La proposition iranienne adressée aux États-Unis «n’était pas excessive», défend Téhéran
Par AlAhed avec agences
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a affirmé que «la proposition iranienne adressée aux États-Unis, et refusée catégoriquement par le président Donald Trump, n’était pas excessive», accusant Washington de continuer à formuler «des exigences déraisonnables». Selon lui, Téhéran cherche uniquement à garantir ses droits et a présenté aux États-Unis «des propositions généreuses et responsables».
Dans la soirée de dimanche, une source iranienne avait déclaré à l’agence Tasnim que «personne en Iran ne rédige de propositions pour plaire à Trump». «Nous venons de voir la réaction du soi-disant président des États-Unis à la réponse iranienne. Cela n’a aucune importance. Personne en Iran ne rédige de propositions pour plaire à Trump. L’équipe de négociation doit élaborer des propositions uniquement en fonction des droits du peuple iranien, et lorsque Trump s’en montre mécontent, c’est naturellement préférable», avait-t-elle affirmé.
«Téhéran a demandé aux États-Unis la fin de la guerre dans l’ensemble de la région, y compris au Liban, ainsi que le déblocage des avoirs iraniens gelés. Le pays est en effet privé d’environ 85 à 102 milliards d’euros en devises et revenus pétroliers, gelés dans des pays étrangers, en raison du développement de son programme nucléaire dans les années 2000», a souligné le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
«Tout ce que nous avons proposé dans le texte était des demandes raisonnables et responsables ainsi que des propositions généreuses, non seulement pour les intérêts nationaux de l’Iran, mais aussi pour le bien, la stabilité et la sécurité de toute la région et du monde», a fait valoir Baghai, lors d’un point presse hebdomadaire.
Plus tôt, la télévision publique iranienne s’était bornée à rapporter que la réponse de Téhéran, transmise via le médiateur pakistanais, était «axée sur la fin de la guerre (...) sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime».
Ce n’est pas la première fois que des ébauches de plan de paix sont présentées par les deux parties. Le 3 mai, l’Iran avait déjà transmis à Washington, via le Pakistan, un plan en 14 points visant à mettre fin au conflit dans un délai de 30 jours. Il réclamait déjà un retrait des forces américaines des zones proches de l’Iran, la levée du blocus des ports iraniens, la levée du gel des avoirs iraniens, le versement de réparations, la levée des sanctions, un «mécanisme» concernant le détroit d’Ormuz et «la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban». La question du nucléaire n’avait en revanche pas été abordée.
Le président américain Donald Trump avait fustigé dimanche la réponse apportée par l’Iran à son plan de paix, la jugeant «totalement inacceptable», sur son réseau Truth Social».
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