Les Émirats arabes unis auraient secrètement frappé l’Iran pendant la guerre, affirme le Wall Street Journal
Par AlAhed avec agences
Les Émirats arabes unis ont mené eux-mêmes des opérations militaires contre l’Iran en avril, a rapporté le Wall Street journal alors que seuls les États-Unis et «Israël» revendiquaient jusqu’ici avoir participé aux attaques contre Téhéran.
Selon le quotidien américain, qui cite des sources anonymes, ces frappes des Émirats ont notamment visé début avril des installations pétrolières de l’île de Lavan, territoire iranien dans le Golfe. Après des frappes non attribuées sur ces installations, l’Iran avait lancé des attaques contre le Koweït et les Émirats arabes unis.
Le rapport ne précise pas si cette frappe a eu lieu avant ou après l’annonce d’un cessez-le-feu par le président américain Donald Trump. À l’époque, l’Iran avait reconnu qu’un site avait été attaqué par un ennemi non identifié.
Une source citée par le journal affirme que Washington aurait bien accueilli la participation d’Abou Dhabi, après le refus d’autres pays du Golfe de prendre part activement à la guerre contre l’Iran.
Les Emirats arabes Unis ont été la principale cible des missiles et des drones tirés par l’Iran en réponse à l’offensive «israélo»-américaine contre la République islamique déclenchée le 28 février. Du début de la guerre au 8 mai, le pays du Golfe a été la cible de plus de 551 missiles balistiques, 29 missiles de croisière et 2 263 drones, selon le ministère émirati de la Défense.
Dubaï fragilité par la réponse iranienne
Ces attaques ont visé des bases américaines et des infrastructures énergétiques, mais aussi des immeubles et des hôtels, abritant des soldats américains.
«Dès les premiers jours du conflit, il semblait n’être qu’une question de temps avant que nous n’assistions à une implication militaire accrue de divers États du Golfe dans cette guerre», a analysé dans les colonnes du Wall Street Journal H.A. Hellyer, chercheur au sein du Royal United Services Institute for Defense and Security Studies de Londres.
Ces attaques ont fracassé l’aura de stabilité dont jouissait notamment Dubaï, épicentre des affaires, du tourisme et des investissements dans la région avant le conflit. Les Émirats, proches alliés des États-Unis, avaient ainsi adopté un ton plus ferme que les autres pays du Golfe contre l’Iran.
Comments
