Élections en «Israël»: 36 listes en lice pour les 120 sièges de la «Knesset»
Par AlAhed avec sites web
Les élections à la 26ᵉ «Knesset» se tiennent ce mardi 27 octobre, avec l’ouverture des bureaux de vote à 7 heures et leur fermeture à 22 heures, heure locale. Au total, 36 listes électorales sont en compétition pour les 120 sièges du «Parlement», lors des premières élections législatives depuis les événements du 7 octobre 2023 et la guerre menée dans la bande de Gaza.
Selon les données de la Commission électorale centrale, quelque 7,33 millions d’électeurs sont appelés aux urnes, soit 543 177 de plus que lors du précédent scrutin.
Le scrutin se déroule lors d’un jour férié officiel. Dans les petites localités comptant au maximum 350 électeurs, ainsi que dans certaines institutions, les bureaux de vote ouvrent à 8 heures et ferment à 20 heures. À la clôture du scrutin, les chaînes de télévision commenceront à diffuser leurs sondages à la sortie des urnes, tandis que le dépouillement des bulletins débutera.
Un scrutin à la proportionnelle
Le système électoral repose sur la représentation proportionnelle et des listes fermées. Les électeurs votent pour une liste partisane et non directement pour le «Premier ministre». Pour entrer à la «Knesset», une liste doit obtenir au moins 3,25 % des suffrages valides. La formation d’un «gouvernement» nécessite, quant à elle, le soutien d’une majorité de 61 «députés» sur les 120 que compte le «Parlement».
Le droit de vote est accordé aux «citoyens israéliens» âgés d’au moins 18 ans et inscrits sur les listes électorales, y compris les citoyens arabes. En revanche, la résidence permanente à al-Qods occupée, dans sa partie orientale, ne confère pas à elle seule le droit de participer aux élections législatives : celui-ci est soumis à l’obtention de la nationalité «israélienne».
D’après le Bureau central des statistiques, environ 6,5 millions d’électeurs résident de manière permanente dans l’entité «israélienne», tandis que près de 810 000 vivent à l’étranger. Depuis les élections de la 25ᵉ «Knesset», organisées en novembre 2022, le nombre d’électeurs éligibles résidant dans l’entité a augmenté de 5,4 %, soit environ 333 000 personnes.
Les Juifs représentent près de 77 % des électeurs résidant dans l’entité, dont 13,6 % sont des «ultraorthodoxes (haredim)». Ces derniers constituent 10,5 % de l’ensemble des électeurs. Les citoyens arabes représentent environ 18 % du corps électoral, soit près de 1,172 million de personnes, tandis que les autres catégories en constituent environ 5 %.
Plus de 12 000 bureaux de vote
Le scrutin se déroule dans 12 018 bureaux de vote, avec environ 18 000 urnes. Par ailleurs, 4 218 «Israéliens» ont voté par anticipation les 15 et 16 octobre dans 101 bureaux installés au sein de 99 missions diplomatiques à l’étranger. Cela représente 86,7 % des 4 863 électeurs autorisés à voter à l’étranger, selon la Commission électorale centrale.
Selon le calendrier électoral, la date limite pour la publication des résultats officiels est fixée au 4 novembre. Ceux-ci pourraient toutefois être annoncés plus tôt, une fois le dépouillement achevé et les procédures de validation terminées.
Après la proclamation des résultats, le «président israélien» consulte les représentants des partis avant de charger un député de former le prochain gouvernement. La personne désignée dispose initialement de 28 jours pour y parvenir, avec la possibilité d'obtenir une prolongation de 14 jours.
Un scrutin décisif pour l'avenir politique d'«Israël»
A 77 ans, le «Premier ministre» sortant Benjamin Netanyahu espère se maintenir au pouvoir. Mais son parti, le «Likoud», fait face à une opposition menée notamment par Gadi Eisenkot, ancien «chef d'état-major de l'armée israélienne» et dirigeant du parti «Yashar». Les sondages laissent entrevoir un scrutin serré sans majorité assurée pour l'un ou l'autre.
Le premier enjeu majeur de cette campagne porte sur les responsabilités dans les défaillances sécuritaires qui ont permis l’opération du Hamas du 7 octobre 2023.
L'opposition, notamment Gadi Eisenkot, réclame l'ouverture d'une enquête sur les défaillances des autorités israéliennes.
Le service militaire des «ultra-orthodoxes»
L'autre sujet central de la campagne concerne la conscription des «juifs ultra-orthodoxes». En «Israël», le service militaire est obligatoire pour une grande partie de la population mais de nombreux hommes «ultra-orthodoxes» bénéficient historiquement d'exemptions ou de reports pour poursuivre leurs études religieuses.
Sur ce point, les deux principaux adversaires défendent des positions différentes. Gadi Eisenkot souhaite que les «ultra-orthodoxes» soient davantage soumis aux obligations militaires. Benjamin Netanyahu , lui, cherche à préserver le soutien des partis religieux opposés à une conscription généralisée de leurs électeurs.
Parmi les autres formations importantes figurent les «Démocrates» de Yair Golan, «Israël Beitenou», dirigé par Avigdor Lieberman, et «Force juive», le parti du «ministre de la Sécurité nationale» Itamar Ben-Gvir.
Les formations dirigées par des responsables palestiniens comprennent la Liste commune, menée par Yousef Jabareen, et la Liste arabe unie (Ra’am), conduite par Mansour Abbas.
