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Imam des opprimés

Discours du secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem à l’occasion de la Fête de la Résistance et de la Libération

Discours du secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem à l’occasion de la Fête de la Résistance et de la Libération
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Au nom de Dieu

Je voudrais commencer par présenter mes vœux aux musulmans à l'occasion de la fête de l’Adha, la fête du sacrifice, du don, de l'interaction avec la foi qui conduit à affronter Satan et à le briser afin d'élever la parole de vérité, la parole de Dieu sur la terre.
Aujourd'hui, nous parlerons de la Fête de la Résistance et de la Libération, ainsi que de la situation politique actuelle. Il y a également des propos concernant l'Iran, Bahreïn et la Palestine. Nous passerons en revue 5 points, l'un après l'autre. Nous commençons par l'occasion : la Fête de la Résistance et de la Libération du 25 mai 2000.

Le Très-Haut a dit : «Celui qui craint Dieu et patiente, Dieu ne le laissera pas et il ne perdra pas la récompense des bienfaisants.»
Le travail accompli dans le sud du Liban bien-aimé pour résister à l'ennemi «israélien» a été une œuvre immense et continue. Différentes forces s'y sont unies pour expulser cet ennemi israélien occupant. Il nous faut tirer de la Fête de la Résistance et de la Libération, de la résistance et de la libération elles-mêmes, cinq fondements importants :

Premièrement : la résistance est le principe fondamental. Par résistance, on entend tous ceux qui l'ont portée à travers l'histoire, l'ont fondée, ont œuvré pour elle et y ont contribué. Elle s'est poursuivie avec le Hezbollah, le Mouvement Amal, les partis et les formations libanaises. Certains Palestiniens y ont également contribué. Tous étaient partenaires dans cette résistance. Une résistance qui rassemble conduit à de grands résultats.

Deuxièmement : la libération qui s'est réalisée est un des fruits de l'édifice fondamental mis en place par l'imam des résistants, l'imam Moussa Sadr, que Dieu le fasse revenir sain et sauf avec ses deux compagnons. C'est lui qui a dit : «Israël est le mal absolu et tout rapport avec lui est interdit». Il a dit aussi : «Notre devoir est d'être une résistance libanaise avant de devenir des déplacés sur notre propre terre.» Il disait cela dès cette époque, car il connaissait parfaitement l'histoire du Liban, la situation d'«Israël» et l'agression permanente menée depuis 1948 et même avant.

Cette résistance est l'un des fruits de la grande orientation de l'imam Khomeiny, lorsqu'il a proclamé qu'«Israël» était un mal absolu. Depuis sa fondation en 1982, le Hezbollah s'est engagé à affronter cet ennemi «israélien» afin de libérer la terre.
Cette résistance est aussi l'un des fruits de l'imam Khamenei, qui a poursuivi, persévéré, soutenu, donné et orienté dans cette direction en Palestine et au Liban.

Cette résistance est le résultat de la direction de Sayed Hassan, maître des martyrs de la nation. Dans l'un de ses discours, parlant de la victoire, il disait : «Cette victoire n'est pas venue gratuitement ; elle est le résultat de longues années de sacrifices, de martyre, de patience, d'endurance et de déplacement forcé.»

Cette direction est aussi une longue histoire ; elle a commencé avec cheikh Ragheb Harb, le cheikh des martyrs de la résistance, puis elle est passée par l'ancien secrétaire général sayyed Abbas Moussaoui. Elle comptait aussi les jeunes combattants résistants ; je citerai leur symbole, hajj Imad Moughniyeh, avec ses compagnons, tous les cadres et tous les combattants qui ont résisté.
Ainsi, cette résistance est le fruit de ce groupe croyant et pur qui a orienté et dirigé, avec un grand nombre de dirigeants et de résistants sur les fronts et dans les champs d'action, ainsi qu'avec les combattants et le grand peuple.

Troisièmement : la résistance, avec l'armée et le peuple, a formé une trilogie qui a pu réaliser cette victoire. Oui, le peuple était fortement présent et engagé. L'armée était présente également et a offert des sacrifices selon ses capacités et ses moyens. Nous maintenons que la victoire est le fruit de la solidarité entre l'armée, le peuple et la résistance.

Quatrièmement : il s'agit de la première libération obtenue dans la région arabe sans accord avec l'entité israélienne. Les «Israéliens» sont partis en rampant et en fuyant. Les responsables de l'entité ennemie israélienne rivalisaient pour savoir qui, parmi eux, retirerait ses forces le premier, après dix-huit années de l'invasion majeure qui était arrivée jusqu’à Beyrouth.

Cinquièmement : L'harmonie entre l'État et la résistance, entre les responsables de l'État et la résistance, a été un facteur important et influent. Ici, il faut mentionner Son Excellence le président résistant Émile Lahoud, qui a eu des positions courageuses et dignes. Nous mentionnons également Son Excellence le président résistant Nabih Berry, de par sa fonction officielle et son rôle à la tête du Mouvement Amal, qui a donné et offert beaucoup à ce parcours. Il fut parmi les protecteurs et les acteurs directs du soutien à cette résistance et à cette libération. Nous devons également mentionner Son Excellence le président résistant, le docteur Salim Hoss, un homme courageux qui a constitué avec les autres présidents la véritable force politique soutenant le processus de libération.
Nous sommes donc face à une immense réalisation. La Fête de la Résistance et de la Libération est celle de tous les Libanais ; c'est la fête des hommes libres dans le monde ; c'est la fête de la Palestine, car elle représente une victoire sur l'ennemi «israélien».
Ici, j'aimerais rappeler, même brièvement : qu'est-ce qui a été libéré ? Quelle est la cause de cette libération ?

Vous savez qu'en 1978, le 14 mars, l’ennemi «israélien» est entré au Liban. Il a envahi le sud du Liban. Malgré la résolution internationale 425 qui l'appelait à se retirer, il est resté sur un territoire de 500 kilomètres carrés pendant quatre années, c'est-à-dire de 1978 à 1982, jusqu'à la grande invasion «israélienne» de 1982 qui atteignit Beyrouth.

Quel était le prétexte de l'invasion de 1982 ? La présence de l'Organisation de libération de la Palestine et les combats menés par les Palestiniens sur le territoire libanais, ainsi que la sécurité «israélienne». Le président de l’OLP Yasser Arafat a quitté Beyrouth le 30 août 1982 en vertu d'un accord, soit environ trois mois après la grande invasion qui avait atteint Beyrouth. Les Palestiniens armés sont partis avec lui vers la Tunisie.

Par conséquent, il aurait été logique qu'«Israël» se retire immédiatement après cela. Mais il a attendu un mois et il a laissé se produire le massacre de Sabra et Chatila, dans lequel trois mille hommes, femmes et enfants ont été tués par l'ennemi «israélien» et ses agents à l'intérieur du Liban. Ces victimes étaient des Libanais et des Palestiniens, sans distinction.
Ensuite, «Israël» a quitté Beyrouth pour Saïda, mais il est resté deux ans et demi à occuper cette ville, tout le sud et la Békaa occidentale.
Par la suite, en 1985, face aux coups portés par la résistance et à partir du 16 février, les «Israéliens» se sont retirés de Saïda et de certaines régions du Sud. Ils se sont repliés dans ce qui a été appelé plus tard la «bande frontalière occupée», d'une superficie de 1 100 km² comprenant 168 villages.

De 1985 jusqu'à 2000, date de la libération, il y a eu quinze années d'occupation, accompagnées de la création de l'Armée du Liban Sud, dont la mise en place avait commencé en 1978 mais qui s’est développée davantage par la suite. À travers cette structure, «Israël» voulait consolider une zone sous son administration et sa direction, en préparation à sa transformation ultérieure en colonies «israéliennes».

Pourquoi «Israël» est-il resté s'il n'avait pas d'ambitions au Liban ? Yasser Arafat était parti, les Palestiniens étaient partis, et il n'y avait donc plus ni danger ni menace contre lui, comme il le prétendait. Mais il avait des ambitions expansionnistes ; cela doit rester présent à notre esprit. Ce sont les coups portés par la résistance qui l'ont conduit à partir.

Le 17 mai 1983, c'est-à-dire moins d'un an après l'invasion, alors qu'il se trouvait encore aux abords de Beyrouth, il a tenté de conclure l'Accord du 17 mai, qui aurait lié le Liban dans le cadre d’un accord sécuritaire et politique qui le transformait en protectorat «israélien».

Combien de temps les négociations ont-elles duré ? Trente-cinq rounds de négociations, du début de l'année 1983 jusqu'au 17 mai. Trente-cinq séances qui ont abouti à un accord humiliant. Mais cet accord n’a jamais été appliqué et il a été annulé au début de l'année 1984. Cela a constitué une expression de la libération et des résultats que la résistance avait réussi à obtenir. Ce fut l'une des étapes qui ont mené à la libération de l'an 2000.

Félicitations à tous pour cette grande libération, pour cette dignité retrouvée. Mais nous devons en tirer une leçon : «Israël» voulait occuper le territoire et y demeurer.

Deuxièmement :
Le 27 novembre 2024, l'État libanais a conclu un accord indirect avec l'entité israélienne afin de mettre fin à l'état d'agression et de clore la phase précédente dans laquelle nous étions engagés pour soutenir Gaza, puis la bataille d'«Ouli al-Baes » .
Cet accord était supposé mettre un terme à cette étape antérieure. Le Hezbollah a permis à l'État libanais, à travers ses institutions et à travers l'armée libanaise, de réaliser le déploiement de l'armée libanaise au sud du fleuve Litani.
L'accord est censé protéger la sécurité du Liban depuis son sud et protéger la sécurité de l'entité israélienne depuis le nord de la Palestine occupée.
Quinze mois de diplomatie n'ont servi à rien. L'État libanais a respecté ses engagements. Le Hezbollah a respecté ses engagements. La résistance a respecté ses engagements. «Israël», lui, n'a respecté aucun engagement.
Nous comprenons la faiblesse de l'État libanais et son incapacité à agir efficacement. Ils disent qu'ils sont impuissants, et nous les croyons lorsqu'ils le disent. Mais ne nous dites pas à nous que vous êtes impuissants ; dites-le à l'Amérique. Dites-lui aussi que vous êtes incapables d'imposer à l'intérieur du pays ce qu'elle souhaite pour servir «Israël».
Pourquoi vous exposez-vous ainsi ? Pourquoi leur dites-vous : «Nous réalisons ce que vous voulez» ? Pourquoi parlez-vous du monopole des armes par l’Etat et tentez-vous d'affronter les enfants de votre pays, la résistance, les habitants du Sud, et une grande composante de l'intérieur libanais en exécutant les ordres américano-«israéliens» ?
Nous ne vous demandons pas d'affronter le projet «israélo»-américain. Nous vous demandons simplement de ne pas le faciliter.
Nous vous l'avons dit à maintes reprises : faites attention et ne devenez pas des instruments du projet «israélo»-américain.
Comment un État peut-il se dresser contre son propre peuple ? Comment peut-il partager le même objectif politique que l'ennemi «israélien» ? Par Dieu, c'est quelque chose qui me paraît étrange.
Concession après concession, vous tenez une réunion du Conseil des ministres le 5 août, puis le 7 août, vous signez un document de capitulation, donnant tout à l'entité israélienne, alors même que cette dernière ne reconnaît pas ce document.
Puis ensuite, jour et nuit, vous brandissez le même slogan devant tout le monde : «monopole des armes, monopole des armes».
Et voilà que le 2 mars 2026, vous en arrivez à criminaliser la résistance et à considérer votre propre peuple résistant, cette grande composante avec tous ses partisans et sympathisants, plus de la moitié du peuple libanais, comme hors-la-loi parce qu'ils défendent leur terre et se défendent eux-mêmes.
Étrange, vraiment étrange, votre attitude !
J'appelle le gouvernement libanais à revenir sur ces décisions afin qu'il puisse gérer les dossiers correctement et avec fermeté, et afin qu'il soit aux côtés de son peuple.
Le projet d'«Israël» est un projet d'extermination de la résistance. Il faut bien comprendre cela. L'expérience de la grande invasion israélienne de 1982 montre clairement ce que veut «Israël». L'expérience de la non-application des accords et de l'agression permanente qui ne cesse jamais le montre également clairement.
Les déclarations de Netanyahu et de tous les responsables «israéliens» au sujet du «Grand Israël» sont elles aussi claires et n'ont pas besoin d'interprétation.
Le projet d'«Israël» est l'élimination de la résistance, du peuple de la résistance, et l'occupation progressive de l'ensemble du Liban dans le cadre du projet du «Grand Israël».
Quant à l'Amérique, elle n'est ni médiatrice ni impartiale. L'Amérique dirige «Israël» selon ses propres intérêts et exerce des pressions sur le Liban afin d'obtenir gratuitement des concessions.
Les sanctions imposées par l'Amérique contre plusieurs députés du Hezbollah, plusieurs responsables du Mouvement Amal, l'ambassadeur iranien au Liban, un officier de l'armée libanaise et un officier de la Sûreté générale, sont des sanctions destinées à exercer des pressions. 
Les Américains sont incapables, par le droit, par la logique, par la réalité pratique et par la volonté populaire libanaise, d'atteindre leurs objectifs. Ils essaient donc de recourir à ce genre de méthodes.
Ces sanctions ne feront que renforcer notre fermeté. Elles constituent la preuve que nous avons de l'influence.
L'État aurait dû dire quelque chose. Le gouvernement aurait dû dire quelque chose, ne serait-ce que quelques mots, une protestation...Mais les responsables ont répondu : «Nous nous contentons de ce qu'ont déclaré les services de sécurité.»
Pour eux, cela semblait insignifiant et sans importance. Pourtant, lorsqu'il s'agit de nous, il ne reste plus personne qui ne fasse une déclaration.
Avez-vous peur de l'Amérique ? De quoi avez-vous peur?
Dites simplement que vous n'êtes pas d'accord. Nous ne vous demandons rien de plus.
Quoi qu'il en soit, si l'Amérique devient encore plus agressive, il ne lui restera plus rien au Liban, parce qu'elle détruira le Liban sur la tête de ses habitants et sur la sienne également.
Que l'Amérique sache donc que ce n'est pas ainsi qu'elle préservera ses intérêts. Il lui est impossible d'affronter un nombre aussi important de personnes, plus de la moitié du peuple libanais.
Mieux encore, je vous le dis avec une grande conviction : tout le peuple libanais rejette cela, mais certains ont leurs propres calculs politiques.
Le maximum que peut exiger «Israël», c’est d'assurer la sécurité de ses colonies, et le maximum auquel le Liban peut répondre, c’ est de demander la sécurité pour les deux parties. Autrement dit, «Israël» ne peut pas obtenir la sécurité de ses colonies sans garantir en retour la sécurité du Liban.
Quant au désarmement, il s'agit d'un désarmement de la capacité défensive du Liban, de la capacité de la résistance, de la capacité de ce peuple, en préparation à son extermination.
Que ce soit clair : le désarmement, c'est l'extermination, et cela, nous ne pouvons l'accepter.
Tous les faits prouvent que nous, ainsi que notre peuple, sommes confrontés à un véritable danger existentiel en tant que peuple, patrie, groupe et forces soutenant la résistance.
Ne regardez-vous pas les rapports ? Ne regardez-vous pas les déclarations ? Ne regardez-vous pas les faits sur le terrain ? Face à un danger existentiel, comment voulez-vous que nous agissions ?
Vous nous dites : «Nous sommes contraints en tant qu'autorité.»
Contraints à quoi ?
Ils disent qu'ils sont contraints à cause de la pression américaine. Que vous disent-ils exactement ? Dites au peuple libanais ce qu'ils vous demandent.
Moi, je vais le dire : ils leur disent qu'il faut éliminer ces gens-là.
Et vous, que nous dites-vous lorsque vous vous adressez à nous en tant que résistance ?
Vous nous dites : «Aidez-nous» — je vais simplifier cela pour que tout le monde comprenne.
Que demandent les autorités ?
Elles nous disent : «Aidez-nous à vous désarmer afin qu'Israël puisse plus facilement entrer partout au Liban, vous tuer, vous contraindre à l’exode, occuper ce qu'il veut, puis poursuivre le peuple de la résistance sur les plans social, culturel, politique et existentiel pour en finir totalement avec lui. Aidez-nous, parce que nous leur avons fait une promesse, et alors ils nous laisseront vivre dans ce pays.»
Autrement dit, vous nous dites : «Aidez-nous à vous tuer afin que nous puissions vivre» ?
Y a-t-il une personne raisonnable qui ferait cela ?
Y a-t-il quelqu'un doté d'un honneur national qui ferait cela ?
Y a-t-il quelqu'un qui souhaite vivre avec les enfants de sa patrie sur une même terre et qui agirait ainsi ?
Et vous dites que vous êtes les autorités ?
Les autorités n’ont pas le droit d'agir contre leur propre peuple. Elles représentent le peuple ; elles doivent faire ce que veut ce peuple, et non ce qu’elles veulent sous la tutelle américano-«israélienne». Elles ne peuvent pas faire ce qu’elles veulent.
Les autorités sont responsables de la protection et de la souveraineté.
Aujourd'hui, à l'occasion du centenaire de la Constitution libanaise, les autorités sont-elles en train de respecter la Constitution libanaise ? Dans la confrontation avec l'ennemi israélien ? Dans la coexistence ? Dans la protection de la patrie ? Dans la réalisation de la souveraineté ? Dans l'expulsion d'«Israël» ?
Tous les citoyens sont protégés par la Constitution. Aucune autorité n'a le droit de servir le projet israélien sous peine d'être poursuivie en justice pour manquement à ses devoirs et pour violation de la Constitution.
Il existe des principes de base à partir desquels nous agissons. Je vais en citer quatre :
Premièrement : «Israël» est un ennemi expansionniste, et aujourd'hui il attaque et veut s'emparer de tout le Liban ainsi que de la région.
Deuxièmement : nous devons tous nous unir pour faire face à l'agression qui a causé destruction et mort, cette agression qui tue les civils.
En moins de trois mois, le nombre a dépassé 3 130 martyrs et plus de 9 500 blessés. Comment appelons-nous cela ? De la sauvagerie.
Troisièmement : empêcher la discorde et les divisions internes, et travailler ensemble pour la stabilité.
Quatrièmement : appliquer les cinq points suivants :
•    arrêter l'agression terrestre, maritime et aérienne; 
•    obtenir le retrait complet d'«Israël» du Liban ; 
•    déployer l'armée libanaise au sud du fleuve Litani ; 
•    obtenir le retour des prisonniers ; 
•    permettre le retour complet des habitants jusqu'au dernier centimètre de la frontière libano-palestinienne et procéder à la reconstruction ; 
Après cela, il faudra discuter de la stratégie nationale, y compris de la stratégie de défense.
Tels sont les principes sur lesquels nous nous appuyons.
Que tous les entendent, les proches comme les lointains, les amis comme les ennemis.
Aujourd'hui, nous avons voulu tracer une feuille de route claire. Il y a sept points ; ce sont des questions pratiques sur lesquelles nous allons agir.
Premièrement : la résistance défendra la terre, le peuple et l'honneur. Quiconque nous affrontera aux côtés d'«Israël», nous l'affronterons comme nous affrontons «Israël». Les armes resteront entre nos mains jusqu'à ce que l'État libanais soit effectivement capable d'assumer ses responsabilités dans le cadre d'une stratégie nationale claire, programmée, comportant des critères applicables et mesurables.
Nous poursuivrons notre action.
Ce qui se passe aujourd'hui constitue l'une des étapes de l'échec du projet «israélien».
Regardez les affrontements qui ont lieu aujourd'hui dans le sud du Liban : cela signifie qu'«Israël» est en échec. «Israël» n'a pas réussi à atteindre ses objectifs.
Il tue les civils, détruit, déplace de force des villages entiers.
Que signifie cela ?
Cela signifie qu'il est en état d’incapacité. Il ne peut pas et ne pourra pas imposer sa sécurité.
Ce qui se passe aujourd'hui constitue une affirmation de la victoire du droit par la résistance, ainsi qu'une construction du Liban fort, digne et libéré, un modèle et un symbole.
Et je vous le dis — certains seront peut-être surpris — ce qui se passe aujourd'hui dans le sud du Liban est le début de la disparition d'«Israël», si Dieu le veut, avec les autres facteurs qui l'accompagnent, avec le jihad du peuple palestinien et ses grands sacrifices, car toutes les conséquences des guerres ouvertes par «Israël» se retournent contre lui à l'intérieur même de son territoire et lui causent des pertes très importantes.
Aujourd'hui, si nous regardons le Sud, chaque jour apporte son lot d'informations :
•    mort du commandant de la brigade 401 et de huit personnes dans le Sud ; 
•    mort du commandant d'une compagnie de l'unité «Maglan» ; 
•    mort d'un capitaine de la brigade «Golani» à Deir Seryan ; 
•    à Kawzah, un seul jeune homme tue un officier «israélien» ; 
•    le commandant de brigade à «Shomera» a été blessé ou tué ; 
•    le commandant d'une brigade blindée a été tué ou blessé ; 
•    les affrontements de Haddatha ont constitué un modèle en empêchant à huit reprises l'avancée «israélienne» sur un axe limité. 
Vous savez ce que les «Israéliens» ont déployé ?
Ils ont amené quatre-vingt-dix mille soldats et officiers.
Pensez-vous qu'ils seraient arrivés jusqu'à la première ligne dans le sud du Liban si nous n'avions pas appliqué et respecté l'accord du 27 novembre ?
Parce que, conformément à cet accord, nous avons quitté en tant que résistance la zone située au sud du Litani et l'armée libanaise en a pris le contrôle. Lorsqu'ils sont entrés, ils sont entrés dans une région où nous n'étions ni présents ni retranchés. Nous sommes venus d'autres endroits pour combattre et mener les affrontements.
Aujourd'hui, «Israël» déplace ses équipements d'un endroit à un autre. Il ne reste ni à Bayyada ni dans aucun autre des lieux concernés.
Il demande à ses soldats de se cacher.
Vous les voyez ramper comme des vers.
Vous les voyez se cacher des drones qui viennent vers eux.
Qu'est-ce que tout cela signifie ?
Tout cela est la preuve de la force de la résistance, de la force de son peuple et de la faiblesse de l'ennemi «israélien».
Des mesures ont été prises dans les colonies pour empêcher les rassemblements et interdire la circulation des grands autobus à «Nahariya», «Margaliot» et dans différentes colonies sur une profondeur d'environ six kilomètres.
Ils vivent une situation exceptionnelle.
L'ennemi a reconnu que, depuis le 2 mars, il avait enregistré 1 064 pertes, entre morts et blessés, soit une moyenne de quatorze par jour ; cela représente environ quatre cents par mois.
Lors de l'opération «Al-Asf al-Ma'koul», 338 véhicules de différents types ont été touchés et pris pour cible.
Après le 16 avril 2026, c'est-à-dire depuis un peu plus d'un mois, la résistance a mené 389 opérations, alors même que les «Israéliens» parlaient de trêve et de cessez-le-feu.
Ce qui se passe n'est pas quelque chose de simple.
Du côté de la résistance, il y a du courage, du sacrifice et de l'affrontement.
Du côté d'«Israël», il y a de véritables pertes.
Mais que fait «Israël» ?
«Israël» tue les gens, tue les civils, détruit les maisons.
Il ne combat pas réellement.
Sa présence n'est pas militaire ; c'est une présence criminelle, une présence d'extermination.
Vous voyez ce que les drones ont fait aux «Israéliens» ? Ils les ont étourdis et ils continueront à le faire.
Et je vais vous dire une chose : ce n'est pas seulement le drone qui a de la valeur. Celui qui fait la valeur du drone, c'est le résistant qui le dirige ; celui qui poursuit les «Israéliens» d'un endroit à un autre ; celui qui les filme ; celui qui montre la réalité à l'opinion publique. Sans les images prises par les drones, les «Israéliens» n'auraient jamais reconnu ces lourdes pertes. Et les drones continueront à les poursuivre, si Dieu le veut.
Deuxièmement : le monopole des armes, dans la phase actuelle, vise la résistance ; c'est un projet «israélien». Sortez de cette logique. Il n'existe rien qui s'appelle «monopole des armes». Il n'existe rien qui s'appelle «désarmement de la résistance».
Le désarmement suppose la fin de l'agression. Où est la fin de l'agression ? Lorsque vous mettrez fin à l'agression conformément aux cinq points évoqués, lorsque vous élaborerez une stratégie de défense, alors vous pourrez dire ce que vous voudrez.
La responsabilité des autorités libanaises est de protéger la souveraineté.
Vous êtes responsables. Responsables de quoi ? Responsables seulement de prendre vos droits sans accomplir vos devoirs ? Non. Vous êtes responsables de la souveraineté.
Je vais vous le dire : la souveraineté n'est pas seulement sécuritaire. La souveraineté est politique. La souveraineté est économique. La souveraineté est culturelle. Cela signifie que c'est le Liban qui décide de ce qu'il fait à l'intérieur de son pays, politiquement, économiquement, socialement et selon tous les critères.
La souveraineté, c'est aussi la réalisation du vivre-ensemble.
Si ce gouvernement est incapable d'assurer la souveraineté, qu'il parte.
Si vous êtes incapables de restituer les fonds aux déposants, si vous avez échoué dans chacune des étapes de la réforme, de l'économie et de la loi sur le déficit financier, dites-moi ce que vous avez accompli pendant un an et demi.
Si vous avez encore la capacité d'agir correctement, poursuivez votre travail. Mais si vous êtes incapables, alors partez.
Où est la souveraineté lorsque l'Amérique dirige les rouages de l'État libanais, contrôle ses politiques, recueille les informations, les résultats et les décisions, supervise l'administration et intervient dans certaines nominations ?
Où est la souveraineté politique ?
Nous n'avons pas de souveraineté politique ; nous sommes sous tutelle.
Et qui lui facilite la tâche ? Les autorités !

Quatrièmement : les négociations directes sont totalement rejetées.
Vous avez vu ce qui s'est passé avec l'Accord du 17 mai: trente-cinq cycles de négociations pour rien, sans résultat, sans utilité.
Les négociations directes constituent un gain pur et simple pour «Israël».
Surtout qu’il n’a rien donné. Même le cessez-le-feu fragile est venu d'Islamabad, à travers l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran. Ils ne vous ont rien donné. Vous n'avez rien réussi à obtenir.
Abandonnez les négociations directes.
Vous savez, même si cela relève des médias, peut-être allons-nous révéler quelque chose.
Je vous donne un conseil : abandonnez les négociations directes et faites pression sur les États-Unis. Dites-leur : «Nous ne répondrons plus à vos demandes.»
Alors ils accourront vers vous et vous diront : «S'il vous plaît, revenez, que voulez-vous pour que nous trouvions un accord ?»
Les Etats-Unis veulent le Liban. Ils veulent le contrôler. Ils veulent qu’il prenne une position politique.
Si vous ne lui facilitez pas la tâche, ils ne pourront rien faire.
Ne donnez donc rien aux Etats-Unis pour qu’ils le donnent ensuite à «Israël», et exercez la pression de manière appropriée.
Je vous conseille de les laisser ; ils finiront par vous courir après.
Vous disposez déjà du canal de négociation indirecte ; utilisez- le.
Revenez à l'entente nationale. Venez pour que nous nous assoyons ensemble, dialoguons ensemble et trouvons ensemble une solution.
Nous avons l'armée nationale libanaise ; nous pouvons nous appuyer sur ses mesures.
Toutes les questions peuvent être réglées à l'intérieur du pays. Mais ne soyez pas avec eux et ne nous poignardez pas dans le dos.
Vous n'obtiendrez rien. Vous n'obtiendrez rien. Je le répète.
Il vaut mieux pour vous être avec votre pays et avec votre patrie.
Cinquièmement : notre existence est menacée, et nous nous défendrons jusqu'à l'une des deux belles issues : la victoire ou le martyre.
Sur la voie de l'imam Hussein qui disait «Je ne vois dans la mort que le bonheur, et dans la vie avec les oppresseurs que l'ennui et l'humiliation.»
Si quelqu'un espère nous prendre quelque chose, il ne nous prendra rien.
Tous ces sacrifices sont consentis pour construire l'avenir, parce que nous voulons être libres et dignes, non des esclaves malheureux.
Ces sacrifices ne seront pas perdus.
Le Commandeur des croyants a dit :
«Tantôt la victoire était à nous sur notre ennemi, tantôt elle était à notre ennemi sur nous. Puis, lorsque Dieu a vu notre sincérité, Il a infligé l'humiliation à notre ennemi et nous a accordé la victoire.»
Tous ces meurtres et toutes ces destructions commis par «Israël» avec l'appui des Etats-Unis visent à nous faire plier.
Mais nous ne plierons pas, même si le monde entier voulait nous y obliger.
Le proche comme le lointain sauront que nous sommes les héros du terrain, les hommes de l'honneur, du patriotisme et de la dignité.
Nous resterons sur le terrain et nous ne nous plierons pas.
Nous sortirons de cette guerre la tête haute.
L'ennemi quittera notre terre humilié, vaincu et incapable de quoi que ce soit.
Nous reconstruirons les maisons.
Nos familles retourneront dans leurs foyers avec dignité.
Le sang de nos jeunes et de nos proches fera éclore la libération, pousser les cultures, édifier les constructions et assurer un avenir digne.
Dieu est avec nous, notre peuple est avec nous, et nous vaincrons l'ennemi, si Dieu le veut.
Nous annoncerons bientôt la troisième libération...
Sixièmement : nous avons parlé de la souveraineté sociale, qui relève de la responsabilité de l'État.
Or nous voyons régulièrement des rapports, des initiatives de certains ministres et des tentatives menées à travers le Conseil des ministres.
Ils disent qu'ils ont un problème appelé Al-Qard al-Hassan  («Le bon Prêt»).
Quel est le problème avec Al-Qard al-Hassan ?
Al-Qard al-Hassan est une institution sociale ayant un permis du ministère de l'Intérieur. Elle n'a aucun rapport avec les activités bancaires ou économiques. Elle accorde des prêts aux personnes dans le besoin.
L'année dernière, 300 000 adhérents en ont bénéficié : 300 000 personnes à revenu limité ou sous le seuil de la pauvreté.
Ces personnes ont reçu des prêts de mille dollars, deux mille dollars, cinq mille dollars, trois mille dollars, selon leurs besoins et leurs capacités.
Il existe également un système de garantie basé sur l'or. Il possède sa propre méthode de fonctionnement, mais il s'agit d'une méthode sociale sans intérêt usuraire ; c'est un service rendu.
Ce dossier, celui d'Al-Qard al-Hassan, ne présente aucune irrégularité juridique, selon toutes les preuves disponibles.
L'ennemi israélien et les Américains demandent la fermeture d'Al-Qard al-Hassan.
L'ennemi a bombardé ses agences sous prétexte qu'elles alimenteraient financièrement le Hezbollah.
Comment alimenteraient-elles financièrement le Hezbollah ?
Il s'agit de prêts bienveillants, sans intérêts.
Si vous ne le savez pas, lorsque le Hezbollah reçoit de l'argent, il le transporte dans des valises et le distribue en espèces ; cela n'a aucun rapport avec Al-Qard al-Hassan, ni de près ni de loin.
D'où viennent les fonds de Al-Qard al-Hassan ?
Ils peinent déjà à fournir les prêts qu'ils accordent.
Cette institution est une œuvre sociale indépendante.
Les attaques contre Al-Qard al-Hassan sont des attaques contre des centaines de milliers de pauvres et de personnes à revenus modestes.
Vous les rendez encore plus pauvres alors qu'il s'agit d'une action sociale.
Le peuple a le droit de descendre dans la rue, de faire tomber le gouvernement et de résister à ce projet «israélo»-américain par tous les moyens dont il dispose.
«Voilà qu'ils ressortent encore ce sujet !»
Ils préparent la fermeture d'Al-Qard al-Hassan.
Et plus encore : ils disent vouloir ensuite fermer les écoles, puis les hôpitaux.
Mais que faites-vous donc ?
À qui profite cette revendication ?
Votre devoir serait de construire des hôpitaux, des écoles, des institutions de prêts sociaux et tout ce qui peut aider les gens.
Vous ne le faites pas, et vous ne laissez personne le faire ?
Faites attention : ce projet est un projet israélo-américain.
Nous l'affronterons comme un projet israélo-américain.
Septièmement : ce qui se passe n'est pas un affrontement entre deux parties ; c'est une agression.
Ce qui se passe n'est pas une guerre des autres ; c'est une guerre pour notre existence.
J’appelle les responsables en leur disant : ensemble nous pouvons accomplir des miracles.
Vous disposez de la plus grande résistance qui ait humilié l'armée «israélienne».
Le monde commence à découvrir qu'«Israël» constitue un fardeau.
Profitez de cette force pour libérer le Liban et assurer sa souveraineté.
Soyez patients et ne vous précipitez pas.
Je m’adresse à notre peuple noble, digne et partisan de la résistance, de toutes les communautés et de toutes les régions : vous êtes devenus un modèle de fermeté et de sacrifice.
Vous remporterez la victoire, si Dieu le veut.
Et une grande récompense attend ceux qui ont accueilli et aidé les déplacés.
Le Très-Haut a dit :
«Ceux qui ont cru, émigré et combattu dans le chemin de Dieu, et ceux qui leur ont donné refuge et les ont secourus, ceux-là sont les véritables croyants...»
Aux résistants valeureux, je dis :
Vous avez désorienté les ennemis et fait échouer leurs plans par votre combat, votre courage et l'immensité de vos sacrifices.
Vous êtes la lumière éclatante de la libération et du triomphe de la vérité.
Vous construisez l'avenir radieux du Liban et de la région.
Vous brisez sous vos pieds le mythe de la puissance de l'ennemi «israélien».
Vous garantissez une vie digne à cette génération et aux générations futures.
La victoire vous est assurée :
«Si Dieu vous accorde Son secours, nul ne pourra vous vaincre.»
Toute notre fierté et notre admiration vont à nos martyrs parmi les résistants et à leurs familles, ainsi qu'à tous les civils sur l'ensemble des fronts de confrontation.
À leur tête se trouve le maître des martyrs de la nation, sayyed Hassan, sayyed Hachem, ainsi que tous les martyrs, les blessés et les prisonniers.
À propos, aujourd'hui c’est aussi  la commémoration du martyre de l'imam al-Baqir. Les martyrs sont sur une même voie.
Je souhaite mentionner particulièrement parmi les martyrs ceux de la Défense civile de l'Association islamique de santé, des Scouts Al-Risala et de la Défense civile libanaise. Ils ont accompli sur le terrain un travail de secours immense.
Si «Israël» poursuit les secouristes de la défense civile, frappe les hôpitaux et tue les enfants dans leurs maisons, que devons-nous dire face à cela ? Devons-nous simplement regarder ?
Je tiens également à saluer les journalistes et toutes les parties qui ont contribué à faire face à l'ennemi.
Ici, nous avons une dette morale envers le martyr commandant hajj Hassan Mustafa Nasser, le martyr Abou Mustafa al-Achqar. Comme les jours précédents correspondaient à la commémoration du quarantième jour de son décès, il mérite une mention particulière.
Ce martyr avait une valeur particulière. Il assumait la responsabilité du secteur du soutien avec des performances remarquables, une grande compétence militaire, un talent dans la gestion, du courage sur le terrain et une haute moralité.
Nous nous souvenons de lui.
Que Dieu fasse miséricorde à tous les martyrs.
À leurs âmes, nous dédions la prière Al Fatiha, accompagnée de la prière sur Mohammad et la famille de Mohammad.

Troisièmement : la Palestine

La Palestine restera la boussole. Nous continuerons à la soutenir et à l'appuyer. Gaza traverse aujourd'hui une souffrance immense.
Où est la paix à Gaza ? Il n'y a ni paix ni rien de semblable ; il n'y a qu'une mort au quotidien. Où sont les Arabes qui se mobilisent ?
Où sont les musulmans qui se mobilisent ? Où sont les États qui prétendent apporter leur soutien ?
La paix à Gaza est un mensonge. Nous présentons nos condoléances à Gaza pour le commandant général des Brigades Al-Qassam, Izz al-Din Haddad. Remarquez que même la Flottille de la liberté, qui est une initiative civile transportant un peu de nourriture et de médicaments, est interceptée par «Israël». Où sont les États du monde ? Je voudrais pourtant vous assurer que ce qui est fait aujourd'hui dans le monde, et ce que fait «Israël», ne durera pas et ne continuera pas. En dépit de ses grands sacrifices, la Palestine restera la boussole et nous resterons à ses côtés.

Quatrièmement : la guerre contre l'Iran
Qu'a donc fait l'Iran pour que l'Amérique et «Israël» lui fassent la guerre ?
Ils agressent ; l'agression est évidente aux yeux du monde entier.
Sous la direction de l'imam Khamenei, puis de l'ayatollah sayyed Mojtaba, le Leader Khamenei,  avec ce grand peuple, ses forces armées et les Gardiens de la Révolution, l'Iran a réussi à faire face à toute cette injustice et à humilier les Etats-Unis et «Israël».
Regardez : le monde entier observe.
L'Iran affronte seul cette immense puissance dominatrice que sont les États-Unis, soutenus de différentes manières par de nombreux pays : tantôt par leurs bases militaires, tantôt par leurs moyens matériels, tantôt par leurs renseignements, tantôt par leur solidarité politique.
Presque tout le monde fait face à l'Iran.
Mais l'Iran a tenu bon.
L'Iran sortira, si Dieu le veut, la tête haute.
Il deviendra une puissance exceptionnelle bénéficiant d'un statut international et un refuge pour le monde libre.
Heureux soit l'Iran pour cette position, ce rôle, cette solidité et cette puissance.
Si Dieu le veut, un accord sera conclu ; les signes précurseurs de sa conclusion sont déjà présents.
Et ainsi, nous serons également parmi ceux qui bénéficieront de cet accord, un accord mettant complètement fin aux actes hostiles.
Mais aujourd'hui, l'Iran est au sommet.

Je terminerai par un mot sur Bahreïn

Que fait le roi de Bahreïn ? Que fait l'autorité à Bahreïn ? Quarante-et-un savants religieux et leaders d'opinion sont jetés en prison parce qu'ils ont une orientation culturelle et intellectuelle, parce qu'ils ont une opinion politique et un point de vue.
Est-ce raisonnable ? C'est une affaire grave.
Ce que fait Bahreïn participe au déclin de ce gouvernement et de cette autorité qui pratique l'injustice.
Cette injustice n'est pas nouvelle ; elle ne date pas d'aujourd'hui. Ce qui se passe aujourd’hui n'est qu'une forme parmi d'autres.
Depuis des années et des années, cette autorité opprime, et de nombreuses personnes se trouvent dans les prisons.
Bahreïn doit revenir à la raison et libérer les détenus, car l'injustice ne dure pas et ne se stabilise jamais.
Nous continuerons à porter l'étendard de la vérité, de la libération et de la dignité, jusqu'à remettre cet étendard à l'imam Mahdi — que Dieu hâte sa noble apparition.
Que la paix, la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient avec vous.

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