Téhéran met en garde contre le risque d’«escalade» régionale en cas d’attaque contre l’Iran
Par AlAhed avec AFP
L’Iran a mis en garde lundi contre le risque d’«escalade» au-delà de ses frontières en cas d’attaque, après que le président américain Donald Trump a évoqué une telle option en cas d’échec des pourparlers avec Téhéran.
«Nous appelons toutes les nations attachées à la paix et à la justice à prendre des mesures significatives pour empêcher toute nouvelle escalade», a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi, à la tribune de la Conférence du désarmement, à Genève.
«Les conséquences de toute nouvelle agression (contre l’Iran, ndlr) ne se limiteraient pas à un seul pays et la responsabilité incomberait à ceux qui sont à l’origine ou soutiennent de telles actions», a-t-il ajouté.
Pour l’heure, le dialogue se poursuit: après deux sessions depuis début février, le médiateur omanais a affirmé que de nouveaux pourparlers indirects se tiendraient jeudi à Genève.
L’Iran «reste attaché à la diplomatie et au dialogue, qui constituent la voie la plus efficace vers la désescalade et une sécurité durable», a soutenu M. Gharibabadi lundi.
«Les récentes démarches diplomatiques faites ici à Genève, qui se poursuivront ce jeudi, démontrent qu’il existe une nouvelle fenêtre d’opportunité pour des négociations visant à aborder les différends et à instaurer la confiance, à condition qu’elles reposent sur le respect mutuel, un traitement équitable et l’application non sélective des normes internationales», a-t-il relevé.
Les précédentes discussions entre Téhéran et Washington avaient été stoppées net en juin 2025 par la guerre déclenchée par «Israël» contre l’Iran, à laquelle s’étaient associés les États-Unis.
Donald Trump a récemment déployé d’importantes forces navales et aériennes au Moyen-Orient, disant envisager des frappes contre l’Iran à défaut d’un accord sur son programme nucléaire.
L’Iran a averti lundi que toute attaque américaine, y compris une «frappe limitée», le pousserait à riposter «avec force».
«Le droit de l’Iran» à disposer de l’énergie nucléaire pour un usage pacifique est «non négociable», a insisté M. Gharibabadi à Genève, soulignant que «ce droit ne peut être suspendu ou refusé de manière arbitraire».
L’ambassadeur chinois à cette conférence, Shen Jian, a de son côté souligné que son pays s’opposait «au recours à la force dans les relations internationales», et a appelé à «éviter de pousser la question du nucléaire iranien vers la confrontation».
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