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Comment Jeffrey Epstein a-t-il justifié ses crimes?

Comment Jeffrey Epstein a-t-il justifié ses crimes?
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Par Mohammad Hammoud*

La conviction selon laquelle une élite choisie opère dans un cadre éthique différent du reste de l'humanité demeure un point commun effrayant dans les modèles de maltraitance systématique et de violence parrainée par les États. Selon le «Jerusalem Post», le rabbin Ovadia Youssef a déclaré lors d'un sermon en 2010 que les «Goyim» ne sont nés que «pour servir le peuple d’Israël».

Ce discours encadre l'idée de supériorité inhérente, suggérant que les non-Juifs existent exclusivement au bénéfice d'une classe supérieure imaginée. Pour un esprit comme celui de Jeffrey Epstein, de telles croyances peuvent servir de protection théologique, lui permettant de voir les victimes non pas comme des êtres humains dotés de droits, mais comme des outils de satisfaction.

En adoptant la croyance selon laquelle les autres existent uniquement pour le servir, le prédateur peut transcender l'empathie et les contraintes légales qui régissent la société civile.

Le déni de l'humanité comme condition préalable

Cette hiérarchie entre le maître et le vassal trouve des racines profondes dans certaines interprétations radicales de textes anciens qui distinguent entre les «élus» et les «nations». Comme documenté dans la bibliothèque virtuelle juive, un passage talmudique (Kritout 6b) interprète l'expression : «Vous êtes appelés être humain [Adam], tandis que les nations du monde ne sont pas appelées être humain». Bien que des chercheurs contemporains débattent les implications linguistiques, une personne atteinte de troubles mentaux, comme Epstein, cherchant à justifier la maltraitance d'enfants non juifs, pourrait le lire comme un déni littéral de l'humanité pour ceux qui sont en dehors de sa tribu. Ce sentiment d'appartenance à une sorte différente - une sorte «bénie» même dans les actes de prédation - élimine les barrières morales traditionnelles qui protègent les vulnérables contre les dangers.

Légitimation de l'abus

Les preuves les plus claires de ce comportement «légitimé» se manifestent dans des définitions juridiques anciennes de l'âge et du consentement qui accordent plus de poids à l'auteur qu'à la victime. Des commentaires religieux sur le site Sefaria indiquent que la Michna (Nidda 5:4) fixe «trois ans et un jour» comme seuil légal, ce qui suggère que les relations sexuelles avant cet âge comportent des conséquences juridiques inférieures. Le New York Times a rapporté que des prédateurs influents construisent souvent des «mythes personnels» pour neutraliser leur sentiment de culpabilité, et de tels textes peuvent fournir une couverture intellectuelle pour ces distorsions. Lorsqu'ils sont interprétés dans leurs formes les plus extrêmes, ces textes peuvent amener le criminel à se convaincre qu'il agit selon un code moral distinct plutôt que d'accomplir un crime. Dans ce cadre, les victimes sont dépouillées de leur statut d'égalité et sont réduites à de simples outils.

La prédation financière comme un droit divin

Dans des interprétations marginales, la cruauté financière peut être considérée comme justifiée par Dieu. Un passage de (Baba Metzia 70b) permet de prélever des intérêts ou de l'argent supplémentaire sur les non-Juifs, tout en l'interdisant entre Juifs, et encadre cette autorisation comme une «obligation positive». Un lecteur littéral pourrait croire que l'extorsion de profits supplémentaires auprès des non-Juifs est religieusement permise. Cette croyance peut transformer le comportement financier exploitant en un droit moral, créant un «dépassement éthique» où la corruption se produit sans remords.

Violence d'État et impunité des élites

Ce mécanisme idéologique est visible dans les opérations militaires à Gaza et au Liban, où «Israël» utilise un discours extrême pour justifier la mort de milliers d'enfants. Selon le site Middle East Monitor, des secteurs radicaux au sein de l'institution militaire et politique soutiennent que la vie des non-Juifs est secondaire par rapport à leurs objectifs. L'adoption du récit de «Géants» reflète la même mentalité qui a protégé Epstein, où les victimes sont considérées comme des "sous-hommes", et donc non méritantes de compassion. Cela met en évidence une hypocrisie systématique dans les pays occidentaux qui prétendent défendre les droits de l'homme tout en permettant aux élites d'agir selon une loi distincte. Cette tolérance culturelle assure aux prédateurs liés à des réseaux de renseignement de demeurer sans châtiment.

Le complexe des renseignements

Le profil psychologique de ces prédateurs «messianiques» inclut souvent des connexions avec des services de renseignement et des réseaux élitistes pour éviter la responsabilisation. Le Wall Street Journal et le «Times of Israël» ont rapporté la relation étroite de Jeffrey Epstein avec l'institution politique israélienne, y compris l'ancien «Premier ministre» Ehud Barak, un lien qui lui a conféré un degré inhabituel d'accès et de protection. Cette protection de toute conséquence peut renforcer une estime de soi qui s'élève au-dessus des contraintes éthiques et juridiques ordinaires. Lorsque ce fait est associé à des systèmes de croyance qui décrivent certains groupes comme occupant un statut supérieur d'existence, cela permet un profond détachement de la souffrance infligée à ceux considérés comme des «goyim» ou réduits à de simples outils.

Sans affronter ces idéologies sous-jacentes, la justification de l'abus systématique et de la violence d'État continue d'être perçue comme des nécessités spirituelles ou stratégiques. Les systèmes juridiques, fondés sur une responsabilité exhaustive, restent incapables de punir des coupables qui croient que leurs actions sont justifiées par une déformation de leur perception du mandat divin.

*Article traduit de l'anglais 

 

 

 

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