La France décide de ne plus armer l’institution militaire libanaise

Paris- Nidal Hamadé
La France a décidé définitivement de ne pas fournir des armes à l'armée libanaise afin d'éviter tout préjudice à l'équilibre des forces stratégiques entre le Liban et "Israël".
Une décision prise suite aux derniers affrontements entre l'armée libanaise et les forces d'occupation israélienne qui ont eu lieu à Adaissé au sud Liban, où la France a exprimé sa préoccupation par la sécurité de son contingent travaillant au sein de la FINUL.
Selon le site "alintiqad" citant des sources françaises, un responsable au ministère de la défense a déclaré que Paris qui avait suivi le cours de l'affrontement entre les deux armées libanaise et israélienne, n'est pas dans le processus d'armer l'armée et tout ce qui l'intéressait est la sécurité de ses soldats.
"Les israéliens ont informé la France de la gravité de la situation, et celle-ci leur a réclamés d'éviter toute tension et escalade ces jours là, affimant que la sûreté de ses soldats est indiscutable" ont souligné les mêmes sources.
Quant à l'acte d'accusation dans l'assassinat de Rafic Hariri, les sources rapportent du même responsable que la France ne mènera pas une guerre dans le but d'arrêter n'importe quel accusé dans l'assassinat, et qu'elle est au milieu d'une révision approfondie de sa position parce que la situation a complètement changé.
"La France cherche à ne plus accroître les tensions avec la communauté chiite au Liban, notamment après les affrontements entre ses soldats et les citoyens au Sud" a affirmé le responsable français révélant que dans les coulisses de la France, on étudie les relations franco-chiites au Liban et dans la région après que Paris en a remarqué une dégradation.
"La lettre du président Nicolas Sarkozy adressée au dignitaire religieux irakien l'ayatollah Sayed Ali Sistani s'insère dans ce cadre" a-t-il conclu.