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L’Iran prêt à répondre «avec férocité» à toute frappe américaine, même limitée

L’Iran prêt à répondre «avec férocité» à toute frappe américaine, même limitée
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Par AlAhed avec AFP

Téhéran a averti lundi que toute frappe des États-Unis, même limitée, le pousserait à riposter «avec férocité», après que Donald Trump a évoqué une telle option en Iran.

Le président américain, qui tente d'arracher à l'Iran un accord portant notamment sur le nucléaire, a ordonné un déploiement naval et aérien massif au Moyen-Orient.

«Il n'y a pas de frappe limitée. Un acte d'agression sera considéré comme un acte d'agression», a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Ismaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse.

Il était invité à réagir aux propos de Donald Trump qui a dit vendredi envisagé une frappe limitée contre l'Iran si les négociations échouaient.

«De bonnes chances de parvenir à une solution diplomatique»

«Tout État réagirait avec férocité à un acte d'agression au titre de son droit inhérent à la légitime défense, et c'est donc ce que nous ferions», a souligné M. Baghaï.

«Tout ce que je peux dire c'est que je l'envisage», avait répondu vendredi Donald Trump à la question suivante posée par la presse: «Envisagez-vous une frappe limitée si l'Iran ne conclut pas d'accord?»

Pour l'heure, le dialogue se poursuit: après deux sessions depuis début février, de nouveaux pourparlers indirects, confirmés par l'Iran et le médiateur omanais mais pas les États-Unis, sont prévus jeudi à Genève.

Le président américain avait indiqué jeudi s'être donné un délai de «dix» à «quinze jours» pour décider d'un éventuel recours à la force contre Téhéran.

Malgré ce nouvel avertissement, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, chef de file des négociations, a estimé dimanche qu'il existait «de bonnes chances de parvenir à une solution diplomatique sur un mode gagnant-gagnant».

Il a dit espérer remettre bientôt «une première version» de texte à l'équipe américaine, menée par l'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner.

Les précédentes discussions entre les deux pays avaient été stoppées net en juin 2025 par la guerre déclenchée par «Israël» contre l'Iran, à laquelle s'étaient associés les États-Unis.

Empêcher toute nouvelle escalade

Téhéran a mis en garde lundi à Genève contre le risque d’«escalade» au-delà des frontières de l’Iran en cas d’attaque.

«Nous appelons toutes les nations attachées à la paix et à la justice à prendre des mesures significatives pour empêcher toute nouvelle escalade», a déclaré Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, à la tribune de la Conférence du Désarmement.

«Les conséquences de toute nouvelle agression (contre l’Iran, ndlr) ne se limiteraient pas à un seul pays, et la responsabilité incomberait à ceux qui initient ou soutiennent de telles actions», a-t-il ajouté.

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