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Discours du secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem à l’occasion du quarantième de l’imam al-Hussein

Discours du secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem à l’occasion du quarantième de l’imam al-Hussein
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Bismillah al rahmane al rahim

Nous nous réunissons à l’occasion de la commémoration du quarantième du martyre de l’Imam Hussein, ainsi que de celui de sa famille et de ses compagnons à Karbala. Le «cortège des souffrances» avance pour exprimer la loyauté, la compassion, l’amour, la tristesse, le lien et la wilaya, et afin pour témoigner de la véritable allégeance à notre Imam Hussein. Aujourd’hui, nous commémorons donc le quarantième de l’Imam Hussein, qui est mort en martyr avec les membres de sa famille et ses compagnons le dixième jour de Muharram, en l’an 61 de l’Hégire.

Achoura est ainsi  la continuité de la vie digne. Notre Imam Hussein a dit : «Je ne vois la mort que comme un bonheur, et la vie avec les injustes que comme un ennui.» Achoura repose sur deux piliers fondamentaux : le premier est le soutien de la vérité comme fondement et point de départ de toute position, quelles que soient les difficultés ; et le deuxième pilier est l’accomplissement du devoir religieux, même si cela conduit au martyre et aux grands sacrifices. Il y a donc deux piliers : la vérité et l’accomplissement du devoir.

Je salue tous les honorables visiteurs qui commémorent ce souvenir avec des marches de millions de personnes à Karbala la Sainte, en Irak, ces millions viennent des différents pays du monde et de l’Irak fier, des hameaux, des villages et des villes, afin d’exprimer leur loyauté envers l’Imam Hussein . «Le cortège des souffrances» en Irak est l’expression de la véritable loyauté ; «le cortège des souffrances» en Irak est l’expression de l’allégeance, de l’amour, de la persévérance et de la flamme du jihad qui ne s’est pas éteinte et qui restera allumée jusqu’à la remise de l’étendard à notre Imam al-Mahdi, que Dieu hâte sa noble apparition..

Je voudrais adresser un salut particulier à nos frères et sœurs de la Békaa, à Baalbeck-Hermel, pour leurs marches pionnières, magnifiques et denses, auxquelles tous participent -hommes, femmes et enfants-, dans le but d’exprimer leur allégeance à l’imam Hussein. A ceux-là, je dis :  Vous êtes les partisans de la vérité, vous êtes les partisans du jihad, et vous êtes les partisans de la revivification de cette religion. Que Dieu vous récompense pour ces dons, et, s’il le veut, qu’il fasse en sorte que vous soyez toujours à l’avant-garde, comme Karbala est toujours à l’avant-garde.

Nous faisons aujourd’hui face à une agression américano-israélienne mondiale contre nous, contre le Liban, Gaza, l’Iran, l’Irak, le Yémen et toute la région. Son objectif est d’éteindre la flamme de la résistance, de recoloniser cette région et de faire en sorte qu’«Israël» soit l’agent du tyran américain dans cette région.

Au Liban, l’objectif de l’agression qui a eu lieu en septembre 2024 était de mettre fin à la résistance, en l’arrachant à la terre et en lui arrachant la vie. Ils ont commencé par tuer notre Sayed, notre dirigeant et notre bien-aimé, le Sayed des maîtres des martyrs de la nation, sayyed Hassan Nasrallah, ainsi que les dirigeants martyrs. Il y a eu ainsi l’opération des «bipeurs» et la frappe des capacités, dans une agression barbare visant à mettre fin à cette résistance. Mais nous les avons affrontés dans la bataille appelée «Ouli al Baess» [les gens de la détermination], et, grâce à Dieu, nous avons pu rester et assurer la continuité. Nous les avons contraints à un accord le 27-11-2024 qui fait de la continuité de la résistance un droit naturel et légitime, et leur objectif est ainsi tombé. Nous leur avons fait savoir que nous restons fidèles à notre engagement et que nous continuerons sur la même voie.

Pendant 15 mois, ils ont misé sur une élimination lente de la résistance et ils ont utilisé tous les outils diaboliques pour frapper notre marche. Ils ont misé sur la discorde entre l’armée et le peuple, sur la discorde entre les confessions et les communautés, et ils ont cherché à monter les gens contre la résistance. Ils ont utilisé tous les outils de pression internationale afin de nous faire tomber, et l’agression s’est poursuivie à un rythme qui devait aboutir à frapper cette voie.

Ils ont essayé d’ouvrir le front syro-libanais afin d’accroître la pression, et ils ont utilisé le pouvoir politique au Liban pour qu’il devienne un outil israélien dans le projet et dans la réalisation des objectifs. Ils ont essayé de nous isoler des gens, du peuple et de la réalité au Liban. Toutes ces actions n’ont pas abouti au résultat qu’ils voulaient.

Ils ont donc planifié une grande bataille. Nous avons pris l’initiative, le 2 mars, d’affronter «Israël» avec un certain nombre de missiles, mais il est apparu que la bataille qu’ils avaient préparée était bien plus grande, et ils s’attendaient à ce qu’elle soit la bataille qui mettrait fin à la résistance. Mais ils ont été surpris par notre préparation, le soutien populaire, la force des résistants, les grands sacrifices, les nouvelles tactiques, les drones, et toutes les actions qui nous ont conduit à mener la bataille appelée «Al asf al Maaekoul». Nous sommes restés debout, faisant face à ce dangereux projet «israélien».

Ce qui a arrêté l’agression dans son ampleur barbare et en a réduit le niveau jusqu’à celui que nous voyons aujourd’hui, c’est le mémorandum d’entente américano-iranien. Car l’Iran a œuvré pour que nous figurions dans le premier point du mémorandum. Elle a exigé que l’arrêt de l’agression et le retrait israélien de tout le territoire libanais en soient la base ; sinon, la confrontation entre l’Iran et l’Amérique se poursuivrait.

Les Etats-Unis se sont soumis et Trump l’a fait. Le cessez-le-feu sous la forme que nous vivons actuellement est dû au fait qu’«Israël» se dérobe et que les Etats-Unis ferment les yeux, et aussi parce que les circonstances sont difficiles et complexes. Mais ce cessez-le-feu n’aurait pas eu lieu sans le mémorandum d’entente irano-américain.

Pourquoi, lorsque Trump est de nouveau entré dans treize jours d’agression contre l’Iran, «Israël» n’a-t-il pas entrepris une agression contre le Liban ? Parce que Trump reste tenu par ce mémorandum et il doit prendre en compte les exigences iraniennes. Il ne veut pas non plus  s’engager de nouveau dans une bataille de grande ampleur dans laquelle il ne sera pas gagnant, et où il sera inscrit qu’il était un instrument entre les mains de Netanyahu.

Aujourd’hui, nous considérons que toutes les négociations directes n’ont apporté au Liban que la honte, l’humiliation, la déception et des concessions successives. Toutes ces séries de négociations qui ont eu lieu, qu’ont-elles apporté au Liban ? Donnez-moi seulement un seul gain, alors qu’«Israël» a tout pris. Il ne reste plus rien que le pouvoir au Liban puisse donner, après avoir cédé tout ce qu’il possédait gratuitement et sans en retirer le moindre bénéfice.

«Israël» a obtenu des acquis politiques, mais il n’obtiendra pas de résultats sur le terrain tant que la résistance, le peuple de la résistance et les hommes nobles du Liban resteront debout pour faire face à ce projet «israélien».

Le pouvoir politique au Liban a été une aide pour «Israël» au lieu d’être une aide pour la souveraineté du Liban. Le président n’a pas agi comme un arbitre et comme un rassembleur, il est devenu une partie et il a joué le rôle de celui qui divise. Or,  cela ne correspond absolument pas à son rôle ni à la force du Liban.

Je vous le dis franchement : à ce rythme, le pouvoir politique ne réalisera rien pour le Liban et en même temps, il ne pourra pas contribuer aux objectifs israélo-américains.

Occupez-vous de la souveraineté nationale et du renforcement de l’armée libanaise : cela est prioritaire. Occupez-vous du retrait d’«Israël», l’ennemi, de nos territoires occupés, et établissez un calendrier. Occupez-vous de la reconstruction comme priorité. Occupez-vous du port et de l’enquête afin que les gens obtiennent justice. Occupez-vous de restituer l’argent des déposants. C’est votre responsabilité et c’est le devoir qui vous incombe.

Ne vous placez pas dans une position où vous essayez de présenter vos lettres de créance, soit aux Etats-Unis, soit même à «Israël», sans bénéfice et sans rien obtenir en retour.

Je mentionnerai aujourd’hui, dans cette rencontre, un résumé de nos positions en quelques points :

Premièrement : j’appelle le pouvoir politique au Liban à mettre fin aux concessions gratuites, à ouvrir la porte au dialogue avec la résistance, à réparer la situation intérieure et à réaffirmer l’intérêt porté à la souveraineté nationale et à œuvrer concrètement en sa faveur, afin que nous parvenions au retrait d’«Israël» et au retour de la terre à la patrie, avec tout ce que cette question implique.

La destruction systématique qui se produit dans les villages et les localités du Sud - et, en dernier lieu, cette destruction réalisée à l’aide de 700 tonnes d’explosifs- ne devrait-elle pas être une raison suffisante pour que le pouvoir politique dise : «Nous ne voulons pas de dialogue avec l’entité israélienne» ? Pour crier face aux Etats-Unis en leur disant : «Nous allons nous arrêter, au moins, jusqu’à ce que l’agression cesse complètement» ?

Vous êtes étranges ! Vous allez discuter et vous tenez des séances de négociations sans vous interroger sur ces résultats amers, vous discutez sous le feu, sous les bombardements, sous la contrainte, sous l’humiliation, sous la honte… Cela ne correspond absolument pas à quelqu’un qui veut la souveraineté de la patrie et l’unité de la patrie.

Les Américains sont complices de cette situation. Dites-leur non, ils se soumettront. Comment le font-ils avec «Israël» et comment acceptent-ils de se soumettre à «Israël» ? Sachant que tout ce qui se produit comme destructions systématiques se fait sous leur supervision et avec leur approbation ?  Tout ce qui s’est produit comme agression contre le Liban s’est fait sous la supervision américaine, avec une gestion américaine et une approbation américaine.

Mais dites «non», afin que les Américains entendent qu’il y a quelqu’un qui s’oppose, parmi ceux sur lesquels ils comptent d’une manière ou d’une autre, comme le fait l’«Israélien». Puis les Américains vous diront : «Israël n’accepte pas.» Pour une fois, dites-le vous-mêmes, que vous n’acceptez pas.

Deuxièmement : Nous considérons toujours que la voie du mémorandum d’entente est celle qui réalisera le retrait israélien. Sans les actes de la résistance sur le terrain et sans le peuple de la résistance rassemblé autour d’elle, rien ne se serait réalisé, l’élan de l’ennemi n’aurait pas été brisé, et nous n’aurions pas eu l’espoir de parvenir au retrait israélien dans un avenir très proche, si Dieu le veut.

Troisièmement : La République islamique d’Iran a remporté la victoire. Il n’y a désormais plus de doute pour désigner celui qui a remporté la victoire dans la confrontation. Les Etats-Unis  tyranniques, avec l’ennemi «israélien», voulaient faire tomber le régime en Iran, mettre fin à l’existence iranienne islamique, révolutionnaire et résistante, mais ils ont échoué. L’Iran a résisté avec son armée, ses Gardiens, son peuple et sa direction.

L’Iran dont ils disaient que le régime chuterait en quatre ou cinq jours a réussi à tenir et à prouver qu’elle est un État important, influent et essentiel, dont l’existence et la présence ont des répercussions sur le monde entier sans exception.

Le martyre du dirigeant, l’Imam Khamenei, a été un martyre de gloire, de révolution, d’action, de don et de continuité. Ils se sont énormément trompés : ce martyre, au lieu d’être une cause de l’effondrement de l’Iran, est devenu une cause de la gloire de l’Iran, de la force de l’Iran, avec tous les martyrs, avec les gens, avec l’armée, avec les Gardiens, avec les différentes forces qui ont tant donné et se sont sacrifiées.

Le monde a vu les processions qui ont dépassé des dizaines de millions de personnes, en Iran et en Irak, dans différentes villes, afin de démontrer une nouvelle fois l’ampleur du rassemblement autour de cette révolution et autour de cette direction.

Et, si Dieu le veut, la direction de l’ayatollah sayyed Mojtaba sera une cause pour aller vers davantage de victoires et de réalisation des objectifs futurs.

Nous sommes fiers d’être avec l’Iran et que l’Iran soit avec nous face aux ennemis de l’humanité et aux criminels de l’époque moderne, les Etats-Unis et «Israël». Nous avons cette fierté et cet honneur et, si Dieu le veut, les résultats futurs seront bénéfiques pour toute la région, avec la grâce de Dieu Tout-Puissant.

Quatrièmement : L’unité intérieure est importante et nous y sommes attachés. Grâce à Dieu, la grande unité entre le Hezbollah et le mouvement Amal a constitué le barrage infranchissable face à l’ennemi «israélo»-américain et face à tous les petits acteurs qui ont essayé de s’immiscer dans la relation entre le Hezbollah et le mouvement Amal.

Grâce à Dieu, nous sommes ensemble, non pas comme deux partis ; nous sommes ensemble comme peuple, résistance, avenir et vie. Nous sommes ensemble comme les enfants de l’Imam Sadr et ensemble comme les enfants de Sayed Hassan Nasrallah.

Tout cela c’est le fruit des grands acquis obtenus et d’un long processus qui ont commencé avec ces directions sages et généreuses qui ont-elles-mêmes consenti de nombreux sacrifices.

Nous sommes pour l’unité intérieure et, grâce à Dieu, notre relation, en tant que Hezbollah, avec le mouvement Amal est un barrage indestructible. Le rassemblement des forces politiques, des partis, des régions et des communautés constitue également un barrage national efficace. Nous y sommes attachés, il existe et vous le voyez, grâce à Dieu Tout-Puissant.

Aujourd’hui, la majorité du peuple libanais, avec ses forces vives, est avec la résistance, avec la libération, avec la souveraineté nationale, avec l’armée libanaise, avec la résistance, l’armée et le peuple, avec l’avenir qui ne donne rien à Israël mais donne au Liban la gloire, la dignité et la force.

Avec cette unité, nous vaincrons, si Dieu le veut.

Nous appelons ceux qui misent sur l’Amérique et «Israël» à se rassembler autour de l’unité nationale, de la souveraineté et du refus de l’occupation. C’est cela l’avenir prometteur.

Je voudrais saluer les habitants de la Békaa, du Sud, de la banlieue sud de Beyrouth, de Beyrouth, de toutes les régions libanaises, tous ceux qui coopèrent ensemble et qui sont issus des différentes communautés et partis.

A nos gens du Sud, l’histoire enregistrera que vous êtes le rocher de la gloire, les gardiens de la souveraineté et le rayonnement de l’imam Hussein. Vous êtes la terre, le sol, l’air et le ciel ; vous piétinez l’occupant israélien et, derrière lui, l’Américain, parce que vous êtes au service de la gloire, de la souveraineté, de la dignité et de l’honneur.

A nos gens de la Békaa, à Baalbeck-Hermel, vous les gens de la noblesse, du courage, de la force et de la fidélité, vous avez fait trembler la terre sous les pieds des agresseurs et vous avez donné, avec vos cœurs et vos âmes, le sens de l’indépendance, de la libération et du sacrifice.

A nos gens de la fière banlieue de Beyrouth, vous êtes le réservoir de la résistance, de la vie digne, votre résistance et vos sacrifices sont le titre de la dignité du Liban, de la wilaya et du refus de l’humiliation. L’histoire écrira sur vous tous, dans toutes les régions : nous resterons fidèles à notre engagement et nous continuerons.

Cinquièmement : Nos gens ont prouvé qu’ils sont au sommet de l’honneur, du don, de la gloire et du sacrifice.

Nous comprenons que ce qui a frappé nos gens est douloureux et terrible. La perte de la maison, de l’enfant et de la famille est très grande. Vous avez le droit d’exprimer la douleur que vous éprouvez. C’est cette humanité qui vous caractérise, particulièrement ceux qui sont déplacés, qui se trouvent dans les centres d’accueil et qui y restent encore jusqu’à présent, supportant un lourd fardeau.

Nous ressentons ce que vous ressentez et nous le vivons avec vous.

Je vous le dis clairement : nous sommes avec vous et vous êtes avec nous. Nous sommes de vous et vous êtes de nous. Nous resterons ensemble dans les jours heureux, comme dans l’adversité.

Nous travaillerons de toutes nos forces pour assurer l’hébergement, la restauration et la reconstruction, en demandant à l’État, qui porte l’entière responsabilité, d’agir. Nous fournirons tout ce que nous pouvons et nous essayerons d’obtenir le plus possible, en coopération avec les États amis et frères.

C’est une promesse et un engagement de notre part, pour déployer le maximum d’efforts afin de fournir les moyens nécessaires à l’hébergement, à la restauration et à la reconstruction. Mais ce suivi nécessite de la patience et un accompagnement.

Sixièmement : Nous insistons sur l’importance et la nécessité d’une relation fraternelle, positive et coopérative entre les deux États, le Liban et la Syrie.

Nous souhaitons, en tant que Hezbollah, que la Syrie réussisse à instaurer la justice, que toutes ses composantes coopèrent, qu’elle reste une et unifiée et qu’elle fasse sortir l’ennemi israélien de tous ses territoires occupés.

Et, si Dieu le veut, les déplacés qui se trouvent au Liban  retourneront dans leur pays, la Syrie, honorés et respectés, si Dieu Tout-Puissant le veut.

Une Syrie stable est un soutien pour le Liban, tout comme un Liban stable est un soutien pour la Syrie.

Il n’existe aucun obstacle à une rencontre publique entre le Hezbollah et la direction syrienne, au moment qui sera approprié, selon l’appréciation des deux parties.

Septièmement : La résistance continuera tant que l’occupation existera. Nous défendrons notre terre, nos droits et notre patrie avec un esprit «karbalaiste» et nous vaincrons. Nous rejetons l’humiliation.

Nous affronterons ceux qui s’engagent dans le projet «israélien» et mettent en œuvre ses différentes étapes contre la résistance et son peuple, ainsi que contre notre patrie, comme nous affrontons l’ennemi «israélien».

Nous croyons en un Liban unique et unifié, qui n’est pas divisible et qui ne renonce pas à sa terre. L’agression contre le Sud est une agression contre tout le Liban. Nous devons tous y faire face par tous les moyens appropriés.

Le Liban ne peut pas être stable alors que son Sud souffre et endure. La stabilité au Liban repose sur la stabilité du Sud et de tous le territoire libanais.

L’avenir est un et le bateau est un, et nous devons être une seule main.

La seule option devant l’ennemi israélien est le retrait complet, et il se retirera ; il ne s’installera pas au Liban.

Nous sommes favorables au déploiement de l’armée au sud du fleuve Litani, et ce déploiement est le bienvenu ; nous l’aiderons même au maximum, comme nous l’avons aidé.

Enfin, nous n’oublierons pas Gaza et la Palestine. Il est de la responsabilité de tous de voir ce qui se passe là-bas. Nous devons nous dresser contre cette agression internationale brutale qui regarde sans broncher l’outil «israélien» agir et le laisse faire comme il le souhaite.

Salut à l’Irak et au Yémen pour avoir soutenu nos causes face à l’ennemi commun.

Et, si Dieu le veut, nous resterons fidèles à la voie de Karbala et à la voie de l’Imam Hussein.

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