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Imam des opprimés

L’esprit et la plume: La dimension intellectuelle et culturelle de l’imam Khamenei

L’esprit et la plume: La dimension intellectuelle et culturelle de l’imam Khamenei
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Par AlAhed - Mariam Hussein*

​Au-delà de son rôle de dirigeant politique et spirituel, le Leader de la Révolution islamique, l’imam sayyed Ali Khamenei, possède une facette souvent méconnue mais fondamentale de sa personnalité: celle d’un intellectuel de haut rang, d’un érudit et d’un amoureux passionné des lettres.

Sa culture, qui transcende les frontières géographiques et linguistiques, dessine le portrait d’un homme d’esprit nourri tant par les chefs-d'œuvre de la littérature mondiale que par le raffinement de la poésie classique.

​Une passion inconditionnelle pour la lecture

​Pour l’imam Khamenei, la lecture n’est pas un simple passe-temps, mais une hygiène de vie, une quête permanente de savoir.

Depuis sa jeunesse, il a développé un lien fusionnel avec les livres, accumulant une bibliothèque d’une richesse rare.

Ceux qui le côtoient décrivent un lecteur vorace, capable de naviguer avec aisance entre l'histoire, la philosophie, les sciences religieuses et la fiction.

​Cette passion se traduit également par un soutien indéfectible au monde de l'édition.

Sa visite annuelle, presque rituelle, à la Foire internationale du livre de Téhéran en est l'illustration parfaite.

Loin d'une simple obligation protocolaire, il y passe de longues heures à échanger avec les éditeurs, à s'enquérir des nouvelles traductions et à feuilleter les ouvrages avec l'œil avisé d'un critique littéraire.

Pour lui, le livre demeure le vecteur d'émancipation le plus puissant d'une société.

​Un regard éclairé sur la littérature étrangère: L'exemple des Misérables

​L’un des aspects les plus saisissants de la culture du Leader est sa connaissance approfondie des classiques occidentaux, et en particulier de la littérature française et russe.

L’esprit et la plume: La dimension intellectuelle et culturelle de l’imam Khamenei

Il a lu et analysé les œuvres de Romain Rolland, de Léon Tolstoï ou encore de Mikhaïl Cholokhov.

Cependant, c’est pour Les Misérables de Victor Hugo qu'il nourrit une admiration singulière.

​Sayyed Khamenei n’hésite pas à qualifier ce roman de «miracle de la littérature».

Selon lui, Les Misérables n’est pas qu'une simple fiction romantique, mais un chef-d'œuvre de sociologie et de plaidoyer humaniste.

Son analyse de l'œuvre est d'une grande finesse professionnelle: «À mon avis, Les Misérables de Victor Hugo est le meilleur roman écrit au cours de l'histoire. C'est un livre de sociologie, un livre d'histoire, un livre de critique et, par-dessus tout, un livre d'amour et d'affection.»

Il y voit une description d’une justesse inégalée de la condition humaine, de la pauvreté et de l'injustice sociale, prouvant ainsi sa capacité à apprécier la grandeur d'une œuvre par-delà les clivages idéologiques ou culturels.

​Un attachement profond à la poésie: Entre Persan et Arabe

​La poésie occupe une place sacrée dans le cœur de l’imam Khamenei.

Fin connaisseur du patrimoine persan – de Hafez à Ferdowsi –, il maîtrise également sur le bout des doigts la poésie arabe, qu'elle soit classique ou contemporaine.

Sa parfaite maîtrise de la langue arabe lui permet de saisir la subtilité, le rythme et la profondeur des métaphores des plus grands poètes de la Jahiliyya (l'ère préislamique) jusqu'aux figures modernes.

​Cet attachement se manifeste concrètement à travers les célèbres soirées poétiques qu'il organise régulièrement.

Lors de ces cercles littéraires, des poètes venus de divers horizons (Iran, Irak, Liban, Syrie) se réunissent pour déclamer leurs vers.

Sayyed Khamenei écoute avec une attention captivante, commente les structures métriques, salue la justesse d'une rime et critique parfois subtilement le choix d'un mot.

L’esprit et la plume: La dimension intellectuelle et culturelle de l’imam Khamenei

La mémoire prodigieuse du Leader et sa connaissance fine du milieu littéraire donnent parfois lieu à des moments d'une rare intensité.

Ce fut le cas lors d'une rencontre marquante avec le jeune poète iranien Sajjad Samani. Après que ce dernier eut déclamé ses vers devant l’assemblée, l'imam Khamenei s'est adressé à lui en demandant: «Es-tu le fils de la poétesse Maryam Sabbaghzadeh (la défunte poétesse iranienne connue sous le surnom de «Hamam»)?». Face à la réponse affirmative du jeune homme, le Leader lui a alors glissé avec bienveillance: «Attends un instant, je souhaite te transmettre les notes et remarques critiques que j'avais personnellement rédigées au sujet de la poésie de ta mère.»

Cette anecdote illustre non seulement sa proximité avec les cercles littéraires intergénérationnels, mais aussi la rigueur presque scientifique avec laquelle il suit et archive la production poétique de son pays.

Il conçoit ainsi la poésie non comme un art abstrait, mais comme le miroir de l’âme des peuples et un outil d'éveil des consciences.

​Un pont universel

​La stature intellectuelle de l’imam sayyed Ali Khamenei repose sur un équilibre rare entre l'enracinement traditionnel et l'ouverture sur le monde.

Pour le Leader de la Révolution, cette quête intellectuelle s'inscrit au cœur même de la foi, rappelant sa célèbre formule selon laquelle «l'Islam est le porte-drapeau de la lecture».

Cet aspect intellectuel démontre que, pour lui, l’esprit critique et la sensibilité artistique sont indissociables d’une vision globale du monde, faisant de la culture un pont universel capable de toucher l'essence même de l'humanité.

 

*Dans le sillage des adieux consacrés au Leader martyr de la Révolution islamique d’Iran, AlAhed publie une série d’articles, baptisée «Dans les pas du Leader», qui illustre des aspects de la vie de l’imam sayyed Ali Khamenei.

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