noscript

Please Wait...

revolution iranienne 2026

Nucléaire iranien: La dilution de l’uranium à 60 % est conditionnée par la levée de toutes les sanctions

Nucléaire iranien: La dilution de l’uranium à 60 % est conditionnée par la levée de toutes les sanctions
folder_openIran access_time depuis une heure
starAJOUTER AUX FAVORIS

Par AlAhed avec sites web

Toute dilution potentielle d’uranium enrichi à 60 % dépendrait entièrement de la levée ou non de toutes les sanctions imposées au pays, a déclaré le directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami.

S’exprimant lundi 9 février à Téhéran en marge de l’inauguration du Laboratoire de «sûreté électrique et radiologique», M. Eslami réagissait aux récentes spéculations concernant un éventuel retrait de l’uranium enrichi du territoire iranien. Il a qualifié ces informations de «contenu divulgué par divers acteurs exerçant des pressions» sur l’Iran.

«Cette question n’a fondamentalement pas été à l’ordre du jour», a martelé M. Eslami, clarifiant qu’il se peut qu’un pays ait suggéré cette question pour améliorer la discussion, mais elle n’a pas été abordée lors des négociations.

L’Iran et les États-Unis ont tenu de nouvelles négociations nucléaires vendredi 6 février, les deux parties laissant entendre que de nouvelles discussions sont attendues prochainement. Les deux pays avaient déjà mené cinq cycles de négociations avant l’agression israélo-américaine de juin 2025.

Il est également à rappeler qu’en mai 2018, le président américain Donald Trump a retiré unilatéralement et illégalement les États-Unis de l’accord nucléaire et a rétabli les sanctions dans le cadre de la campagne dite de «pression maximale».

En réponse au désengagement des Américains et d’autres pays signataires envers l’accord nucléaire, dit PGAC conclu en 2015, l’Iran a repris son enrichissement d’uranium à 60 %, dépassant ainsi la limite de 3,67 % fixée par ledit accord. L’Iran possédait environ 400 kilogrammes d’uranium hautement enrichi avant l’agression israélo-américaine.

Interrogé sur la possibilité que le dossier nucléaire iranien soit saisi par le Conseil de sécurité de l’ONU, M. Eslami a souligné que l’issue dépendra entièrement de la volonté politique et de la sincérité des parties occidentales.

«S’ils sont sincères, abandonnent les prétextes nucléaires et cessent de créer des problèmes au peuple iranien, la situation changera. Cependant, leur stratégie actuelle, qui consiste à abuser de tous les moyens pour entraver le progrès du pays, est vouée à l’échec. Elle a échoué par le passé et échouera à l’avenir, que ce soit auprès du Conseil des gouverneurs ou au Conseil de sécurité», a assuré le chef de l’OIEA.

M. Eslami a réaffirmé que l’Iran opère dans le strict respect des garanties et du droit, soulignant que tout au long des années d’inspections intensives, aucun cas de non-respect n’a été constaté.

Critique du silence de l’AIEA face aux attaques

Le responsable du programme nucléaire iranien a fustigé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour son silence face aux attaques militaires contre les installations nucléaires iraniennes.

Il a souligné que l’Agence a le «devoir non rempli» de condamner les attaques contre des sites placés sous sa supervision et sa certification.

«Si nous sommes sous la supervision de l’Agence et que nous possédons ses accréditations, l’AIEA ne peut rester silencieuse ni adopter un comportement non professionnel ou politisé face à de tels incidents», a mis en garde M. Eslami.

Pour lui, l’Iran avait proposé, lors de la Conférence générale de l’AIEA, un plan visant à interdire les attaques contre les installations nucléaires sous garantie, mais les États-Unis l’ont formellement bloqué.

Concernant l’état actuel des interactions, M. Eslami a confirmé que la coopération se poursuit au sujet des installations qui n’ont pas été visées par les frappes militaires américano-israéliennes.

«Avec l’autorisation du Conseil suprême de sécurité nationale iranienne, des équipes d’inspection de l’AIEA ont visité et surveillé ces centres depuis le début du conflit», a détaillé M. Eslami.

Par ailleurs, il a ajouté que quelques sites restants devront être inspectés «dans les prochains jours», informant ainsi que la coopération technique demeure active dans le cadre des garanties.

 

Comments

//