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Assafir dévoile d’autres chapitres de l’espionnage ennemi

Assafir dévoile d’autres chapitres de l’espionnage ennemi
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En complément des informations fournies par la conférence de presse commune organisée par le président de la commission parlementaire sur les médias et les communications, le député Hassan Fadlallah, et le ministre des communications, Charbel Nahhas, qui avaient dévoilé l’ampleur du piratage israélien des réseaux téléphoniques libanais, le quotidien Assafir a, pour sa part, dévoilé d’autres données sur la puissance de maîtrise par l’ennemi du secteur des télécommunications et sa création de numéros parallèles sur une même ligne, sans la connaissance de son propriétaire, et par conséquent, la fabrication de communications fictives en des lieux et des moments divers.
Le quotidien a dévoilé que la direction des renseignements de l’armée libanaise, quelques employés du conseil organisateur des communications , du ministère des communications et de la sécurité de la résistance ont constitué un groupe de travail qui est parvenu à faire face aux technologies et programmations israéliennes développées, en faisant plusieurs essais et expériences, pour découvrir entièrement comment l’ennemi israélien a infiltré les lignes téléphoniques des quelques cadres de la résistance, suite à l’incident du 8 avril 2009, lorsque le président de la section des renseignements, le général Wissam Hassan, a exposé au responsable de la commission de liaison et de coordination dans le Hezbollah, hajj Wafic Safa, le dossier du collaborateur Adib al-Alam, tout en mentionnant qu’un cadre du Hezbollah agirait pour le compte de l’ennemi.
Assafir souligne que lorsque la sécurité de la résistance a entrepris l’étude de la situation des cadres visés, et qu’elle a étudié et analysé les données reçues de la part de la section des renseignements, elle en a conclu que ces cadres sont irréprochables du point de vue de la sécurité, et que les appareils téléphoniques de ces cadres ont été manipulés par une partie israélienne qui a programmé des lignes parallèles.
Il s’est avéré également, selon Assaffir,  que la direction des renseignements de l’armée a mené un travail important dans ce sens, et a réussi à résoudre cet enigme, réalisant ainsi un important acquis sécuritaire supplémentaire, qui est la découverte d’une des plus graves opérations d’infiltration et d’espionnage utilisées par l’ennemi pour viser les résistants, en utilisant la technologie d’implantation de lignes téléphoniques cellulaires fictives à l’intérieur d’une autre ligne. Cette technologie n’aurait pu être utilisée si l’ennemi n’avait entièrement violé, que ce soit grâce à ses collaborateurs directs ou par d’autres technologies complexes, tout ce qui se rapporte au secteur des communications au Liban et au système des réseaux téléphoniques cellulaires et fixes.
Après l’étude des données des numéros libanais que l’ennemi avait implantés à l’intérieur des téléphones des résistants, la direction des renseignements a réussi à mettre à jour les numéros autrichiens qui étaient chargés de l’implantation, ainsi que la ligne téléphonique utilisée par les Israéliens pour gérer l’écoute en appelant les numéros implantés, par le biais de messages silencieux sms, et qui est le numéro 03-764313.
L’enquête du Hezbollah menée en collaboration étroite avec les services de renseignements de l’armée et le ministère des communications a montré que les numéros douteux se sont retrouvés pendant de longues périodes en accompagnement parallèle à d’autres numéros libanais. Le début de leur présence et leur séparation furent simultanés à l’émission de nombreux messages silencieux sms vers les numéros visés, par des numéros étrangers se trouvant à la frontière avec la Palestine occupée, ce qui montre le lien entre ces messages et le début du mouvement des numéros douteux aux côtés des numéros visés.
L’émission en nombre des messages et leur fréquence entrecoupée de quelques secondes confirme que leur origine est un programme et non une personne, et qu’elle vise à programmer l’appareil visé. En résumé, il s’est avéré que l’opération a été exécutée en utilisant des technologies développées montrant que la partie qui l’a exécutée jouit d’un professionnalisme hautement qualifié. De même, la présence permanente de numéros étrangers dans le cadre de la couverture des stations frontalières confirme qu’ils sont utilisés à l’intérieur des territoires occupés.
Le quotidien a publié les numéros libanais que l’ennemi a implantés à l’intérieur des numéros des trois résistants, dans l’ordre chronologique : le numéro 70-189465 implanté dans l’appareil de Hassan (nom d’emprunt d’un résistant), dès le 13/01/2009 jusqu’au début du mois de mars de la même année (c’est la ligne achetée par le collaborateur Adib Alam et remis à l’officier israélien).
Le numéro 03-875074 implanté dans le numéro de Saleh (nom d’emprunt d’un autre résistant) à partir du 9/1/2009 jusqu’au 24/2/2009. Le numéro 70-189465 implanté dans le numéro de Fida’ (nom d’emprunt du troisième résistant) à partir du 15/1/2009 jusqu’au 28/1/2009 après que l’Israélien ait arrêté son fonctionnement dans l’appareil de Hassan.
Le numéro 70-266752 a été implanté dans l’appareil de Hassan au début du mois de mars jusqu’à la fin de l’opération au mois d’avril, après que la première ligne programmée, le 70-189465 ait cessé de fonctionner. Après avoir achevé la programmation des lignes, le numéro implanté apparaît dans la cellule du téléphone visé du résistant.
Assafin indique que les numéros autrichiens qui ont procédé à l’implantation, - l’Israélien a ici utilisé des numéros autrichiens se trouvant dans le nord de la Palestine occupée, en face du village libanais de Alma Shaab pour implanter les lignes cellulaires libanaises à l’intérieur des lignes possédées par les résistants, en émettant des centaines de messages sms silencieux -, sont : le 0043 6769127224 qui a implanté le numéro 70-189465 dans les appareils de Hassan et Fida’. Le numéro 0043 6769127224 a implanté le numéro 70-266752 à l’intérieur de l’appareil de Hassan après arrêt de la première ligne, qui avait été précédemment implantée (comme nous l’avons montré plus haut), et le numéro 0043 6766839563 qui a implanté le numéro 03-875074 dans l’appareil de Saleh. Le numéro qui a géré l’écoute, c’est le 03-764313 qui exécutait les communications avec les numéros implantés, profitant des cellules frontalières qui couvrent le nord de la Palestine.
Au niveau de l’expérience technique à l’intérieur de la compagnie Alfa, le quotidien a souligné qu’après avoir fini d’analyser toutes les données revenant aux numéros implantés et utilisés par l’ennemi israélien, les techniciens de la direction des renseignements de l’armée libanaise ont organisé, avec les techniciens du conseil organisateur des communications et d’autres techniciens de la compagnie Alfa, le 14/7/2009, un essai sur la manière de travailler des téléphones dans lesquels des numéros utilisés par l’ennemi ont été implantés, en vue d’expérimenter ce qui arrive à ces téléphones lorsqu’ils sont allumés ou éteints, en fonction des données enregistrées qui apparaissent sur l’écran de contrôle de la compagnie Alfa, qui se trouve dans la centrale de la compagnie, à Sinn al-Fil.
En conséquence de l’expérience plus haut, les vérités suivantes ont été confirmées :
1 – lorsque la carte SIM du numéro appartenant au cadre de la résistance est mise dans le téléphone (qui est soupçonné de contenir la ligne fictive implantée), et lorsque l’appareil est allumé, il apparaît 58 secondes après, sur l’écran de contrôle à l’intérieur de la compagnie Alfa, que la ligne implantée par les Israéliens dans le téléphone du cadre de la résistance est en état de fonctionnement dans la compagnie Alfa.
2 – Ensuite, une nouvelle carte SIM non utilisée est mise dans le même téléphone appartenant au cadre de la résistance, il apparaît de nouveau, et après 58 secondes, sur l’écran de contrôle de la compagnie, que la même ligne implantée dans le téléphone du cadre est en état de fonctionnement dans la compagnie Alfa.
3 – Lorsque ce même appareil téléphonique est éteint, la ligne implantée disparaît de la compagnie Alfa.


Ces nouvelles révélations font suite à la conférence de presse organisée par le ministre des communications Charbel Nahhas et le président de la commission parlementaire à ce sujet, le député Hassan Fadlallah, qui avaient montré, schémas à l’appui, comment l’ennemi sioniste est parvenu, grâce aux collaborateurs et sa maîtrise de la haute technologie, d’infiltrer tout le système des télécommunications libanaises, non seulement pour espionner et écouter, mais pour modifier les données, émettre des appels, effacer les traces d’autres, etc… grâce à sa maîtrise de tous les points sensibles des réseaux cellulaires et fixes.
Le président et directeur exécutif par intérim du conseil organisateur des télécommunications, dr. Imad Huballah, a expliqué au cours de cette conférence de presse comment, techniquement, l’ennemi israélien est parvenu à s’approprier de fait l’ensemble du système des communications libanaises : l’installation illégale de centres et tours aux frontières, dirigées vers le Liban, avec une puissance pouvant couvrir tout le pays, ces centres et tours étant visibles à l’œil nu, mais qui laissent la FINUL dans une total indifférence à cette violation de l’espace libanais. Par ailleurs, le rôle des collaborateurs a été central, puisque trois d’entre eux avaient des postes clés dans les services de télécommunications. La découverte par les renseignements militaires et sécuritaires de ces collaborateurs ont permis d’ailleurs, de fil en aiguille, la découverte de l’infiltration israélienne. Ce sont les collaborateurs qui achetaient des lignes cellulaires libanaises avant de les remettre aux Israéliens qui les programmaient pour les implanter dans des appareils ou qui les donnaient à des collaborateurs pour entrer en contact avec eux.
Par ailleurs, M. Houballah a également mis en lumière comment au cours de la guerre contre le Liban en 2006, cette maîtrise des télécommunications libanaises a facilité et aidé les agresseurs à viser des immeubles précis, où devaient se trouver les résistants, et comment et pourquoi certaines zones n’ont pas été bombardées, puisqu’elles abritaient les systèmes israéliens servant à l’espionnage et la transmission des données à l’ennemi. Il a également dévoilé que tout le système de communications des forces de la FINUL présentes au sud du Liban était et est entièrement infiltré par l’ennemi.
De plus, selon le président par intérim, M. Houballah, les systèmes de protection utilisés sont de fabrication israélienne (RSA, par exemple), ce qui permet une facilité supplémentaire d’infiltration à la programmation et au système informatique pour le maîtriser. Il faut également ajouter qu’un grand nombre d’experts étrangers ont été recrutés, sans avoir subi de contrôle sécuritaire, puisque la seule norme ayant été prise en compte jusqu’à présent a été la norme commerciale.
M. Charbel Nahhas et M. Fadlallah ont promis une autre conférence de presse, dans une quizaine de jours, où ils devraient présenter des propositions de mesures concrètes, dans des délais à court et moyen terme, pour mettre fin à la plus grande infiltration israélienne de la souveraineté libanaise, et par conséquent, une des plus graves violations de la résolution 1701 que les sionistes prétendent respecter, comme vient de l’affirmer le président sioniste Pérès.



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