à faire face aux défis. L’autorité est responsable de la souveraineté, de la libération et de la protection des citoyens. Dites-nous ce que vous avez fait. Dites-nous quelles sont vos réalisations. Vous n’avez rien accompli ; au contraire, vous vous égarez, et cela à cause des décisions prises et des positions adoptées. Mon frère, si vous ne pouvez rien faire, au moins taisez-vous ou prenez des mesures qui nous aident à coopérer ensemble.

La seule voie qui réalise la souveraineté et sauve le Liban c’est l’application des clauses de l’accord. Premièrement : l’agression doit cesser complètement sur terre, en mer et dans les airs. Deuxièmement : le retrait immédiat de tous les territoires libanais occupés doit être réalisé. Troisièmement : les prisonniers doivent être libérés.

Quatrièmement : le retour des habitants dans leurs villages et leurs villes, jusqu’à la dernière maison dans la bande frontalière doit être assuré, selon les frontières du Liban.

Cinquièmement - je mettais auparavant cette condition dans le quatrième point mais cette fois il faut la distinguer- la reconstruction doit être lancée, par une décision officielle, avec un soutien international et sous la responsabilité de tous les appuis du Liban.

Voilà ces cinq points ; qu’ils soient appliqués d’abord. Ensuite, les autres questions qui nécessitent une discussion, nous les discuterons calmement. Nous, Libanais, savons comment agir, comment coopérer et comment prendre nos décisions.

Certains demandent : si l’agression continue, jusqu’à quand teindrons-nous ? Que devons-nous faire ? S’il y a une agression, il n’existe que deux voies : soit nous affrontons l’agression, soit nous nous rendons. L’ennemi demande la reddition. Mais la reddition n’aura pas lieu. Il est donc nécessaire de faire face à l’agression. Que les responsables réfléchissent, nous sommes prêts à coopérer avec eux, tous les hommes honorables sont prêts à coopérer avec eux. Qu’ils réfléchissent à la manière d’obtenir l’aide internationale, les moyens disponibles, la résistance intérieure, l’unité nationale, et tout cela dans le cadre d’un plan concret afin que nous puissions affronter l’agression. Cela signifie : asseyez-vous et élaborez un projet sur les différentes manières de faire face. Car dans cette agression, il n’y a que deux issues : la reddition ou la confrontation.

Il n’y aura pas de reddition. Si quelqu’un pense se rendre, qu’il aille se rendre seul. Quant à nous, nous ne nous rendrons pas. Nous resterons sur le terrain même si nous devons y rester jusqu’à notre dernier souffle. Certains disent : «ils tuent» ; qu’ils tuent, et nous aussi nous tuons. Ils disent : «ils agressent» ; et nous, nous faisons face. Ils disent : «le monde les soutient et les appuie», et ce monde est arrogant et il n’y a pas de justice... Nous, nous voulons la justice. Nous voulons offrir au monde entier un modèle et une expérience montrant que le Liban, par son peuple, son armée et sa résistance, est imprenable face à l’ennemi «israélien».

Nous ne demandons rien. Nous leur disons seulement de nous laisser tranquilles. Nous leur disons que nous voulons notre pays. Nous leur disons que nous voulons libérer notre terre. Nous leur disons qu’ils ne doivent pas nous agresser. Ce sont eux les agresseurs, pas nous, et nous ne faisons rien qui conduise à cela.

Tant que l’autorité travaillera à soutenir et à faciliter les objectifs de l’agression, l’agression continuera, et aucune stabilité ne sera atteinte à cause d’elle. Unissons donc nos mains afin de réfléchir à la manière de sortir de cette impasse.

Troisièmement : ne renversez pas les réalités. Nous combattons un ennemi évident qui affiche ouvertement son agression, son occupation, le meurtre des civils et la destruction de la vie. C’est la guerre du Liban contre l’ennemi «israélo»-américain, et non les guerres des autres. Montrez-moi donc où sont les guerres des autres? Qui combat ici chez nous ? Qui combat pour qui ? C’est notre terre qui est occupée, nos jeunes qui sont tués, nos civils qui sont tués, les arbres libanais qui sont déracinés, les maisons libanaises qui sont arrachées, les martyrs sont des nôtres. Où sont donc les guerres des autres ?

À présent, le fait que d’autres aient «Israël» comme ennemi, tout comme nous avons «Israël» comme ennemi, c’est une bonne chose. Que d’autres mènent une bataille pendant que nous menons la nôtre en même temps, cela allège notre fardeau ; c’est mieux que d’être laissés seuls face à eux. Et cela est quelque chose de lumineux et d’honorable.

C’est l’Amérique, avec toute sa puissance et son immensité, avec tous ses moyens, toutes ses capacités, toute sa brutalité, toute sa criminalité, qui dit toujours qu’elle veut des alliés pour être avec elle et l’aider, afin d’inclure le monde dans son projet criminel et d’en tirer profit. Et nous, pourquoi ne pouvons-nous pas demander l’aide de quelqu’un ? Pourquoi devons-nous refuser que quelqu’un soit avec nous ? Qu’il combatte au même moment ? Qu’il forme un axe pour faire face ? Si seulement des États arabes, des États islamiques et d’autres acceptaient de participer afin que nous puissions affronter ensemble cette arrogance et cette agression.

Nos combattants sont présents sur le terrain ; nous ferons face et combattrons jusqu’au dernier souffle. Nos combattants sur le terrain écrivent les plus grandes épopées par une performance légendaire et inhabituelle. Nous avons parmi nous des hommes plus nobles et plus grands encore que ces hommes courageux. Vous voyez les listes de ceux qui veulent aller au front ; nous ne pouvons pas répondre à toutes les demandes. Nous disons à certains frères : «Patientez, ce n’est pas le nombre qui est requis. Nous avons un nombre limité, nous ne pouvons pas supporter d’avoir davantage de combattants sur le front.»

Les jeunes ont un moral très élevé. Ceux qui combattent ont un esprit de martyre, du courage, de la bravoure, de la force, de la capacité. Ils ont un lien avec Dieu Tout-Puissant qui fait qu’ils effraient les ennemis de Dieu et réalisent des exploits.

Nous sommes les fils de Hussein. Les fils de Hussein ne baissent pas la tête devant une créature, quelle qu’elle soit sur la terre. Sortez cette idée de votre tête, vous qui répétez sans cesse qu’il y a mort et destruction… Il y a aussi dignité, honneur et noblesse. Nous n’en dirons pas davantage.

Nous sommes victorieux dès maintenant. Ils disent : «Vous dites toujours que vous êtes victorieux alors que vous êtes tués.» Non, nous sommes victorieux dès maintenant et à chaque instant malgré les grands sacrifices. La victoire, c’est de tenir sur le terrain. La victoire, c’est de continuer à affronter l’ennemi. La victoire, c’est de faire souffrir cet ennemi, et nous le faisons souffrir. La victoire, c’est qu’il n’atteigne pas ses objectifs. Il ne les a pas atteints et ne les atteindra pas. La victoire, c’est de ne pas le laisser s’installer, et il ne s’installera pas, si Dieu le veut.

Nous sommes victorieux par la victoire et par le martyre : certains d’entre nous meurent en martyrs et les autres poursuivent le chemin. C’est Karbala : le martyre et la continuité de la marche. Oui, nous sommes des gens de Karbala. Être des gens de Karbala signifie que nous ne nous rendons pas dans l’humiliation ; nous combattons jusqu’à obtenir le martyre et la victoire- pas seulement le martyre, mais le martyre et la victoire. Car certains s’en vont en martyrs et d’autres remportent la victoire, si Dieu le veut. C’est ce qui s’est passé avec l’imam Hussein : ceux qui étaient avec lui sont morts en martyrs, et la communauté a triomphé depuis son époque jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes ses partisans et ses disciples.

Que ce soit connu et clair - et je crois que le terrain l’a prouvé- : la résistance s’est réorganisée dans le silence. Les combattants pratiquent la guérilla, ils avancent et reculent et ne restent pas dans des positions fixes géographiquement. Nous utilisons tous les moyens variés de la résistance, et lorsque l’occasion se présentera, nous capturerons des soldats ennemis. Qu’ils prennent garde et comprennent qu’ils ne sont pas libres de leurs mouvements : lorsqu’ils circulent au cœur des villages ou se trouvent proches de certains endroits, à tout moment où cela nous sera possible, nous capturerons des ennemis, si Dieu le veut.

Nous combattrons cet ennemi par derrière, à sa droite et à sa gauche. Il ne saura pas d’où le résistant surgira contre lui. Quoi qu’il en soit, tel est le terrain : nous ne le laisserons pas se stabiliser, et l’ennemi vivra dans la terreur.

La résistance, avec ses capacités et ses méthodes, n’est pas seulement un affrontement direct ni un combat limité aux frontières. Elle est missile, drone, et tous les moyens disponibles. Et avant toute chose, la résistance est foi, volonté et capacité. Grâce à Dieu, ces qualités existent avec force et détermination.

Nous n’avons aucun critère de temps et nous ne mesurons pas nos sacrifices ; notre critère est de tenir bon, de garder la tête haute, de stopper l’agression et de libérer la terre.

Les colonies «israéliennes» dans le nord de la Palestine ne seront pas en sécurité, même si l’«Israélien» parvient à entrer dans n’importe quelle partie du Liban. Vous démolissez les maisons pour créer une terre nue dans laquelle vous avancez et formez une zone tampon ? Cela se retournera lourdement contre vous. Savez-vous ce que produira la destruction des maisons ? Elle compliquera votre avenir. Pourquoi ? Parce que la reconstruction et le retour sont des conditions fondamentales pour mettre fin à l’agression avant toute autre chose.

Tout cela sera reconstruit, et tout cela fera partie des frontières du Liban. Les frontières du Liban ne perdront pas un seul mètre. Certains nous disent aujourd’hui : vous êtes au cœur de la bataille et votre situation est difficile. Oui, notre situation est difficile, mais la leur l’est aussi. L’essentiel est la volonté et la continuité, et cela, si Dieu le veut, existe.

Quoi qu’il en soit, nous avons des expériences devant nous. Combien de temps sont-ils restés en 1982 ? Finalement, ils sont partis malgré eux. Cela signifie-t-il qu’ils resteront dix-huit ans ? La question est : où étions-nous alors ? Quels étaient nos moyens et nos capacités ? Où étaient les capacités de la résistance ? Bien sûr, tous les résistants sont concernés par cette question, mais au final, les propriétaires de la terre triompheront avec une telle résistance, grandiose.

Quatrièmement : lorsque les étapes du déploiement de l’armée au sud du fleuve Litani ont réussi, cela s’est produit grâce à la coopération constructive entre l’armée et la résistance, entre les autorités et la résistance. Lorsque l’accord a été conclu, la résistance a accepté de respecter son contenu. Lorsque l’armée s’est déployée, nous avons facilité les choses ; il n’y a pas eu une seule gifle, et l’armée n’a eu besoin d’aucune mesure dure ou négative. Il y avait une coopération, et grâce à Dieu nous étions convaincus, elle était convaincue, les autorités l’étaient aussi, et nous avons dit que nous voulions tous respecter cet engagement.

Aujourd’hui, lorsque l’autorité politique prend des décisions le 2 mars et criminalise la résistance, considérant les résistants comme hors-la-loi, comment demandera-t-elle ensuite aux résistants de coordonner avec elle afin d’organiser la situation du Liban avec eux ? Est-ce raisonnable ? Comment l’autorité pourra-t-elle appliquer une quelconque mesure alors qu’elle les criminalise ?

Sachant que cette criminalisation est une faute majeure, ce gouvernement doit revenir sur cette décision - et revenir sur une décision mauvaise est une vertu. Ce serait une vertu de votre part si vous reveniez sur cette décision. Pourquoi ? Parce que vous voulez votre pays, vous voulez votre patrie, vous voulez l’unité. Alors montrez-nous cette application concrète.

Sachez que la poursuite de cette décision paralyse tout. Vous avez pris une décision et vous poignardez la résistance dans le dos ; qu’attendez-vous donc ? Et comment allez-vous mettre en œuvre des mesures concrètes sur le terrain ? Avec qui allez-vous vous entendre ? Avec qui allez-vous travailler ?

C’est pourquoi j’appelle le pouvoir politique à revenir sur cette décision. Pour nous, cette décision n’est à l’origine ni correcte ni elle fait partie des décisions que le pouvoir a le droit de prendre, car il s’agit d’une question nationale nécessitant un consensus, une base du pacte national. Même le simple fait de débattre pour savoir si l’on veut une résistance ou non nécessite cela, car ici le pouvoir dit : «Je ne veux pas de la résistance», il ne lui est plus seulement hostile. Cela nécessite une grande discussion qui conduira à une stratégie de défense et à une stratégie nationale.

De là, j’appelle le gouvernement libanais à revenir sur cette décision, et cela fait partie de la souveraineté du Liban. Le pouvoir politique est libre de dire : «Ceci est mon pays et je veux le protéger avec les éléments de force qui s’y trouvent.» Alors la coopération entre le pouvoir, la résistance, le peuple et les différentes composantes augmentera, et nous pourrons protéger la patrie et les citoyens.

Regardez : l’occupation finit par disparaître, même après un certain temps. Je ne parle pas d’une expérience exceptionnelle qui nous serait propre ; non, c’est le cas partout dans le monde. Dites-moi : quelle occupation, face à une résistance, a perduré dans un quelconque pays ? Il y a parfois eu des sacrifices immenses, atteignant des centaines de milliers, voire des millions de personnes, comme cela s’est produit en Algérie par exemple, ou ailleurs. Mais au final, l’occupation ne reste pas. Nous sommes les propriétaires de la terre et du droit. Nous relèverons haut la tête du Liban, et les chauves-souris de la nuit, qui attendent que l’ennemi réalise leurs rêves, seront déçues.

Il y a des gens qui pensent que l’ennemi va modifier les rapports de force et qu’eux pourront vivre tranquillement au Liban. Vous ne vivrez pas tranquillement ; vous resterez dans la tension. Ce pays ne peut pas accepter des groupes de tueurs aux barrages, ni des groupes qui répandent le poison contre le président de la République et les autres, ni des groupes qui recherchent la discorde. A ceux qui hésitent, je dis : Corrigez votre comportement, mes amis ; soyez avec la patrie, et non avec les chauves-souris de la nuit.

La discorde : l’Amérique, «Israël» et les serviteurs d’«Israël» à l’intérieur comme à l’extérieur travaillent à la provoquer. Comment ? Ils veulent que l’armée combatte la résistance afin de mettre fin à cette dernière, de lui prendre ses armes et de soulager Israël dans une partie de son projet, dont la première étape est précisément celle-ci : le projet du «Grand Israël». Mais grâce à Dieu, l’armée est consciente, mûre ; son commandement, ses officiers, ses soldats sont tous des gens qui pensent à leur patrie. Par conséquent, cette armée ne peut pas entrer dans le cercle de la discorde, tout comme la résistance ne peut pas entrer dans le cercle de la discorde.

Ils veulent également provoquer la discorde par un autre moyen. Maintenant, ils commencent à répandre l’idée qu’il pourrait y avoir un problème entre sunnites et chiites. Pourquoi ? Parce qu’il y a des déplacés dans des régions mixtes, mélangées entre sunnites et chiites, mais à majorité sunnite. Ainsi, sous le prétexte que des problèmes surviennent entre les déplacés et les résidents, ils allument de «petites mèches», créent une certaine discorde. Et sous le prétexte que le Premier ministre est visé, cela pourrait entraîner une discorde sunnito-chiite.

Qui travaille à cela ? Les Américains, les «Israéliens» et les serviteurs d’«Israël» à l’intérieur. Pensent-ils donc que ceux qui œuvrent à la discorde à l’intérieur ont le courage ou l’audace d’agir et de faire face directement ? Non, ils ne font que parler. Ce qui les intéresse, c’est que la discorde éclate entre les autres afin que les deux camps s’épuisent mutuellement, c’est-à-dire que sunnites et chiites s’autodétruisent dans la discorde. Mais cet espoir leur restera en travers de la gorge. Nous sommes, avec nos frères sunnites, comme un seul cœur, et ils ne réussiront pas à provoquer cette discorde. Les serviteurs d’«Israël» échoueront. Nous ne permettrons pas à la discorde de montrer sa tête tant qu’il y aura les hommes honorables de cette patrie.

Ils veulent aussi semer la division entre le mouvement Amal, le Hezbollah et le public de la résistance. Nous sommes tous les fils de l’imam Sadr, fondateur de la résistance au Liban, qui appelait à libérer le Sud avec les dents et les ongles et qui déclarait publiquement qu’«Israël» est un mal absolu. Vous allez donc semer la division entre eux ? Non, vous n’y parviendrez pas.

Les chrétiens dans toutes leurs confessions, les musulmans de tous leurs rites (sunnites, druzes, alaouites et autres), tous les musulmans et tous les chrétiens sont nos frères dans la patrie, dans la religion et dans les messages célestes. Nous agissons sur cette base. Personne ne s’interposera entre nous. Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise, bien plus fort que les démons de l’intérieur et de l’extérieur et que les porte-voix de la discorde.

Ici, j’adresse un mot aux États du Golfe, en particulier au Koweït, à Bahreïn et aux Émirats : nous ne sommes en conflit avec personne. Nous n’avons pas de cellules dans vos pays et nous n’avons pas d’organisation du Hezbollah dans aucun pays du monde. Quel intérêt avez-vous à être contre ces millions de personnes dans la région, à inventer des choses, à nous accuser de faits inexacts et à juger certaines personnes pour une image, une parole, un don ou quelque chose de semblable ?

À trois reprises, nous avons nié toute relation avec ce qui se passe au Koweït, affirmé qu’il n’existe aucune cellule du Hezbollah là-bas et que toutes les accusations portées sont fausses ; pourtant le Koweït revient sur le sujet et répète la même chose. Et ici au Liban, certains s’indignent en disant : «Comment le Hezbollah peut-il faire cela ?» Nous vous disons que nous ne sommes pas présents. Où sont les preuves ? Il n’y a aucune preuve. D’ailleurs, nous n’avons ni partis ni forces disséminées dans la région ou dans le monde, sans compter que cette accusation, à l’intérieur du pays, a des motivations erronées.

Nous devrions pourtant coopérer. Les États arabes devraient être ensemble pour faire face à un projet israélien auquel il faut s’opposer. Ce projet touchera tout le monde. Pourquoi faudrait-il qu’il y ait des gens qui le facilitent ainsi ?

Quant à la Syrie : dès le premier jour, si vous vous souvenez du discours que nous avons prononcé alors, nous avons dit que le peuple syrien est libre dans ses décisions. Il y a une nouvelle étape dans laquelle nous n’avons aucune implication. Le peuple syrien choisit sa direction, choisit son régime, choisit son mode de vie, choisit ses relations. Ceux qui répandent le poison afin de provoquer un problème entre nous, afin que l’armée syrienne ou quelqu’un venant de Syrie intervienne dans le problème du Liban, alors qu’«Israël» est en train d’agresser le Liban, commettent un crime majeur.

Je crois, si Dieu le veut, que la direction syrienne et le peuple syrien sont conscients du danger : l’Amérique, «Israël» et ces États veulent entraîner un conflit entre la Syrie et le Liban. Nous n’avons aucun problème avec la Syrie ; notre seul ennemi est l’ennemi «israélien» qui bénéficie du manteau américain.

Cinquièmement : à nos déplacés, nos têtes sont hautes grâce à vous. Vous êtes les gens de l’honneur, de la noblesse, de la résistance et du sacrifice. Votre patience a étonné le monde, votre soutien est une fierté pour les hommes libres, et votre manière d’élever vos enfants et vos jeunes est le sommet de l’humanité. Nous mangeons ensemble, nous nous sacrifions ensemble et nous vivons ensemble dans la dignité. Nous sommes des vôtres et vous êtes des nôtres.

Ô déplacés, vous avez fait ravaler sa pierre à l’ennemi, vous avez crevé les yeux de la discorde et des semeurs de discorde, et vous avez prouvé que vous possédez le mérite de vivre et que la patrie continue grâce à vous. Soyez patients face à ceux qui cherchent à vous provoquer. Dirigez votre colère uniquement contre «Israël». Pour le reste, restons vigilants. Grâce à Dieu, vous êtes ainsi : dignité, honneur et moral élevé. Par Dieu, nous apprenons de vous des leçons et des enseignements.

Ici, je voudrais remercier tous ceux qui vous ont accueillis et aidés : les autorités officielles, les citoyens, les associations, les communautés et les régions. Aujourd’hui, nous avons subi d’immenses pertes au Liban, en tant que résistance et en tant que peuple libanais. Les pertes sont énormes, mais elles sont dues à l’occupation, et nous n’avons pas d’autre choix que celui de la résistance.

Ils nous disent : «Si vous n’aviez pas affronté Israël, nous n’aurions pas subi ces pertes.» Mes amis, nous avons pourtant patienté et nous avons déjà payé le prix. Et si nous n’avions pas affronté «Israël», nous aurions payé davantage et perdu toute chose. Pensez-vous qu’«Israël» nous aurait laissés tranquilles ? C’est lui qui agresse.

Pendant quinze mois, nous avions des pertes quotidiennes. Savez-vous qu’après l’accord, durant les soixante jours au cours desquels l’ennemi «israélien» était censé quitter le Liban, l’ampleur des destructions qu’il a causées a été bien plus grande que tout ce qui s’est produit depuis le début du «Déluge d’al-Aqsa» jusqu’à la dernière bataille de «Ouli al-Baess» ? Comment appelez-vous cela ? Devons-nous attendre qu’il continue ainsi ? Non. La confrontation entraîne moins de pertes que l’absence de confrontation, car les «Israéliens» ont un projet et veulent le poursuivre.

Par conséquent, lorsque vous voyez destruction et ruines, certains disent : «C’est à cause de vous.» Ah bon ? Ce n’est donc pas à cause de l’agression ? Par Dieu, leur logique est étrange. Lorsqu’un bombardement israélien tue des personnes ou détruit des maisons, ils disent : «Vous voyez, ô résistance, ce que vous avez fait ?» Mais qui a bombardé ? Est-ce nous qui avons bombardé ou «Israël» ? Ils répondent : «Oui, mais c’est parce que vous combattez.» Nous repoussons pourtant l’agression contre nous. Dit-on à l’agressé qu’il est responsable de l’agression ? Non, c’est l’ennemi qui est responsable.

Regardez les pertes de l’ennemi : il dit avoir 350 morts et blessés, 136 chars détruits en plus d’autres véhicules, les colonies du nord sont presque vides, ses soldats sont terrorisés et vivent une crise car ils ne savent pas comment sortir de ce bourbier. Le rythme des opérations de la résistance est d’environ 42 opérations par jour.

Je vous le dis clairement : nous souffrons et eux aussi souffrent. Nous souffrons davantage, c’est vrai, mais nous espérons de Dieu ce que eux n’espèrent pas. Nous sommes détenteurs du droit, nous sommes propriétaires de la terre ; nous devons endurer. Mais ne croyez pas que l’ennemi «s’en sort sans rien». Non, il paie des prix économiques, politiques, sociaux et éducatifs, et tout cela apparaîtra plus tard. Mais il faut patienter. On ne dit pas au défenseur qu’il est responsable ; on le dit à l’agresseur.

Sixièmement : l’Amérique et «Israël» ont agressé l’Iran. Dites-moi quels prétextes ils ont avancés ? Ils veulent changer le régime, contrôler l’avenir de l’Iran, prendre les capacités de l’Iran ? Où est-il écrit dans le droit international humanitaire qu’un pays a le droit de contrôler un autre pays ou de lui prendre ses richesses ? L’histoire du nucléaire n’est qu’un prétexte et un argument fallacieux, alors même que, selon le droit international, ils ont le droit à l’enrichissement à des fins civiles.

Depuis 47 ans, l’Iran est sanctionné parce qu’il est un État indépendant, ni oriental ni occidental, parce qu’il veut avoir son propre régime, sa propre foi et ses propres convictions. Ils veulent priver l’Iran de sa force afin de l’occuper, de voler son pétrole et ses richesses, et de changer son régime. Trump lui-même le déclare ouvertement sans le cacher. Qui a donné ce droit à l’Amérique ?

Grâce à Dieu, l’Iran les a surpris par sa fermeté, ses capacités et ses sacrifices. Ce peuple iranien ne peut être vaincu. Ils ont tué le guide suprême, l’imam Khamenei, avec un groupe de dirigeants et de citoyens, et ils ont tout détruit ; mais grâce à Dieu, l’Iran s’est unifié. Ils ont élu un nouveau Leader, sayyed Mojtaba, ils ont reconstitué le commandement, les directions, et le peuple est présent sur le terrain, les forces militaires et les Gardiens de la révolution se battent et la dignité est sauve. Si Dieu le veut, l’Iran sera victorieux.

Lorsque l’Iran a inclus le Liban dans le cessez-le-feu, certains au Liban se sont irrités. Pourquoi ? Nous devons nous entraider avec tous ceux qui nous aident, et cela doit continuer. Certains disent qu’ils craignent qu’on négocie à notre place. Personne ne négocie à la place de personne ; les négociations ont leur propre processus. Mais sur la question du cessez-le-feu, oui, nous devons coopérer avec l’Iran et avec tous les États qui nous aident pour obtenir ce cessez-le-feu.

Que l’Iran respecte cet engagement noble s’ajoute à nos propres capacités, car les capacités du Liban sont connues pour être limitées. Merci à l’Iran pour son soutien et pour la pression exercée sur l’Amérique et «Israël». Merci au Yémen, à l’Irak et à tous ceux qui ont contribué à cette confrontation, par le combat, le soutien financier, les prières ou le soutien politique.

L’État libanais doit corriger sa position vis-à-vis de l’Iran, de son ambassadeur et des Gardiens de la révolution islamique. Si n’importe quel État dans le monde commençait à nous soutenir, nous lui dirions soyez le bienvenu. Est-il raisonnable qu’un État nous soutienne pour notre résistance et la libération de notre terre, et que les autorités prennent contre lui de telles mesures, tandis qu’elles ouvrent grand leurs portes à ceux qui cherchent la discorde et travaillent à détruire notre pays ? Non, vous devez faire attention.

Septièmement : il est vrai que la pression sur nous est grande, mais la mission l’est aussi, et le sacrifice des martyrs ainsi que l’avenir des générations sont entre nos mains. Le sang des martyrs est une responsabilité qui pèse sur nos épaules. Ce qu’a offert le maître des martyrs de la nation, sayyed Hassan,  ainsi que sayyed Hachem tous les dirigeants et tous les martyrs parmi les résistants et les citoyens de toutes les communautés et régions du Liban, comment pourrait-on ne pas être fidèle à eux et à leur sang ?

L’agression d’«Israël», cet usurpateur, contre Beyrouth, qui a fait plus de 300 martyrs parmi les civils et les combattants, ainsi qu’environ deux mille blessés en quelques heures, tous ceux-là sont une responsabilité sur nos épaules. Bien sûr, «Israël» a agi ainsi parce qu’il est incapable de faire face directement.

Je salue tous les civils et tous les combattants. Je salue tous ces martyrs qui occupent les plus hauts rangs de l’honneur dans toutes les batailles menées contre l’ennemi «israélien». Je demande à Dieu Tout-Puissant de les envelopper de Sa miséricorde ; ils sont dans la dignité, le moral élevé et la fierté.

Je salue le commandant martyr sayyed Youssef Ismaïl Hachem, qui était adjoint à la direction du front du sud au Hezbollah. Il faisait partie de la première génération, et il représentait le sommet de la morale, du don et du sacrifice. Il possédait une grande compétence et se trouvait toujours dans les positions avancées. Il n’a laissé passer aucune bataille sans y participer. Il est retourné à la miséricorde de Dieu, noble et grand.

Je salue Son Éminence cheikh Sadeq al-Naboulsi, fils de Son Éminence le grand savant cheikh Afif al-Naboulsi et frère du commandant martyr Hajj Mohammad Afif. Ce cheikh était un penseur et un homme politique, et il a trouvé des réponses à de nombreuses questions importantes dans le soutien à la résistance.

Je salue les martyrs de la presse d’al-Manar, d’al-Nour, d’al-Mayadeen et de toutes les chaînes, en particulier le doyen des journalistes résistants, le martyr Ali Choueib, le martyr penseur et homme politique Mohammad Cherri, la martyre Fatima Ftouni, fleur du Sud, le martyr Mohammad Ftouni, la martyre Suzanne Khalil, remarquable travailleuse sociale, ainsi que tous les journalistes morts en martyrs durant cette période et les périodes précédentes. Ceux-là sont les résistants en première ligne dans la tranchée.

Je salue également les martyrs de la Sûreté de l’État, de l’armée libanaise, du corps médical, infirmier, des secouristes et de la défense civile. Tous ceux-là, avec tous les modèles de martyrs, sont des résistants, même s’ils étaient dans une position civile, car en réalité «l’Israélien» est contre tout le monde, et non seulement contre ceux qui le combattent sur le front.

Ceci est une entité occupante à laquelle nous devons tous faire face.

Aux familles des martyrs et à tous les bien-aimés, nous dédions la prière al-Fatiha.

Que la paix, la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient avec vous.

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