Iran: Un accord est possible si Washington rejette l’approche «Israël d’abord», dit le vice-président iranien
Par AlAhed avec agences
Le vice-président iranien Mohammad Reza Aref a affirmé samedi le 11 avril qu'un accord avec les États-Unis est possible si les négociateurs américains rejettent l’approche.
«Si nous négocions à Islamabad avec des représentants de l'approche “L'Amérique d'abord”, un accord bénéfique aux deux parties et au monde est probable. En revanche, si nous sommes face à des représentants de l'approche “Israël d'abord”, il n'y aura pas d'accord», a écrit M. Aref sur X.
«Nous poursuivrons inévitablement notre défense avec encore plus de vigueur qu'auparavant, et le monde en subira les conséquences», a-t-il ajouté.
L'agression criminelle américano-«israélienne» contre l'Iran a débuté le 28 février par des attaques aériennes qui ont entraîné le martyre de hauts responsables et commandants iraniens, dont le Leader de la Révolution islamique, l'imam sayyed Ali Khamenei.
Les forces armées iraniennes ont riposté en lançant des opérations quasi quotidiennes de missiles et de drones ciblant des positions «israéliennes» dans les territoires occupés, ainsi que des bases et des installations militaires américaines dans toute la région.
Le 8 avril, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a annoncé un cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan, après que les États-Unis ont accepté la proposition iranienne en dix points.
Une délégation iranienne de haut niveau est arrivée à Islamabad vendredi soir pour mener des négociations avec les États-Unis.
La délégation, conduite par le président du Parlement, Mohammad Baqer Qalibaf, est arrivée dans la capitale pakistanaise à bord du vol «Minab 168», en référence aux 168 écolières tuées par l'armée américaine le 28 février.
La délégation est composée de comités spécialisés couvrant les questions sécuritaires, politiques, militaires, économiques et juridiques.
Parmi les autres hauts responsables iraniens accompagnant la délégation iranienne figurent le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnaser Hemmati, et le secrétaire du Conseil de défense, Ali Akbar Ahmadian.
La délégation américaine présente à Islamabad est conduite par le vice-président J.D. Vance, qui est, lui aussi, accompagné des négociateurs Steve Witkoff et Jared Kushner.
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