Paris dément les propos attribués par "Annahar" à Pietton

Le Quai d'Orsay a démenti hier les propos attribués par le quotidien Annahar à l'ambassadeur de France, Denis Pietton, selon lesquels Paris et Riyad seraient intervenus pour retarder, de septembre à décembre, la publication de l'acte d'accusation du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) dans l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri.
Interrogé au cours d'un point de presse sur l'information rapportée sur ce plan par Annahar, le sous-directeur de la presse au ministère français des Affaires étrangères et européennes, Romain Nadal, a déclaré : « La France a toujours soutenu la justice internationale et œuvré en faveur de la lutte contre l'impunité. La position de la France sur le TSL est constante. Nous soutenons pleinement son action. Il doit travailler en toute indépendance. C'est cette position que Denis Pietton exprime à chaque fois qu'il est en contact, soit avec des autorités libanaises, soit avec la presse libanaise. Cet article ne reflète pas la position exprimée par Denis Pietton qui est toujours très clair lorsqu'il exprime la position de la France. »
Le porte-parole a, d'autre part, refusé de confirmer ou d'infirmer une information rapportée par le quotidien français Le Figaro, selon laquelle la reconstitution de l'assassinat de Rafic Hariri aura lieu les 5 et 6 octobre prochain près de Bordeaux.