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Négociations nucléaires Iran-USA: Araghchi met en garde contre les intentions d’«Israël»

Négociations nucléaires Iran-USA: Araghchi met en garde contre les intentions d’«Israël»
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Par AlAhed avec agences

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a réitéré ses avertissements concernant la volonté d’«Israël» d'entraîner les États-Unis dans une nouvelle guerre contre l'Iran, alors même que des négociations nucléaires ont repris entre Téhéran et Washington.

Interrogé lors d'un entretien accordé à Russia Today mardi, sur la visite du «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, où ce dernier devrait tenter de nuire au processus diplomatique, le chef de la diplomatie a qualifié Netanyahu de «belliciste» qui «n'aime ni la paix ni la diplomatie».

«Ces deux dernières années, il a attaqué sept pays de notre région», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, précisant que sa dernière cible était le Qatar, «un allié des États-Unis, un ami des États-Unis et de l'Occident».

Netanyahu «n'a d'autre solution en tête que la guerre» et a tenté à plusieurs reprises «d'entraîner les États-Unis dans une guerre contre l'Iran», a-t-il ajouté.

Le responsable a évoqué une précédente tentative d’«Israël», qui a poussé Washington à rejoindre «Tel-Aviv» à mi-chemin de la guerre imposée par ce dernier à la République islamique d'Iran en juin 2025.

Il a qualifié cette expérience de «désastre» pour l’entité sioniste et les États-Unis, faisant référence à la riposte décisive et victorieuse de l'Iran qui avait contraint «Tel-Aviv» à demander un cessez-le-feu par l'intermédiaire de Washington.

«Et s'ils tentent une nouvelle fois une expérience qui s'est soldée par un échec, le résultat ne sera pas différent», a déclaré M. Araghchi.

La visite du «Premier ministre israélien» devrait être l'occasion pour lui de tenter de convaincre le président américain d'inclure la question du programme balistique iranien dans les discussions.

Téhéran a catégoriquement exclu cette possibilité, considérant sa capacité balistique comme une composante essentielle de sa force de défense et, par conséquent, comme un droit souverain.

Concernant les pourparlers indirects, dont le dernier cycle s'est tenu vendredi à Mascate, la capitale omanaise, le diplomate a déclaré que les interlocuteurs de la délégation iranienne, notamment Jared Kushner, gendre de Trump, et Steve Witkoff, envoyé spécial américain pour la région, «s'efforçaient d'éviter la guerre et de trouver une solution diplomatique».

Le ministre a qualifié cette approche de «décision la plus judicieuse que le président Trump puisse prendre».

Il a toutefois rappelé une fois de plus que Netanyahu «n'apprécie guère le bon déroulement des négociations».

M. Araghchi a par ailleurs souligné que l'engagement de la République islamique d'Iran dans ce processus dépendait de celui des États-Unis, affirmant: «S'ils sont sérieux, ce dont nous ne sommes pas encore tout à fait certains, nous le sommes aussi.»

«L’Iran ne fait pas entièrement confiance aux États-Unis, mais un accord reste possible»

Le patron de la diplomatie iranienne a rappelé l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien (PGAC), conclu en 2015 entre l’Iran et les pays occidentaux (les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne).

Cet accord avait permis la levée de certaines sanctions liées au nucléaire imposées à l’Iran en échange de limitations de son programme nucléaire pacifique.

Trois ans plus tard, cependant, Donald Trump s’est retiré de l’accord lors de son précédent mandat, a rétabli les sanctions et a même soumis l'Iran à des mesures coercitives unilatérales et illégales supplémentaires.

M. Araghchi a rappelé ces événements, tout en faisant une nouvelle fois référence à la trahison américaine du processus diplomatique en juin 2025, soulignant qu’à la lumière de ces expériences, l’Iran ne faisait pas entièrement confiance aux États-Unis.

«Ce fut une très mauvaise expérience pour nous», a-t-il déclaré, ajoutant que Téhéran avait besoin d’une «garantie tangible» qu’un tel scénario ne se reproduirait pas.

S’appuyant sur ses vingt années d’expérience dans les négociations nucléaires, le ministre des Affaires étrangères a déclaré croire qu’un accord avec Washington restait possible.

«Un tel accord pourrait même être meilleur que le PGAC», a-t-il souligné, précisant avoir chargé son équipe d’élaborer une proposition concrète garantissant le caractère pacifique du programme nucléaire iranien, tout en préservant ses droits à la technologie nucléaire pacifique pour la production d’électricité, la médecine, l’agriculture et d’autres usages civils.

Le ministre a réitéré le rejet catégorique de la République islamique d'Iran de toute discussion portant sur d’autres sujets que le nucléaire, tels que le programme balistique iranien ou l’influence et les relations régionales.

«L’Iran privilégie la diplomatie, mais se défendra si nécessaire»

La République islamique d'Iran privilégie la diplomatie, a conclu M. Araghchi, tout en soulignant que le pays était également prêt à se défendre contre toute nouvelle agression.

Le responsable a averti qu'en cas de toute nouvelle offensive militaire américaine contre le territoire iranien, les forces armées du pays cibleraient bases, ressources et installations américaines, tout ce qu'ils détiennent dans la région.

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