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Cisjordanie occupée: L’ONU dénonce l’escalade de la violence et les restrictions «israéliennes» imposées à al-Khalil

Cisjordanie occupée: L’ONU dénonce l’escalade de la violence et les restrictions «israéliennes» imposées à al-Khalil
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Par AlAhed avec sites web

L’ONU s’est déclarée vendredi «extrêmement alarmée» par l’escalade de la violence en Cisjordanie occupée, après l’imposition par l’occupation «israélienne» de nouvelles restrictions de circulation à la suite d’une attaque contre des soldats près d’al-Khalil (Hébron). Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a notamment exprimé son inquiétude face aux répercussions de ces mesures sur les civils palestiniens, ainsi qu’aux menaces de démolition de logements et de déplacements forcés de population.

Deux soldats «israéliens» ont été tués et au moins cinq autres blessés lors d’une opération près d’un poste de contrôle militaire aux abords d’al-Khalil (Hébron). Les deux auteurs palestiniens sont tombés en martyre.

À la suite de l’opération, le «Premier ministre israélien», Benjamin Netanyahu, a ordonné le bouclage de la ville et annoncé des opérations de perquisition maison par maison, ainsi que des démolitions de logements. Il aurait également menacé de lancer une offensive d’une ampleur inédite depuis la guerre des Six Jours.

Lors de son point de presse quotidien à New York, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué qu’Antonio Guterres était profondément préoccupé par ces mesures et par les informations faisant état de démolitions de maisons et de possibles déplacements de population à al-Khalil.

«Ces bouclages restreignent gravement la liberté de mouvement des Palestiniens, leur accès aux services de base et leurs moyens de subsistance», a-t-il déclaré.

L’ONU dénonce une logique de punition collective

Mayy El Sheikh, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) dans le Territoire palestinien occupé, a dénoncé «un nouvel épisode dans une série interminable de mesures étouffantes qui rendent la vie des Palestiniens de plus en plus insupportable».

Selon elle, ces mesures s’inscrivent dans «une logique de punition collective». Elle a rappelé que des incidents similaires avaient déjà été suivis de bouclages, d’une intensification des raids et de détentions arbitraires.

Les accès à al-Khalil ont été fermés à la suite de l’attaque. La mosquée Ibrahimi a également été close, empêchant les fidèles d’y accomplir la prière du vendredi.

Plus de 160 attaques de colons en deux semaines

Cette nouvelle escalade intervient alors que les violences perpétrées par des colons «israéliens» contre les Palestiniens atteignent des niveaux records, selon l’ONU. Antonio Guterres a condamné la multiplication de ces attaques, rappelant qu’en tant que puissance occupante, «Israël» est tenu de protéger la population palestinienne et de traduire les responsables en justice.

Le HCDH a recensé plus de 160 attaques de colons au cours des deux premières semaines d’octobre. Celles-ci comprennent notamment des tirs à balles réelles, des incendies criminels, des vols de récoltes et des dégradations d’oliveraies.

Les restrictions de circulation menacent également la récolte des olives, qui constitue une source essentielle de revenus pour de nombreuses familles palestiniennes. Mayy El Sheikh a averti que les mesures imposées par l’occupation «israélienne» empêchaient déjà des milliers d’agriculteurs palestiniens d’accéder à leurs oliveraies, faisant craindre de lourdes conséquences pour la saison.

Par ailleurs, des diplomates de l’Union européenne ont été pris pour cible par des colons. Une photojournaliste du Washington Post a également été violemment agressée par des hommes masqués alors qu’elle couvrait la récolte des olives près de Ramallah.

 

 

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