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Promesse honnête

Cheikh Qassem: Nous annoncerons la troisième libération... Que le gouvernement démissionne s’il est incapable de garantir la souveraineté!

Cheikh Qassem: Nous annoncerons la troisième libération... Que le gouvernement démissionne s’il est incapable de garantir la souveraineté!
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Par AlAhed

Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a affirmé ce dimanche 24 mai que la Résistance est le fruit de l'engagement de l'ensemble des forces nationales et honorables, soulignant que la libération résulte de leurs efforts conjoints, ainsi que du rôle majeur de l'imam Sayyed Moussa al-Sadr (qu'Allah le ramène sain et sauf ainsi que ses deux compagnons). Elle s'inscrit également dans la lignée des orientations de l'imam Khomeini, qui avait déclaré qu'«Israël est un mal absolu», engageant le Hezbollah, dès sa fondation, dans la lutte pour la libération du territoire.

«Cette libération est le fruit du soutien, de la persévérance et des directives de l'imam Khamenei en Palestine et au Liban. La Résistance est aussi l’aboutissement du commandement du sayyed Hassan Nasrallah, le maître des martyrs de la Nation... Une direction historique qui a débuté avec le cheikh Ragheb Harb, s'est poursuivie sous la direction de l'ancien secrétaire général, sayyed Abbas al-Moussaoui, et a été portée par une jeunesse combattante, à l'image de haj Imad Moughniyeh et de ses compagnons», a-t-il affirmé dans une allocution télévisée diffusée à l'occasion de la Fête de la Résistance et de la Libération.

Il a également souligné que «la victoire découle de la complémentarité entre l’armée, le peuple et la Résistance». «L'harmonie entre l'État et la Résistance a constitué un facteur clé dans l'accomplissement de la libération».

À cet égard, il a martelé que «le désarmement de la Résistance équivaudrait à priver le Liban de sa capacité défensive, ouvrant la voie à son anéantissement, ce qui demeure inacceptable».

Cheikh Qassem a débuté son propos en présentant ses vœux aux musulmans à l'approche de l'Aïd al-Adha.

Il a souligné que cette commémoration est la fête de tous les Libanais, de tous les peuples libres du monde et de la Palestine, saluant au passage le rôle des présidents Émile Lahoud, Nabih Berri et Salim al-Hoss, qu'il a qualifiés de protecteurs de la libération.

Cheikh Qassem a rappelé que durant les 15 années d'occupation, marquée par la création de la formation dite «Armée du Liban-Sud», l'ennemi cherchait à concrétiser ses ambitions territoriales au Liban. Cependant, les frappes de la Résistance ont contraint les forces d'occupation à se retirer de la zone frontalière en 2000.

Il a également évoqué l'accord du 17 mai 1983, qualifié d'«humiliant», rappelant qu'il n'a jamais été appliqué et qu'il a été abrogé en 1984, ouvrant la voie à la libération de l'an 2000.

Abordant les développements plus récents, cheikh Qassem a indiqué que le 24 novembre 2024, l'État libanais était parvenu à un accord indirect censé mettre fin à l'occupation et aux agressions. Néanmoins, au cours des 15 mois qui ont suivi, les attaques «israéliennes» se sont poursuivies, l'État libanais se montrant incapable d'en imposer l'application.

«Nous comprenons la faiblesse de l'État libanais, mais qu'il admette son impuissance face aux Américains», a-t-il déclaré, déplorant une succession de concessions de la part des autorités libanaises ayant mené, le 2 mars 2026, à la criminalisation de la Résistance.

Et de préciser: «Nous ne demandons pas à l'État d'affronter directement le projet américano-israélien, mais il ne doit pas se positionner contre son propre peuple.»

Selon lui, le projet d'«Israël» vise l'éradication de la Résistance et l'occupation progressive du Liban.

Il a ainsi appelé le gouvernement libanais à revenir sur sa décision de limiter la détention des armes aux seules forces étatiques, afin de se tenir aux côtés de la population.

«Désarmer la Résistance revient à priver le Liban de ses capacités de défense, ouvrant la voie à son anéantissement», a réitéré cheikh Qassem, ajoutant: «Les autorités libanaises nous demandent de les aider à nous désarmer pour qu'Israël puisse ensuite entrer, tuer et déplacer notre peuple. Les autorités sont garantes de la souveraineté et de la protection ; respectent-elles ce que stipule la Constitution?»

Qualifiant «Israël» d'«ennemi expansionniste, cherchant à étendre son influence dans la région», il a affirmé qu'aucune autorité n'a le droit de servir les intérêts de ce projet.

Il a exigé l'arrêt des agressions, le retrait total d'«Israël», la libération des prisonniers et le retour des déplacés, soulignant: «Après cela, nous pourrons discuter de la stratégie de défense.»

Cheikh Qassem a réaffirmé que la Résistance défendra la terre et l'honneur: «Nous ferons face à quiconque se dresse contre nous, au même titre que nous affrontons Israël. Les armes resteront entre nos mains tant que l'État libanais ne sera pas en mesure d'assumer pleinement son devoir.»

Il a estimé que les événements actuels consolident l'existence d'un Liban fort et libéré, et que la situation au sud du pays marque le début de la fin d'«Israël», évoquant des pertes tangibles pour l'ennemi dans le Liban-Sud, face auxquelles ce dernier réplique en ciblant les civils et les habitations.

Il a mis en avant le rôle des drones de la Résistance islamique qui documentent les opérations militaires contre l'occupation dans les zones concernées, affirmant que sans ces images, l'ennemi n'aurait pas reconnu ses pertes.

Il a assuré que les drones de la Résistance continueraient à traquer les soldats adverses.

Soulignant que la souveraineté n'est pas uniquement sécuritaire, mais aussi économique, politique et sociale, il a qualifié le projet d'exclusivité des armes de «dessein israélien», lançant: «Si le gouvernement est incapable de garantir la souveraineté, qu'il démissionne.»

Il a dénoncé l'absence de souveraineté politique au Liban, qu'il estime soumis à la tutelle américaine, rejetant toute négociation directe qu'il considère comme un gain net pour «Israël».

Il a exhorté les autorités libanaises à abandonner ces négociations et à ne pas céder aux exigences américaines.

Et de poursuivre: «Revenez à l'entente nationale, car vous n'obtiendrez rien autrement. Notre existence même est menacée et nous nous défendrons jusqu'à obtenir l'une des deux plus belles issues: la victoire ou le martyre. Tous les sacrifices consentis visent à bâtir l'avenir. Les tueries et les destructions ont pour but de nous faire plier, mais nous ne plierons pas. Nous resterons sur le terrain et nous sortirons de cette guerre la tête haute.»

Il a ensuite lancé à l'adresse des combattants et du peuple de la Résistance: «Nous reconstruirons les maisons, nos concitoyens retourneront sur leurs terres, nous chasserons l'ennemi vaincu et nous annoncerons bientôt la troisième libération, si Dieu le veut. Vous brisez le mythe de l'ennemi israélien et la victoire vous est acquise.»

Cheikh Qassem a également qualifié l'offensive contre l'institution Al-Qard al-Hassan d'agression ciblant des centaines de milliers de personnes démunies et à faibles revenus, rappelant qu'il s'agit d'une œuvre sociale indépendante.

Il a affirmé que le projet visant à démanteler cette structure est d'origine américaine et qu'il sera combattu.

Dans ce contexte, cheikh Qassem a indiqué que la population est en droit de descendre dans la rue pour faire tomber le gouvernement et faire échouer le projet américano-«israélien».

Sur un autre plan, il a réaffirmé que la Palestine demeure la priorité absolue: «Nous resterons parmi ses soutiens», s'interrogeant sur l'inaction internationale alors que la «Flottille de la Liberté» (pour Gaza) civile est bloquée par «Israël».

Concernant l'Iran, cheikh Qassem s'est demandé: «Qu'a fait l'Iran pour être ainsi combattu par Washington et Tel-Aviv?», affirmant que Téhéran sortira de cette confrontation la tête haute pour avoir su tenir tête aux puissances hégémoniques mondiales. «La République islamique d’Iran s'imposera comme une puissance internationale de référence pour les peuples libres.»

Enfin, le Cheikh Qassem a exprimé le souhait de voir se concrétiser un accord de cessation totale des hostilités qui inclurait le Liban.

Par ailleurs, il a appelé les autorités de Bahreïn à libérer les dignitaires religieux et les citoyens détenus en raison de leurs opinions politiques ou religieuses.

Il a conclu son discours en déclarant: «Nous continuerons à porter le flambeau jusqu'à sa remise à l'imam al-Mahdi.»

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