L’Iran appelle les BRICS à défendre les nations face aux sanctions et à la coercition
Par AlAhed avec agences
Les BRICS joueront pleinement leur rôle historique lorsqu’ils deviendront une plateforme de coopération sur un pied d’égalité, de respect mutuel, d’indépendance dans la prise de décision et de défense des droits des nations face aux monopoles, aux sanctions et aux politiques coercitives, a affirmé le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, dans un poste publié ce mercredi 13 mai.
Le haut responsable iranien, qui se trouve à New Delhi pour participer aux réunions préparatoires au sommet des ministres des Affaires étrangères des BRICS prévu jeudi et vendredi, a défini la participation active de la République islamique d’Iran au sein des BRICS comme «un choix stratégique visant à renforcer le véritable multilatéralisme, à élargir la coopération égalitaire et à contribuer à l’émergence d’un ordre plus juste dans les relations internationales».
Il a en outre mis en avant les atouts géopolitiques, énergétiques, de transit, scientifiques et humaines de l’Iran, affirmant que ce dernier est en mesure de jouer un rôle efficace dans l’agenda des BRICS en matière de développement équilibré, de sécurité économique, de connectivité régionale et de renforcement de la voix des nations indépendantes.
«S’opposer aux mesures coercitives unilatérales des États‑Unis, ainsi qu’à leurs effets illégaux et néfastes pour le développement, fait partie intégrante de la défense de la justice économique et du droit des nations au développement», a-t-il poursuivi, avant d’ajouter que «l’avenir du monde passe par la coopération, la justice et le véritable multilatéralisme».
M. Gharibabadi a réaffirmé que le sommet des BRICS représente une occasion en or pour débattre de l’avenir de la coopération du Sud global, de la réforme de la gouvernance économique internationale, de l’expansion du commerce indépendant, du renforcement des liens financiers et bancaires, ainsi que de la réduction de la dépendance à l’égard de mécanismes discriminatoires et unilatéraux.
À noter que le sommet des BRICS à New Delhi se tiendra alors que le groupe, composé du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine, de l’Afrique du Sud, de l’Égypte, de l’Éthiopie, de l’Indonésie, de l’Iran et des Émirats arabes unis, cherche à élaborer une position commune face à la guerre d’agression américano-«israélienne» contre l’Iran.
Téhéran a exhorté l’Inde, qui présidera les BRICS en 2026, à utiliser cette plateforme pour construire un consensus condamnant les agressions des États-Unis et d’«Israël».
Selon des sources, les principales divergences seraient apparues entre l’Iran et les Émirats arabes unis.
De nombreuses attaques américaines contre l’Iran lors de la guerre non provoquée déclenchée le 28 février ont été lancées depuis le territoire émirati, ce qui a conduit Téhéran à prendre pour cible des bases américaines situées dans ce pays arabe.
La guerre a provoqué une flambée des prix de l’énergie, poussant plusieurs pays membres des BRICS à adopter des mesures économiques d’urgence.
Lors de ce sommet, la Chine sera représentée par son ambassadeur en Inde, car le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi se trouve à Pékin pour recevoir le président américain Donald Trump.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est quant à lui attendu à la réunion.
Malgré les tensions, des responsables indiens ont exprimé l’espoir de parvenir à une déclaration commune à l’issue du sommet.
