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Imam des opprimés

Discours du secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naim Qassem 

Discours du secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naim Qassem 
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Au nom de Dieu

Nous sommes face à une étape dangereuse de l’histoire de notre région, de l’avenir de notre pays et de nos générations. L’ennemi sioniste criminel se ligue contre nous, avec le soutien et la direction du tyran américain injuste ; il est appuyé par les États de l’oppression, du colonialisme et par les vaincus qui courent derrière les restes qui leur sont laissés et qui baignent dans le sang du génocide et du meurtre des enfants et de la vie.

La résistance, ses proches et ses partisans, malgré leur petit nombre et leurs moyens modestes, se dressent face à la tyrannie des monstres humains. Ils offrent les martyrs dans leur plus belle et plus grande parure et ils empêchent l’ennemi d’atteindre ses objectifs, ils résistent et continuent de le faire… C’est cette voie qui mène à façonner l’avenir de notre pays, de nos générations et de notre région avec nos alliés et elle prépare un avenir rayonnant dans la dignité et l’indépendance. Nous suivons la parole du Très-Haut :

«Ô vous qui croyez ! Lorsque vous rencontrez des défis, soyez fermes et invoquez beaucoup Dieu afin de réussir. Obéissez à Dieu et à Son messager et ne vous disputez pas, sinon vous échouerez et perdrez votre force. Et soyez patients, car Dieu est avec les patients».
L’agression vise à dépouiller du droit, à occuper la terre et à façonner l’avenir par la force ; la résistance vise à libérer la terre et à rétablir la justice et le droit. Avec la résistance, l’ennemi est incapable d’atteindre ses objectifs, malgré son arrogance et sa tyrannie. Il n’existe pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continue. Il n’existe pas de mots suffisants pour condamner le ciblage des civils, des villages et des localités, la destruction et le meurtre des enfants, des femmes, des hommes et des vieillards. Nous patientons et nous résistons. Dieu Très-Haut est avec nous.

Le Liban est la partie agressée, et c’est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté. Quant aux allégations de l’ennemi israélien selon lesquelles il veut la sécurité de ses colonies dans le nord de la Palestine occupée, il les a obtenues grâce à l’application stricte par le Liban de l’accord du 27/11/2024 pendant quinze mois. Mais l’ennemi israélien n’a, de son côté, appliqué aucune clause de l’accord. Il l’a même violé plus de dix mille fois, il a tué cinq cents civils, blessé des centaines de personnes, détruit des milliers de maisons et de vies, et déplacé les habitants de leurs villages… tout cela parce qu’il n’a réalisé aucune étape vers le projet du «Grand Israël», et il ne le réalisera pas même si tous les monstres criminels de la terre s’unissaient à lui.

L’armée libanaise s’est déployée au sud du fleuve Litani en application de l’accord, et certains demandent : d’où viennent les résistants et les armes ? La résistance a choisi des méthodes adaptées à la phase actuelle et elle a tiré profit des leçons et des expériences passées. Tout le monde a vu la maîtrise de la résistance dans sa performance et les surprises qu’elle a réservées à l’ennemi sur le terrain. De plus, il n’est pas nécessaire désormais de rester fixé à une géographie donnée : les résistants viennent de nombreux endroits du Liban, assurent leurs armes appropriées et opèrent selon la tactique du harcèlement et du repli afin d’infliger le plus grand nombre de pertes aux soldats et officiers ennemis, et pour empêcher ce dernier de se stabiliser sur la terre qu’il a occupée. Il n’existe donc ni ligne jaune ni zone tampon, et il n’y en aura pas.

Avec notre foi et notre choix exclusif de récupérer notre terre, de la libérer et de ne pas nous rendre, nous réussirons inévitablement à l’empêcher d’atteindre ses objectifs ; surtout lorsque nous tirons profit de deux forces : la force de la résistance et celle de l’unité intérieure.

Car la résistance et ses partisans réalisent une performance légendaire qui a stupéfié l’ennemi comme l’ami ; ne la poignardez donc pas dans le dos. Nous ne vous appelons pas à adopter ses convictions ; nous vous appelons seulement à ne pas servir le camp des ennemis dans cette étape sensible. Quant au pouvoir, son devoir est de préserver l’unité nationale, de réaliser la souveraineté, d’ordonner à l’armée de défendre le pays, d’assurer la protection de tous les citoyens et de traiter les problèmes économiques et sociaux. Qu’il montre donc aux citoyens ses réalisations et ce qu’il a appliqué de l’Accord de Taëf, sans sélectivité ni interprétation erronée, et qu’il montre surtout qu’il est attaché à la Constitution et à la coexistence afin que sa représentation soit juste et sa performance efficace. Malgré sa faiblesse et son incapacité, il doit élaborer des plans et des programmes sur la base de la construction de l’État et de sa souveraineté ; et nous sommes prêts- comme nous l’avons toujours été en tant que soutien et assistance- à être à ses côtés dans le cadre de l’unité et de l’indépendance.

Existe-t-il un pays dans le monde dont le pouvoir s’accorde avec l’ennemi pour affronter sa propre résistance à l’occupation ? Il n’en existe pas. Nous invitons tout le monde à mettre en échec les objectifs de l’ennemi et à libérer la terre grâce à notre unité intérieure, afin de réussir ensemble à chasser l’ennemi et à permettre au pouvoir d’assumer ses responsabilités.

Quatre facteurs nous aident à traverser cette étape : la poursuite de la résistance, l’entente interne, le bénéfice tiré de l’accord irano-américain, et le bénéfice de tout mouvement international ou régional qui exerce une pression sur l’ennemi. Que le monde garde bien à l’esprit que la solution ne sera pas la capitulation. La solution avec l’ennemi ne réside pas dans la transformation du Liban, politiquement et militairement, en un pays faible et sous tutelle, ni dans une diplomatie entravée par la poursuite de l’agression, la pression de la tyrannie et la non-application des accords.

Nous sommes pour une diplomatie qui conduit à l’arrêt de l’agression et à l’application de l’accord. Pour une diplomatie de négociations indirectes, qui a donné des résultats dans l’accord maritime et l’accord de cessez-le-feu, tout en préservant les capacités du Liban qui sont son droit. Quant aux négociations directes, elles constituent une concession gratuite sans donner le moindre fruit. Elles servent le «Premier ministre» de l’ennemi, Benjamin Netanyahu, qui veut dessiner une image de victoire par la mise en scène et l’image, tout en poursuivant l’agression. Elles servent aussi Trump avant les élections de mi-mandat.

Ô jeunes de la résistance, vous façonnez l’avenir digne et vous offrez ce qu’il y a de plus noble et de plus honorable. Votre sang a arrosé la terre du Liban, qui est ainsi devenue inaccessible aux envahisseurs et à ceux qui veulent la brader. Votre bannière est celle qui demeure. Elle est aussi durable que la terre, le ciel, le soleil et l’air. Le sang des martyrs de la résistance, à leur tête le maître des martyrs de la nation, sayyed Hassan Nasrallah, sayyed Hachem Safieddine , ainsi que tous les martyrs et blessés, est la lumière qui éclaire notre route, tout comme les prisonniers et tous les sacrifices consentis.

Je voudrais saluer et exprimer tout mon amour pour nos partisans et les déplacés qui souffrent en permanence, sans broncher. Vous êtes devenus la fierté du patriotisme, le symbole du sacrifice et la force du soutien à la vérité. Je voudrais aussi remercier tous ceux qui ont accueilli, soutenu et aidé les déplacés, les simples citoyens, les communautés religieuses, les partis, les personnalités, les médias, le secteur de la santé, les responsables, les ministres et les institutions officielles. Je n’exclue personne, tous sont des gens de mérite et de don.

J’adresse une salutation particulière à ceux qui ont fondé la Rencontre nationale. Ils ont tenu sa grande réunion unificatrice et globale en soutien à la résistance, à la patrie, à l’unité, à la libération et à l’honneur. Vous avez donné l’image lumineuse du Liban par la réunion des forces, des partis, des personnalités et des organismes civils et indépendants, de toutes les régions et confessions. Vous avez aussi montré le Liban résistant, prometteur, rassembleur et libéré, dans toute sa beauté.


 

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