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Discours du secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, à l’occasion du vingtième anniversaire de la victoire d’août 2006

Discours du secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, à l’occasion du vingtième anniversaire de la victoire d’août 2006
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Nous nous retrouvons aujourd’hui pour célébrer l’anniversaire de la victoire du 14 août 2006. Nous sommes aujourd’hui, en 2026, en train de célébrer ce grand événement qui a marqué une étape historique importante dans l’histoire du Liban et de la région.

Mais avant de parler de cette date, et de ce qui suivra sur le plan politique, nous devons nous arrêter sur le décès du Messager de Dieu Mohammad, le maître des prophètes et des messagers, décédé le 28 du mois de Safar, à cette même période. Ce grand Prophète qui est venu avec un message rassembleur, complet et global, qui conduit au bonheur de toute l’humanité et au bonheur dans ce monde et dans l’au-delà.

C’est grâce à ce grand Prophète que nous avons appris la piété, la droiture, la connaissance de la vérité et l’action sur la voie de la liberté et sur la voie de la foi.

Et le même jour, mais au cours d’une autre année, l’Imam Hassan a été martyrisé et empoisonné. Il est le deuxième Imam parmi les Imams, après l’Imam Ali. Lui et l’Imam Hussein sont les maîtres de la jeunesse du Paradis, comme cela est rapporté dans le noble hadith du Prophète Mohammad.

Et le 29 du mois de Safar, l’Imam Rida, le huitième Imam, a été martyrisé. Il a aussi été  empoisonné et il est enterré à Machhad, en Iran, dans cette grande République islamique. Cet Imam a laissé une empreinte très importante dans l’histoire de l’islam.

Nous arrivons au 14 août 2006. Cette date a été précédée de 33 jours de confrontation avec l’ennemi «israélien», pour repousser son agression. Nous avons appelé cette guerre «la Promesse sincère», pour faire face à l’occupation «israélienne» qui avait mené une très vaste agression contre le Liban.

Il est vrai que le début avait pour prétexte la capture de deux soldats «israéliens», mais en réalité, tous les contacts, toutes les relations politiques, toute la diplomatie n’ont pas pu obtenir la libération des prisonniers libanais dans les geôles de l’occupation « israélienne».

Il nous fallait agir pour mettre en œuvre la promesse selon laquelle nous ne laisserions pas nos détenus dans les prisons ennemies. Par conséquent, comment pouvions-nous changer l’équation sans confrontation et sans pression sur cet ennemi israélien qui ne comprend que le langage de la force, et qui agit toujours avec barbarie, criminalité et une approche génocidaire ?

Ainsi, cette opération ne méritait pas- sur le plan militaire, selon les règles reconnues dans le monde- de donner lieu à une guerre. Mais il est apparu par la suite que les «Israéliens» préparaient une vaste agression, en coopération avec les Américains prévue pour le mois de septembre, c’est-à-dire deux mois après le mois de juillet. Cette opération a toutefois constitué le prétexte pour déclencher la guerre, avant la date prévue, cette guerre que l’ennemi «israélien» voulait.

Cette guerre s’est terminée par la défaite d’«Israël», la défaite de cet ennemi arrogant et, derrière lui, celle des Etats-Unis, face à la résistance islamique au Liban, avec  tous les résistants nobles, dans le cadre de l’équation en or : l’armée, le peuple et la résistance.

Parmi les résultats de cette opération, il y a eu la libération des prisonniers et des détenus dans les geôles «israéliennes».

La secrétaire d’État américaine à l’époque Condoleezza Rice avait déclaré, au neuvième jour de l’agression «israélienne»: «C’est une opération visant à donner naissance à un nouveau Moyen-Orient». Lorsqu’on lui a fait remarquer qu’il y avait «beaucoup de destruction, beaucoup de morts», elle a répondu: «Une naissance et un accouchement ne peuvent se faire sans douleurs... Dans ce cas, ce sont les douleurs de la naissance d’un nouveau Moyen-Orient.»

C’est-à-dire qu’il s’agissait d’un grand projet, mais il a échoué et il est tombé, grâce à Dieu Tout-Puissant et avec Son soutien. L’ennemi s’est soumis à cette résistance, à ce peuple et au Liban qui résistait et faisait face.

Parmi les résultats, il y a eu le fait que la dissuasion est restée présente face à l’ennemi israélien de 2006 à 2023. C’est-à-dire que les «Israéliens» ont été contraints à la retenue suite aux  résultats de cette guerre pendant toute cette période. Ils ont été dissuadés de lancer de nouvelles attaques. Et cela constitue une preuve de l’importance de la résistance, de son rôle et de son influence.

Tout le monde a témoigné de cette victoire, grâce à Dieu Tout-Puissant. Et ceci est un modèle montrant que la résistance est capable de changer l’équation. C’est une expérience qui existe et qui est établie. Oui, cela nécessite une préparation, cela nécessite l’étude des faits, mais c’est l’une des expériences qui existent devant nous.

Quant à ce qui s’est produit en septembre 2024, il s’agissait en réalité d’une très grande agression israélienne, planifiée. «Israël» a réussi à tuer de nombreux dirigeants, à les assassiner par les bombardements, à leur tête le Sayed des maîtres des martyrs de la nation, Sayed Hassan Nasrallah, le Sayed al-Hachémi et les dirigeants martyrs, ainsi qu’un grand nombre de martyrs.

Il y a eu également des frappes contre les capacités dont disposait la résistance, dans une certaine proportion. Il y a eu aussi l’opération des bipeurs, qui a également entraîné des blessures, des morts et le martyre d’un certain nombre de frères touchés par cette grande attaque.

Parmi les résultats de la bataille «Ouli al Baess» ( Les Gens de la détermination), malgré sa difficulté et malgré tout ce qu’«Israël» a fait, il y a eu la conclusion d’un accord le 27-11-2024 appelant au retrait israélien du Sud-Liban et au déploiement de l’armée libanaise, et prévoyant qu’il n’y ait aucune présence armée dans le Sud-Liban.

Par conséquent, cette agression était censée prendre fin avec cet accord conclu avec les autorités libanaises.

L’ennemi sioniste n’a respecté aucune clause, à aucun moment, même pas un seul jour, tandis que la résistance a respecté l’accord, ainsi que le Liban. Le résultat est que nous nous sommes retrouvés face à 15 mois d’agression continue, mais à un rythme réduit.

Nous considérons que cet accord reste valable et devrait être maintenu. il constitue la base et le plafond sur lesquels nous travaillons.

Malheureusement, les autorités libanaises n’ont vu que les armes de la résistance et elles ont commencé à viser la résistance au lieu de viser le non-respect de l’ennemi israélien. Les autorités ont agi ainsi au lieu de coopérer avec la résistance qui a présenté un modèle pionnier pendant quinze mois en matière de respect et de coopération avec elles.

Malheureusement, cette autorité avait d’autres considérations, et d’autres engagements, et elle était sous une tutelle qui est apparue par la suite à travers les résultats.

Troisièmement, le 2 mars 2026, la résistance au Liban a répondu à l’assassinat du Leader, l’Imam martyr Sayed Khamenei, par un certain nombre de missiles. Cette réponse résumait également toute la douleur que nous avions vécue pendant quinze mois en raison des violations israéliennes.

Le résultat a été que la guerre «israélienne» a été rouverte contre le Liban. Tous les indices ont ensuite confirmé que si la guerre n’avait pas été ouverte le 2 mars, elle aurait été ouverte le 3, le 4, le 5 ou le 6 mars, parce que les «Israéliens» s’y étaient préparés et parce qu’ils voulaient mener cette vaste agression contre le Liban.

Pour nous, cette guerre est une agression qui menace notre existence. C’est pourquoi nous y avons fait face avec un esprit «karbalaïste», car nous avons considéré que nous étions face à  deux choix : soit nous tombons et nous nous rendons et les «Israéliens» remportent la victoire sur nous, soit nous restons fermes et nous vainquons le projet israélien et l’empêchons d’atteindre son objectif d’extermination de la résistance, ce qui serait une victoire en préparation de victoires ultérieures, avec la grâce de Dieu Tout-Puissant.

La résistance a empêché l’ennemi d’atteindre ses objectifs et elle poursuit sur la voie qu’elle a choisie.

Celui qui mise sur la reddition ne mise que sur un mirage et ne connaît pas bien la résistance, qui supporte et patiente. Elle et le peuple de la résistance ont fixé le cap, car nous sommes face à des choix que nous ne pouvons pas accepter lorsqu’ils conduisent à la reddition et à la chute. Et, grâce à Dieu, nous possédons la foi et la volonté.

Mais voilà que les autorités libanaises ont pris le chemin de l’accord-cadre ; qui n’est d’ailleurs ni un accord ni un cadre. Ce sont des diktats israéliens écrits à l’encre israélienne, que les autorités libanaises signent et par lesquels elles donnent à «Israël» tout ce qu’il veut. Les autorités renoncent ainsi à la souveraineté, de sorte qu’il ne reste plus rien au Liban à travers cet accord.

C’est comme si ces autorités, menées par les Etats-Unis, voulaient blanchir leur image, remplir les engagements pris lorsqu’elles sont arrivées au pouvoir, et donner tout ce qui leur était demandé, même si cela se faisait au détriment du Liban, sous de faux prétextes qui ne convainquent personne.

L’ennemi israélien n’aurait pas pu pratiquer toute cette agression et toute cette extermination sans les Etats-Unis. Les «Israéliens» disaient toujours : «Nous avons coordonné nos décisions avec les Américains,  avec le Commandement central, nous avons coordonné notre action avec tel responsable américain, nous avons obtenu l’autorisation, nous traitons avec eux.» C’est-à-dire que toute cette agression est une agression gérée par les Américains et les «Israéliens», et nous sollicitons l’intervention des Américains, alors qu’ils sont déjà avec les «Israéliens»!

Quoi qu’il en soit, tous ceux qui ont vu la scène à Washington sous le titre de l’«accord-cadre» n’ont vu qu’une seule équipe, appelée l’équipe américano-«israélienne». Quant à l’équipe libanaise, elle était suiveuse et exécutait ce que disaient les Etats-Unis et ce que voulait «Israël».

Maintenant, sept rounds ont eu lieu. Supposons que le premier round ait encore eu un horizon, que le deuxième round ait eu un horizon, mais les sept rounds ! Donnez-nous une seule réalisation qui ait été obtenue au cours des sept rounds ? Rien ne s’est produit. L’ennemi israélien a tout pris, tout ce qu’il veut.

Notre problème avec l’accord porte d’abord sur les négociations directes, parce que vous donnez à «Israël» à l’avance ce qu’il veut sans rien prendre en retour, et deuxièmement sur tout le contenu, du début à la fin.

Les autorités doivent reconnaître qu’elles ont échoué. Elles doivent revenir vers leur peuple afin de parvenir à une position unifiée, qui serait forte, et utiliser en même temps les éléments de force afin de faire face à cet ennemi israélien arrogant. Il faut utiliser toutes les cartes que nous possédons au Liban : la carte de la résistance, la carte de l’unité, la carte de la capacité, la carte de la souveraineté, afin de faire face à l’ennemi.

Cette méthode de négociation et cette négociation n’apporteront que la honte et l’opprobre. Et avec la poursuite de cette méthode, la honte et l’opprobre continueront et augmenteront davantage.

Ce que l’ennemi «israélien» a fait et ce qu’il fait quotidiennement comme agressions, telles que la démolition des maisons et des villages, l’occupation de la terre et de l’espace aérien sur l’ensemble du territoire, sans exception, tout en tuant des gens, en brûlant les arbres et en rasant  les terres, ne suffit-il pas aux autorités pour réagir ?

Tout cela ne suffit-il pas ? Et cela se produit encore davantage pendant les réunions, avant et après celles-ci, pour confirmer que les «Israéliens» ne se soucient pas des autorités libanaises qui ont une fonction précise, celle de signer les concessions, mais rien pour le Liban.

Comment acceptez-vous cette humiliation continue de l’armée libanaise, au lieu d’en être les protecteurs, et vous exposez cette armée aux bombardements, vous exposez cette armée aux pressions israéliennes, et «Israël» essaie d’imposer au Liban une commission de surveillance, qui superviserait le déploiement de l’armée, le travail de l’armée et les détails des affaires propres à l’armée ?

Où est le patriotisme et où est la dignité de l’armée qui doit être préservée, alors qu’elle existe, l’armée parle elle-même toujours de la nécessité de protéger la terre, elle exige le retrait de tous les «Israéliens» et rejette toute coordination directe avec l’ennemi «israélien» ?

Quelle est cette innovation que vous avez appelée des «zones expérimentales» ? Zawtar al-Gharbiya, qui n’est pas occupée, et la terre libanaise qui avait été libérée, devient-elle une zone expérimentale, sous prétexte qu’«Israël» vous permet d’y entrer?

Malgré cela, qu’a fait «Israël» ? Il ne permet pas à l’armée libanaise de se déployer dans tout Zawtar, il ne permet pas aux habitants d’y entrer, il impose des contrôles et des restrictions. Et maintenant «Israël» veut vérifier si le déploiement a eu lieu correctement ou non, et la commission de surveillance n’a pas encore été formée et elle regroupera, lorsqu’elle sera formée, ceux qui superviseront l’armée libanaise.

Quelle chose étonnante que la vôtre ! Est-ce cela ce qu’on appelle la libération ? Avec l’argent du Liban, avec la poche du Liban, à partir des territoires libérés, nous disons qu’il y a une libération ? Ou bien est-ce donner à «Israël» des garanties afin qu’il se déploie dans les territoires libérés sous le titre de la surveillance et sous le titre du fait qu’il veut vérifier la réalité sur le terrain?

Que se passe-t-il à Mansouri ? Mansouri est une localité libérée et un village libéré. Malgré cela, les «Israéliens» en ont déplacé les habitants et ils ont empêché l’armée libanaise d’y entrer et d’y effectuer toute action permettant le retour des habitants. Et dire que c’est une localité libérée.

Quelle est votre réponse ? Au minimum, il aurait fallu que vous exprimiez un mécontentement et que vous quittiez la séance. Or, les négociateurs libanais ne sont pas partis.

Au minimum, dites : «Nous avons arrêté les négociations parce qu’il n’y a pas de retrait.»

Bien sûr, nous ne croyons pas à toutes les négociations, mais il y a une dignité, il y a du patriotisme qu’il faut respecter ! Où sont-ils dans ces agissements ? Qui donc donne les ordres et les décisions pour qu’il y ait une humiliation supplémentaire ?

L’accord-cadre a volontairement et par soumission privé les autorités libanaises de leur droit de poursuivre l’ennemi israélien devant les tribunaux internationaux.

Est-ce possible ? Que faites-vous ? Laissez quelque chose pour sauver la face ! Vous ne voulez pas sauver la face ? Vous ne voulez pas préserver un peu de dignité ? Ni essayer de montrer un d’intérêt pour la souveraineté ?

N’entendez-vous pas ce que disent Katz et Netanyahu quotidiennement ? Ils déclarent : «Nous ne nous retirerons pas», et vous dites: «Non, les Israéliens  se retireront par les négociations, les Etats-Unis vont faire pression sur eux...?»

Nous savons ce que les Etats-Unis vous disent. Ils vous disent dans les coulisses : «Soyez patients, nous ne sommes pas capables de faire quoi que ce soit avec l’ennemi israélien», parce qu’ils soutiennent l’ennemi israélien dans les mesures qu’il prend. Ils veulent donner à l’ennemi et non pas vous donner à vous.

Au moins, répondez à Katz et à Netanyahu par une position. Malheureusement, il n’y a rien de tel.

Je vous appelle à revenir sur cette erreur ; l’erreur, la faute, la honte, l’humiliation ; l’erreur qui fait perdre la souveraineté libanaise ; l’erreur qui soulève des points d’interrogation sur ce que font ces responsables et sur les engagements qu’ils ont pris avec les Etats-Unis et qui visiblement sont ensuite un bénéfice pour «Israël».

Si les autorités ne tirent pas les leçons de ce qui se passe à Gaza et en Palestine, et n’apprennent pas en voyant ce qui se passe en Syrie, si elles ne voient pas l’emprise israélienne sans justification et sans raison, et si elles ne comprennent pas qu’«Israël» ne donne rien et ne donnera rien, cela signifie qu’il y a un grand problème.

Ce qui se passe est une reddition. Nous n’acceptons pas la reddition. Nous resterons debout et fermes. Nous n’acceptons pas la violation de la souveraineté de notre pays. Nous n’acceptons pas que le sang des martyrs soit perdu.

Écoutez. Je lisais un penseur juif nommé «Moshe Yaïr» dans le journal Yediot Aharonot. Ce texte que je vais vous lire a été écrit après l’accord-cadre, c’est-à-dire lors du deuxième round de négociations.

Bien sûr, j’ai honte de certaines expressions qui s’y trouvent, mais je vais lire le texte tel qu’il est. Mais je n’ai aucun rapport avec le contenu de ce texte ni avec ses expressions.

Il dit :

«Heureusement pour nous, ils ont envoyé une délégation qui aime Israël et l’Amérique plus que son propre pays, le Liban. L’ambassadrice libanaise est de nationalité américaine, et son mari est également Libanais détenteur de la nationalité américaine et il possède une entreprise en Amérique. Quelle stupidité ! Et je ne veux pas dire que c’est une coopération avec nous, mais c’est quelque chose d’étonnant. La stupidité de ces politiciens libanais qui travaillent à mettre fin à la situation de résistance : ils nous aident à occuper leur pays, qu’ils en soient conscients ou non.»

Bien sûr, je ne suis pas responsable des détails des expressions. Je rapporte les mots de ce penseur juif.

Aux autorités je dis : cessez d’accumuler les échecs. L’échec à l’intérieur ne suffit-il pas ? Il vous faut aussi un échec en matière de souveraineté ?

Cette accumulation détruit le pays, nuit au pays, nuit à l’avenir.

Où sont les solutions dont vous avez dit que vous les présenteriez dans la déclaration ministérielle ? Où sont les solutions qui figuraient dans le discours d’investiture ? Où ?

Vous avez échoué face aux défis économiques, vous avez échoué face aux défis sociaux, vous avez échoué à assurer l’égalité des chances, ainsi que dans les critères de sélection et la manière des nominations, qui sont passées clandestinement et secrètement deux heures avant en Conseil des ministres afin que les ministres n’en prennent pas connaissance.

Et on nomme qui l’on nomme dans le cadre du partage des quotas et de la manière qu’ils veulent, sans passer par un mécanisme légal basé sur la compétence et le respect du choix.

Les canaux de gaspillage et de corruption dans les administrations sont très courants. L’électricité souffre de tout ce qu’elle souffre. Qui demande des comptes ? Qui est considéré comme responsable ? Qui dit : «Nous n’avons pas progressé» ? Pourquoi n’avons-nous pas progressé ? Pourquoi reculons-nous ?

Où est l’argent des déposants ? Qu’est-il advenu du plan économique et social concret ? Il n’y en a pas.

La justice est politisée et elle reçoit des ordres. Il y a des commissions rogatoires judiciaires, et sur ordre, qui fonctionnent, d’autres commissions rogatoires judiciaires sont classées. Pourquoi ?

Je veux comprendre : en quoi le pouvoir a-t-il réussi ? En rien.

Jusqu’à présent, c’est un échec et une accumulation d’échecs. Et avec cette accumulation d’échecs, ils ont conclu l’accord-cadre afin de rendre le pays sans souveraineté et sans protection, sous la tutelle américaine qui profite à Israël et donne à «Israël» tout ce qu’il veut.

Quatrièmement : Nous n’accepterons pas que la souveraineté soit violée, nous n’accepterons pas qu’«Israël» reste, et nous n’accepterons pas que la tutelle américaine décide de voler le pays, de lui voler son patriotisme et de voler l’avenir de ses enfants.

Les sacrifices que nous avons consentis sont liés à notre position, que nous réaffirmons et qui continuera. Chaque sacrifice que nous avons consenti est un acte de foi et de volonté. Malgré la douleur, nous continuons.

Le faux ne tiendra que pour un moment, la vérité elle, restera, si Dieu Tout-Puissant le veut.

«Certes, les bien-aimés de Dieu n’auront aucune crainte et ne seront point affligés. Ceux qui croient et qui sont pieux, à eux la bonne annonce dans la vie présente et dans l’au-delà. Il n’y a pas de changement aux paroles de Dieu. Voilà le grand succès.»

Quelles que soient les difficultés du présent, l’avenir, selon la promesse divine et selon le devoir que nous accomplissons, conduira, si Dieu le veut, à un changement de ces réalités.

Notre pari est sur la résistance, le peuple, les soutiens et les patriotes.

La fermeté de la résistance et le fait que l’Iran ait placé la question du Liban comme première condition parmi les points du mémorandum d’entente d’Islamabad, c’est cela qui a freiné l’élan de l’agression sioniste et l’a contraint à cette réduction de l’escalade, malgré toutes les violations que les «Israéliens» commettent jusqu’à présent.

Certains disent : «300 000 citoyens sont revenus grâce à l’accord-cadre.» Par Dieu, c’est quelque chose de risible ! Celui qui a fait revenir les gens, c’est le processus d’Islamabad. Celui qui a arrêté le cessez-le-feu dans sa forme large, c’est le processus d’Islamabad. Celui qui nous a placés dans la réalité dans laquelle nous nous trouvons, c’est le processus d’Islamabad.

Oui, l’accord-cadre a apporté Zawtar al-Gharbiya, c’est-à-dire qu’il l’a rendue occupée au lieu d’être libérée. Il a apporté l’occupation de Mansouri. Il a apporté la honte et l’opprobre. Voilà ce qu’a réalisé l’accord-cadre. Il n’a rien apporté, il n’a rien apporté.

Notre position aujourd’hui est d’être sur la ligne de l’Imam disparu Moussa al-Sadr - que Dieu le ramène, lui et ses deux compagnons- qui a déclaré qu’«Israël» est un mal absolu. Il a aussi déclaré que le Sud ne peut que sourire, et que si le Liban, avec son Sud, ne sourit pas, le Liban ne peut pas sourire.

Nous poursuivons sur cette ligne, sur la ligne du Sayed des maîtres des martyrs de la nation, Sayed Hassan Nasrallah, qui a énormément donné pendant des décennies afin d’établir cette équation et d’apporter les victoires au Liban.

C’est lui qui était le dirigeant de cette grande victoire en juillet 2006, lors de l’agression de 33 jours. C’est lui qui a parrainé la «Promesse sincère», et le résultat a été la grande victoire que nous avons obtenue. Et c’est ce parti qui est passé d’une étape à une autre  toujours dans la force et la gloire.

Cette résistance- nous l’avons dit à maintes reprises - est une situation défensive, et les guerres nous ont été imposées.

Certains disent : «Pourquoi combattons-nous ?»

Nous nous défendons. Ce sont des guerres défensives. Nous nous défendons. Celui qui déclenche la guerre contre nous, c’est l’ennemi.

Pourquoi acceptons-nous le cessez-le-feu ? Parce que nous ne voulons pas la guerre, mais l’ennemi, lui, la veut. Que faisons-nous ? Nous nous rendons à l’ennemi ?

Nous ne nous rendons pas à l’ennemi. Y a-t-il une inégalité de force ? Oui, il n’y a pas d’égalité de force. Mais nous ne nous rendons pas.

Vous devez faire attention : même si les douleurs sont grandes, celles de la reddition le sont beaucoup plus. Il y a extermination, il y a destruction totale, il y a disparition. Nous, nous n’acceptons pas la disparition.

Le Sud doit être la question centrale aujourd’hui.

Nous sommes soucieux de la stabilité de la situation intérieure, et il faut assurer un toit aux personnes déplacées, assurer leur hébergement, leur donner les aides et restaurer les dommages. L’État est responsable avant toute autre partie.

Il est vrai que nous nous mobilisons pour aider, coopérer et fournir le maximum d’efforts, mais en principe, l’État doit accomplir son devoir, et c’est ce que nous chercherons à obtenir.

À nos grands, très grands soutiens populaires, à notre environnement qui nous fait honneur au niveau mondial : aucune parole que nous pouvons dire ne peut être même une parcelle de ce que vous avez offert comme sacrifices et comme dons.

Par Dieu, nous vous voyons grands, grands, grands. Allez voir comment le monde regarde ce modèle élevé et pionnier de sincérité, de patriotisme, de préservation du sang des martyrs, d’attention portée à l’avenir radieux, à la gloire, à la dignité et à la souveraineté.

Vous donnez un modèle très, très grand. Vous avez supporté ce que les montagnes ne supporteraient pas et vous êtes restés debout, vous êtes des montagnes imposantes.

Notre environnement populaire est la couronne sur nos têtes. Nous vous disons : nous mourrons pour vous et nous combattrons jusqu’à la dernière goutte de sang. Nous ne vous abandonnerons pas. Nous sommes ensemble dans une seule tranchée.

Il n’existe pas quelque chose qui s’appelle «le peuple de la résistance» et «la résistance». Nous sommes tous un. Nous resterons tous sur le terrain et nous ressentons ce que vous ressentez et nous voyons que vous êtes grands.

Nous vous disons, vous, nos gens : vous avez le droit de vous mettre en colère et vous avez le droit d’exprimer tout ce que vous voulez. Mais nous vous demandons de garder cette colère dans vos poitrines et de vous préparer à l’utiliser le moment venu, pour réaliser vos objectifs et obtenir vos revendications.

Car il y a beaucoup de responsables qui considèrent, au niveau politique, que nous allons rester ainsi et que l’environnement de la résistance et la résistance vont rester dans la situation dans laquelle ils se trouvent.

Non. Cette colère a son moment. Elle peut exploser. Comment explosera-t-elle ? Que celui qui ne sait pas comment travailler et qui essaie d’agir contre la résistance et contre le peuple de la résistance en assume la responsabilité.

Car c’est une responsabilité qui incombe à ceux qui agressent la résistance, qui agressent son peuple, le Liban, l’avenir du Liban et la souveraineté du Liban.

Aux résistants nobles, qui donnent un exemple incroyable de dévouement et de sacrifice, qui sont les joyaux de nos têtes et les lumières de la libération et de l’indépendance : vous êtes victorieux dans ce monde et dans l’au-delà.

Nous sommes honorés d’être ensemble dans la bataille de la libération, de la gloire, de la dignité humaine.

Nous remercions tous ceux qui contribuent et nous aident, ils sont issus des différentes communautés, des partis et des forces, et ils se mobilisent pour refuser l’occupation, ils font face à l’agression, ils refusent l’accord humiliant, ils refusent la normalisation et les actes criminels. Tout cela est considéré comme faisant partie des facteurs qui nous aident à être ensemble.

Je voudrais également saluer l’esprit de solidarité sociale dans notre société, et nous devons le renforcer, puisque nous nous rassemblons tous les uns avec les autres afin de traiter les souffrances sur le plan éducatif, social, du logement et de la situation économique.

Cette solidarité sociale est importante afin de combler les brèches créées par ces autorités, qui ne font aucun travail sérieux et efficace et n’agissent pas dans une direction positive, pour aider le peuple.

Nous sommes redevables à nos grands martyrs qui nous ont précédés vers les cimes et nous ont préparé le chemin vers un avenir meilleur.

Nos martyrs ont placé un legs sur nos épaules et nous devons le préserver. Nous continuerons sur cette voie.

Nos martyrs sont le titre noble au niveau du Liban, de la cause palestinienne et au niveau du monde entier, car ils sont un modèle de sacrifice et de don.

Il en est de même que nos blessés, qui ont donné leur vie et sont des martyrs vivants. Que Dieu vous salue pour ce grand sacrifice que vous avez consenti pour cette grande marche.

De même que nos prisonniers, que nous n’abandonnerons pas. Nous continuerons à demander, à œuvrer et à travailler afin qu’ils soient libérés, si Dieu Tout-Puissant le veut.

Si Dieu le veut, nous marquerons de nouvelles victoires. Et malgré toutes les douleurs, nous devons continuer à supporter, car nous sommes debout. Notre maintien debout est une étape parmi celles de la victoire, si Dieu le veut.

Louange à Dieu, Seigneur des mondes.

Que la paix, la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient sur vous.

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