Echec de la stratégie de Trump en Iran: Téhéran peut résister au blocus pendant des mois et maintient la possession de 70 % de ses missiles, selon la CIA
Par AlAhed avec sites web
Donald Trump souffle le chaud et le froid sur l'Iran, oscillant entre menaces de chaos et retrait naval. Mais la réalité est cinglante, un rapport secret de la CIA révèle que Téhéran est loin d'être à genoux. Le temps est devenu l'allié de l’Iran.
Le temps joue contre les Etats-Unis
C’est ce que révèle un rapport secret de la CIA, qui a été divulgué sur le «Washington Post» et qui a fait l’effet d’une bombe à Washington cette semaine. Cette analyse démolit pratiquement point par point la rhétorique guerrière publique de Donald Trump. Alors que le président donne depuis des jours l’impression que l’Iran est presque vaincu militairement, les services secrets américains parviennent à une autre conclusion: l’Iran est loin d’être à bout.
Selon la CIA, l'Iran disposerait encore de 70% de son arsenal de missiles et des trois quarts de ses rampes de lancement mobiles. Point particulièrement préoccupant: selon le rapport, l'Iran aurait «largement remis en état» ses dépôts souterrains de missiles et serait déjà en mesure, dans certains cas, de réparer les missiles endommagés ou d'en assembler de nouveaux. Un responsable américain a même déclaré au journal que la situation était «loin d’être aussi catastrophique que certains le prétendent».
L'agence américaine estime également que l’Iran pourrait tenir le coup face au blocus américain pendant au moins trois à quatre mois. Peut-être plus. Le pétrole est stocké temporairement sur des pétroliers. Téhéran pourrait commencer à transporter du pétrole par voie ferroviaire à travers l’Asie centrale. L'Iran réduit même sciemment la production de certains champs pétrolifères afin de maintenir l'infrastructure en état de fonctionnement à long terme. Le pays mise sur le fait que Washington finira par céder en premier.
Pour Trump, la guerre devient un problème de politique intérieure
Trump a besoin de victoires rapides. Au lieu de cela, il se retrouve avec une envolée des prix du pétrole, des marchés nerveux et de plus en plus de doutes quant à sa stratégie. Le détroit d'Ormuz reste une poudrière. Trump, qui avait promis à ses électeurs une baisse des prix de l'essence, se retrouve soudain en position de président des pompes à essence hors de prix.
Et les élections de mi-mandat approchent. De nombreux républicains s'inquiètent. La base électorale de Trump ne voulait pas d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient: et encore moins d'une guerre d'usure sans objectif clair.
