Fadlallah: «Le Hezbollah combattra pour empêcher Israël d’occuper le Liban-Sud»
Par AlAhed avec agences
«Le Hezbollah continuera de combattre Israël pour empêcher son armée d’occuper le Liban-Sud», a affirmé mardi le député du bloc parlementaire « Fidélité à la Résistance», Hassan Fadlallah, affirmant qu’une telle occupation constituerait une «menace existentielle» pour le Liban.
«Vos enfants mènent aujourd’hui la bataille pour préserver l’existence du Liban dans ses frontières reconnues internationalement face au projet israélien renouvelé visant à déplacer les frontières (d'Israël) jusqu’au fleuve Litani», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au Parlement.
«Cet ennemi croit pouvoir reproduire la même expérience pour réaliser son rêve historique, qui restera un rêve impossible. Il a été surpris par l’état de préparation de la résistance, sa présence sur le terrain, la puissance de ses missiles et le courage de ses combattants», a-t-il poursuivi.
«Au cours de la quatrième semaine de l’offensive, l’ennemi n’a pas réussi à consolider ses nouveaux points d’occupation. Il est entré dans des villages frontaliers déjà détruits, profitant de l’engagement de la résistance au cessez-le-feu, alors qu’aucun combattant n’y était présent », a encore insisté l’élu.
«L’armée d’occupation a bombardé les ponts comme en 2006, visé les infrastructures électriques et hydrauliques, détruit les aspects de la vie civile et déplacé les habitants pour établir une zone tampon. Mais cela ne lui permettra pas d’imposer son occupation. Face à ce choix entre la soumission ou un coût élevé, nous n’avons d’autre option que la résistance», a-t-il ajouté. M. Fadlallah a ensuite assuré qu’«Israël n’attendait aucun prétexte et a déclaré ouvertement qu’il préparait ce projet», ajoutant que seul son «timing restait incertain, avant ou après la guerre contre l’Iran» qui a été déclenchée le 28 février.
«Le Liban se trouve à un moment décisif, menacé dans son existence en tant qu’État. Cela exige responsabilité, lucidité et unité nationale. Ce n’est pas le moment de divisions internes ou de tensions confessionnelles. La seule menace aujourd’hui est l’agression israélienne», a-t-il encore conclu.
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