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Cheikh Qassem: Le Hezbollah ne veut pas la guerre, mais toujours prêt à se défendre

Cheikh Qassem: Le Hezbollah ne veut pas la guerre, mais toujours prêt à se défendre
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Par AlAhed

Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a affirmé lundi le 16 février que «le Hezbollah ne veut pas la guerre et ne la recherche pas, mais il est «toujours prêt à se défendre».

Lors de son discours à l’occasion de l’anniversaire des leaders martyrs de la Résistance islamique au Liban, cheikh Qassem a declaré qu’«aujourd’hui, nous célébrons les trois leaders martyrs, cheikh Ragheb Harb, sayyed Abbas al-Moussawi et hajj Imad Moghniyeh, et à travers eux, nous célébrons tous les chefs martyrs», promettant: «Nous poursuivrons le chemin tracé par les martyrs».

«Cheikh Ragheb Harb était un fervent disciple de l’imam Khomeini et lui a publiquement prêté allégeance après la victoire de la Révolution islamique en Iran», a-t-il dit, ajoutant qu’«il avait œuvré dans son village et dans tous les villages environnants, il avait même couvert tout le Liban dans sa confrontation avec l’ennemi».

Et de poursuivre: «Sayyed Abbas a été une figure incontournable de tous les mouvements de résistance au Liban. Sa vie et son esprit étaient entièrement dédiés à la résistance. Il a sillonné le Liban en voiture, se rendant sur tous les sites djihadistes, sa vie et son esprit étaient un exemple de résistance».

«Quant au hajj Imad Moghniyeh, il a été l’artisan des victoires de 2000 et 2006. Il était un leader créatif, qui a su bâtir une base importante dont nous ressentons aujourd’hui les effets», a-t-il ajouté.

Et de souligner: «Ces trois dirigeants martyrs, bien que différents par leurs grandes qualités, partagent des caractéristiques communes, notamment un sens aigu de leur mission qui imprégnait leur vie. Ils ont suivi l’exemple de l’imam Khomeini qui a déclaré: “Tout ce que nous possédons provient d’Achoura”, et incarnaient les paroles du Maître des Martyrs de la Nation, sayyed Nasrallah: “Celui qui triomphe triomphe, et celui qui tombe en martyre triomphe”».

Cheikh Qassem a également affirmé qu’«à l’occasion de l’anniversaire du martyre de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, nous renouvelons nos condoléances». «Nous pourrons, ensemble, dans cette nation, bénéficier de son expérience et de son héritage».

Il a ensuite félicité les musulmans du Liban et du monde entier à l’occasion du mois béni du Ramadan.

La résistance, une question humanitaire

Sur un autre plan, cheikh Qassem a indiqué que «partout où il y a occupation, il doit y avoir résistance pour chasser l’occupant. Au Liban, nous avons résisté à cette occupation».

Il a rappelé que «la responsabilité de la résistance incombe à l’État, à l’armée et au peuple, tous sont responsables de résister à l’occupation afin de libérer le pays», précisant que «notre résistance au Liban est ancienne, remontant à l’occupation de la Palestine et à ses répercussions sur le Liban à différentes époques».

Selon lui, la résistance est «une résistance nationale, panarabe, islamique et humanitaire». «La résistance est une question humanitaire, car aucune personne sincère ne peut accepter une occupation».

Dans le même contexte, cheikh Qassem a affirmé que «l’action de la Résistance islamique est manifeste depuis plus de 42 ans, comme en témoignent les succès accumulés par la Résistance et par tous les combattants issus de divers partis et forces».

Les États-Unis, «un partenaire à part entière des crimes israéliens»

«Israël auquel nous sommes confrontés est une entité expansionniste qui convoite la Palestine et tous les pays de la région sans exception», a-t-il lancé, soulignant: «Ne sous-estimez pas ce que l’occupation fait aujourd’hui à Gaza, plus de 60 % de Gaza est directement occupée alors que 40% subit des agressions quotidiennes. Ne sous-estimez pas l’annexion progressive de la Cisjordanie».

Son Éminence a cependant accusé les États-Unis d’être «un partenaire à part entière: en réalité, ce sont eux qui gèrent les opérations, l’annexion, l’occupation, les massacres et le génocide».

Il a mis en garde: «Si l’entité ennemie conclue un accord, celui-ci ne sera que théorique et ne sera pas respecté, nous avons toutes les preuves sous les yeux, d’Oslo à Madrid».

Pour cheikh Qassem, le président américain Donald Trump porte l’entière responsabilité aujourd’hui concernant tout ce qui se passe en Palestine.

L’État porte la responsabilité de préserver la souveraineté du Liban

Tout en affirmant que «nous sommes confrontés à un ennemi qui veut anéantir l’humanité et tout détruire: nos foyers, nos vies et notre force», il a révélé que «l’accord de cessez-le-feu remplace tout ce qui l’a précédé et marque une nouvelle étape».

«Israël attaque, et puisque l’accord de cessez-le-feu a été conclu par l’État, ce dernier en porte l’entière responsabilité. Il est de sa responsabilité de faire face à cette agression et de préserver la souveraineté du Liban», a-t-il souligné.

Cheikh Qassem a par ailleurs critiqué le gouvernement libanais de se concentrer sur le désarmement. «Il commet une grave erreur, car cette question sert les objectifs de l’agression israélienne».

«Le gouvernement devrait plutôt œuvrer à la libération, à l’unité nationale et à la coopération interne», a-t-il appelé.

Sur la reconstruction, cheikh Qassem a assuré ne pas besoin de l’aide du monde, «nous pouvons reconstruire notre pays selon nos capacités».

«Nous trouverons des pays partageant les mêmes intérêts que l’État libanais et coopérerons avec eux», a-t-il expliqué.

«Ne sous-estimez pas notre défense»

Le secrétaire général du Hezbollah a par ailleurs martelé que «nous voulons faire en sorte que le Liban devienne une nation souveraine et indépendante, sans tutelle. Autrement, le Liban courra à sa perte, comme certains le pensent».

«Si nous ne nous soumettons pas, ils ne pourront rien faire», a-t-il noté.

Plus loin dans ses propos, cheikh Qassem a confirmé qu’«au Hezbollah, nous ne voulons pas la guerre et nous ne la recherchons pas, mais nous ne capitulerons pas et sommes prêts à nous défendre», précisant qu’«il y a une grande différence entre se défendre contre une agression et déclencher une guerre».

Il a de même avertit: «Nous ne céderons pas aux menaces, ne sous-estimez pas notre défense, le moment venu, nous pouvons leur faire mal».

«La reddition ne mène à rien, nous sommes un peuple qui ne capitule pas, nous rejetons l’idée d’accepter l’humiliation», a-t-il ajouté.

Et de souligner: «Avec une résistance déterminée et un peuple grand et inébranlable, ils ne réussiront pas à nous fléchir, ils pourront nous faire souffrir, mais nous pourrons aussi leur faire souffrir».

Soutenir le renforcement de l’armée libanaise

Cheikh Qassem a par ailleurs appelé à «amender la constitution», «si vous voulez vous rendre», car «le principe fondamental est la lutte pour la libération». «Si vous voulez vous rendre, alors obtenez un consensus national pour l’humiliation. Le principe fondamental est la défense de la patrie qui est la responsabilité de chacun».

«C’est à nous de vous demander: pourquoi vous ne défendez pas?, pourquoi vous ne condamnez pas l’agression?, pourquoi vous ne soutenez pas fermement ceux qui résistent?», s’est-il interrogé.

Et de réitérer: «Nous sommes pour l’unité nationale libanaise, pour la pleine souveraineté et la libération, et contre toute forme de sédition».

Cheikh Qassem a cependant affirmé soutenir le renforcement de l’armée libanaise «afin qu’elle puisse protéger et réaliser la souveraineté, ainsi qu’une stratégie de sécurité nationale qui tire parti de la force de la résistance».

Le secrétaire général du Hezbollah a ensuite révélé que «la Résistance a fait preuve de patience jusqu’à présent pour deux raisons: premièrement, parce que l’État est responsable et doit remplir son devoir, et deuxièmement, par souci pour notre nation et notre société en cette période délicate».

Dans ce contexte, il a précisé que «la situation actuelle ne peut perdurer». «Quant à savoir quand, comment et quels développements viendront changer la donne, nous laisserons les événements parler d’eux-mêmes».

Il a par ailleurs lancé: «Nous ne sommes pas favorables à des concessions gratuites, ni à l’application des diktats de la tutelle américaine, internationale et arabe, ni à la satisfaction des exigences agressives d’Israël».

Et de faire remarquer: «L’action du gouvernement est en partie responsable de la persistance de l’ambition de cet ennemi, en raison des concessions et capitulations successives face aux pressions».

Il a de même demandé: «Pourquoi le gouvernement ne se réunit-il pas régulièrement pour discuter du plan de reconquête de la souveraineté et de son calendrier?»

La République islamique d’Iran est invincible

Sur le dossier iranien, cheikh Qassem a déclaré que «l’Iran a su persévérer et continuera de le faire, il est toujours victorieux ; compte tenu de ses capacités, il est invincible».

«L’Iran exercera sans aucun doute une influence sur la région, tout comme Gaza et le Liban l’ont fait», a-t-il ajouté, soulignant que «la République islamique rayonne sous la direction de l’imam sayyed Ali Khamenei et grâce à son peuple noble et à son combat».

Il a ensuite promis: «Avec authenticité, combativité, résistance, détermination à défendre la vérité et volonté de sacrifice, nous ne permettrons pas (aux ennemis) d’atteindre leurs objectifs».

Cheikh Qassem a conclu en s’adressant au gouvernement libanais: «Mettez fin à toute action se réclamant la “monopolisation des armes”, car l’action du gouvernement alimente la cupidité de l’ennemi».

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