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Al-Khalil sous le siège: L’occupation «israélienne» intensifie  les arrestations, les démolitions et les expulsions forcées

 Al-Khalil sous le siège: L’occupation «israélienne» intensifie  les arrestations, les démolitions et les expulsions forcées
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Par AlAhed avec sites web

Les forces d’occupation israéliennes ont lancé, vendredi soir, une vaste offensive militaire dans la ville d’al-Khalil (Hébron) et plusieurs localités de son gouvernorat, en Cisjordanie occupée, quelques heures après que des responsables «israéliens» eurent annoncé leur intention d’expulser des habitants et de démolir des bâtiments à la suite d’une opération à l’arme à feu près de la ville, qui a coûté la vie à deux soldats «israéliens».

Dans un communiqué conjoint, l’armée d’occupation et le service de sécurité intérieure «Shin Bet» ont affirmé que l’offensive se poursuivrait pendant «plusieurs jours». Elle vise notamment le secteur d’où étaient originaires les deux Palestiniens ayant mené l’opération.

Les forces d’occupation «israéliennes» ont contraint plus de 250 familles palestiniennes à évacuer leurs domiciles dans les secteurs de Farsh al-Hawa et d’Abu Aktileh, à al-Khalil (Hébron), en n’autorisant chaque famille à emporter qu’un seul sac de vêtements et en leur interdisant de prendre leurs véhicules, selon des médias.

L’armée a affirmant que les habitants pourraient quitter les lieux par trois points de sortie désignés, après avoir été soumis à des interrogatoires et à des contrôles de sécurité.

Le maire d’al-Khalil, Youssef al-Jaabari, a déclaré que de nombreuses maisons et commerces de la ville avaient été largement démolis à l’aide de bulldozers de l’occupation «israélienne».

Raids, arrestations massives et perquisitions

Parallèlement, les forces d’occupation ont mené des incursions dans 26 localités de Cisjordanie occupée, notamment des villes, des villages et des camps de réfugiés, accompagnées de perquisitions et d’arrestations.

La vague d’arrestations a visé notamment des journalistes, des personnalités, des dirigeants du Hamas, des députés de l’ancien Conseil législatif palestinien issus de la liste du mouvement, ainsi que d’anciens prisonniers libérés.

Des centaines de Palestiniens ont également été interpellés, dont un grand nombre ont été relâchés après avoir été interrogés dans des habitations transformées par les forces d’occupation en postes militaires.

Des sources locales rapportent que des unités militaires, appuyées par des véhicules blindés et des bulldozers, ont pénétré dans plusieurs secteurs de la ville, notamment Deir Bahha, le rond-point de Jalda et Nimra. Les soldats ont procédé à des perquisitions dans les maisons, les fouillant et les saccageant, tout en interrogeant leurs habitants sur place.

Les forces d’occupation ont par ailleurs assiégé les secteurs de Jalda et de Deir Bahha, contraignant des dizaines de Palestiniens à quitter leurs domiciles.

Al-Khalil paralysée par les bouclages

Face à la dégradation de la situation sécuritaire, les universités et les établissements scolaires ont annoncé leur fermeture. Le syndicat des transports a également suspendu la circulation des véhicules afin de protéger les civils et d’éviter qu’ils ne soient exposés aux dangers des barrages militaires installés dans le gouvernorat.

Ces mesures imposent de nouvelles restrictions à la population palestinienne, déjà confrontée aux raids, aux arrestations et aux expulsions forcées, dans le cadre d’une politique de punition collective dénoncée sur le terrain.

Vendredi, les forces d’occupation avaient également démoli un immeuble résidentiel comprenant trois appartements dans le secteur de Farsh al-Hawa, à l’ouest d’al-Khalil. Elles avaient ensuite bouclé le secteur et fermé son entrée principale, seul accès reliant la ville à la route de contournement, empêchant les habitants et leurs véhicules d’entrer ou de sortir.

Katz menace d’étendre à al-Khallil les méthodes utilisées à Jénine et à Gaza

Plus tôt vendredi, le «ministre israélien de la Guerre», Israël Katz, avait annoncé son intention d’étendre à al-Khalil les méthodes employées par l’armée dans le camp de réfugiés de Jénine.

«Tout le quartier d’Hébron» d’où provenaient les auteurs de l’attaque «sera évacué de ses habitants», a-t-il écrit sur le réseau social X. «Comme à Gaza, comme au Liban», a-t-il ajouté.

Le «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahu a lui aussi promis d’intensifier les opérations militaires et les démolitions à al-Khalil, à quatre jours des élections législatives en «Israël».

Cette escalade intervient après une attaque à l’arme à feu près d’al-Khalil, au cours de laquelle deux soldats «israéliens» ont été tués et trois autres blessés. Les deux Palestiniens, auteurs de l’opération, sont tombés en martyre.

Selon les données de l’Autorité palestinienne, au moins 1 113 Palestiniens de Cisjordanie sont tombés en martyre par des tirs de soldats «israéliens» depuis le déclenchement de la guerre à Gaza en 2023.

 

 

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