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Ormuz: 15 navires, dont trois superpétroliers iraniens chargés, ont franchi le détroit ce lundi

Ormuz: 15 navires, dont trois superpétroliers iraniens chargés, ont franchi le détroit ce lundi
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Par AlAhed avec AFP

Après la fin de la première séance de discussions, en Suisse, entre Téhéran et Washington, quinze navires, dont trois superpétroliers iraniens chargés, ont franchi le détroit d’Ormuz depuis ce lundi matin, selon la plateforme de suivi maritime Kpler.

Les Etats-Unis et l’Iran ont bouclé, tôt lundi le 22 juin, une première séance de pourparlers afin de mettre fin de manière durable à la guerre.

Selon le communiqué conjoint des médiateurs pakistanais et qataris, les deux parties sont convenues d’établir une «ligne de communication (…) avec l’objectif d’assurer un passage sûr pour les navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz», voie maritime stratégique par laquelle passe habituellement quelque 20 % des hydrocarbures mondiaux.

L’Iran avait annoncé sa refermeture après des attaques «israéliennes» contre le Liban.

Le trafic commercial doit être pleinement rétabli dans un délai de trente jours suivant le déminage du détroit, d’après le protocole d’accord.

Trois superpétroliers iraniens chargés ont franchi le détroit

L’Iran a intensifié le volume de brut qu’il fait transiter ouvertement par le détroit d’Ormuz, atteignant son niveau le plus élevé depuis le début de la guerre, selon des données de suivi des navires analysées lundi par l’agence de presse Bloomberg.

L’activité maritime reprend dans la région, tandis que Téhéran et Washington s’efforcent de parvenir à un accord de paix durable.

Selon Bloomberg, six millions de barils de brut iranien se trouvent à bord de trois superpétroliers sous sanctions américaines — l’Elva, le Virgo et le Vigor — qui ont traversé ce point de passage stratégique, tôt lundi, en provenance de l’île de Kharg, le principal terminal d’exportation de pétrole iranien.

Tous trois font route vers les eaux au large de Singapour, une zone connue pour le transbordement du brut iranien vers d’autres navires qui livrent ensuite ces barils à des raffineries en Chine.

Ce volume vient s’ajouter aux exportations récentes d’environ 20 millions de barils depuis le port iranien de Chabahar, dans le golfe d’Oman, transportés par onze pétroliers repérés par Bloomberg au cours des derniers jours.

Ces mouvements ont lieu après que les États-Unis ont levé, la semaine dernière, un blocus imposé depuis la mi-avril sur les navires faisant escale dans les ports iraniens.

Des méthaniers qataris vides franchissent le détroit d’Ormuz pour s’approvisionner en GNL

Dans le même contexte, quatre méthaniers appartenant à la filiale maritime du Qatar – ou sous contrat d’affrètement à long terme avec le pays – sont actuellement en train de franchir le détroit d’Ormuz pour s’approvisionner en gaz naturel liquéfié (GNL), selon les données de suivi des bateaux compilées par l’agence de presse Bloomberg.

Les navires traversent le détroit sans dissimuler leur position.

Il s’agit du plus grand volume de transporteurs de GNL vides à traverser cette voie navigable en une seule journée depuis le début de la guerre il y a plus de trois mois.

Quatre autres navires liés à l’émirat se trouvent à proximité de l’est d’Oman, tandis que plusieurs autres sont en route, d’après les données maritimes.

Le Qatar, deuxième exportateur mondial de GNL avant la guerre, dont les exportations représentent environ un cinquième de l’approvisionnement mondial, avait interrompu sa production au début du conflit entre les États-Unis et l’Iran, à la suite d’attaques contre ses installations de liquéfaction et de la fermeture du détroit.

Doha cherche désormais à reprendre l’essentiel de sa production dans les deux mois suivant l’ouverture sécurisée d’Ormuz.

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