Cheikh Qassem: La résistance est le seul choix face à l’agression américano-«israélienne»
Par AlAhed
Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a affirmé lundi le 9 février que «la résistance est le seul choix face à l’agression américano-israélienne», assurant que «nous pouvons contrecarrer le projet de l’ennemi grâce à la force militaire de la résistance, du peuple et de l’armée libanaise».
Lors de son discours pendant la cérémonie d’inauguration du Centre médical libanais, cheikh Qassem a déclaré que «le Liban possède un potentiel considérable, tant sur le plan populaire que géographique et pratique, pour devenir un pays développé», soulignant que «quiconque possède ces capacités peut hisser le Liban au sommet».
«L’ennemi israélien a des ambitions expansionnistes au Liban et dans la région, il recourt à l’agression pour réaliser son projet au détriment du Liban et de son progrès», a-t-il indiqué.
Cheikh Qassem a assuré que «nous pouvons contrecarrer le projet de l’ennemi grâce à la force militaire de la résistance, du peuple et de l’armée libanaise, qui a protégé, libéré et dissuadé Israël».
Et d’ajouter: «Le problème majeur et fondamental au Liban est l’occupation israélienne, la solution réside dans notre union pour faire face à cette agression».
«Toutes les pressions internationales visant à éliminer la résistance ont échoué»
«L’agression se poursuit depuis 15 mois, sa poursuite est liée à la fin de la résistance», a-t-il déclaré, soulignant que «quinze mois se sont écoulés, l’agression n’a pas réussi à mettre fin à la résistance».
Et de poursuivre: «Toutes les pressions internationales visant à éliminer la résistance ont échoué car elles violent le Pacte national et la Constitution, qui stipulent le droit à la résistance».
Cheikh Qassem a insisté que «les pressions exercées pour inciter à la discorde entre l’armée et la résistance ont échoué grâce à la sagesse des deux parties».
Il a par ailleurs indiqué que «les tentatives d’empêcher la reconstruction et d’imposer un blocus financier ont échoué». «Nous avons pu, grâce à la générosité des donateurs, rester aux côtés de notre peuple».
Cheikh Qassem a cependant confirmé que «la réunion entre les dirigeants du Mouvement Amal et du Hezbollah était une réunion de routine et n’avait pas pour but de régler un différend entre les deux parties».
«Personne ne doit s’immiscer entre nous et le président»
Plus loin dans ses propos, le secrétaire général du Hezbollah a martelé que «l’ennemi tentait d’isoler le sud du Liban».
«Le peuple est plus fort qu’avant la bataille d’Ouli al-Baas, car des sacrifices ont été consentis pour cette cause, pour la liberté et l’avenir du Liban et de la région», a-t-il ajouté.
Cheikh Qassem a par ailleurs insisté que «d’un point de vue national, le Président de la République Joseph Aoun et le Hezbollah sont favorables à la cessation des hostilités et à la libération du Liban». «Personne ne doit s’immiscer entre nous et le président».
Et de souligner: «Le problème central auquel le Liban est confronté est l’agression israélo-américaine qui convoite ses atouts».
Tout en indiquant que «le projet israélien ne s’arrêtera pas», cheikh Qassem a promis: «notre volonté non plus, nous resterons forts et nous résisterons».
Il a toutefois rappelé que «les grandes puissances avaient exercé diverses pressions sur le Liban et son armée pour désarmer la résistance, elles avaient contraint le gouvernement libanais à prendre une décision concernant le monopole des armes».
«Cependant, ces pressions sont restées vaines», a-t-il encore dit.
«L’alliance entre le Hezbollah et le mouvement Amal profondément enracinée»
Cheikh Qassem a ensuite affirmé que «les ennemis ont empêché la reconstruction sous le prétexte que le but escompté est le monopole des armes».
Et de réitérer: «Le peuple et la résistance sont un seul corps, les ennemis n’ont pu briser le lien qui les unit».
Dans le même contexte, il a insisté que «l’alliance entre le Hezbollah et le mouvement Amal est profondément enracinée, nous ne formons qu’un seul corps et parlons d’une seule voix».
Son Eminence a par ailleurs énumérer certaines violations exercées par l’ennemi «israélien»: «Les Israéliens tuent des civils pour semer la discorde, pulvérisent des pesticides toxiques sur les cultures afin de détruire toute vie, rasent des villages le long de la ligne de front et agissent avec une brutalité extrême, cherchant à isoler le Liban-Sud».
«Ces actions visent à exercer une pression immense et à éliminer toute présence, puissance ou entité qui s’oppose à Israël ou qui pourrait contribuer au redressement du Liban», a-t-il souligné.
La visite du Premier ministre au Liban-Sud saluée
Sur un autre plan, cheikh Qassem a révélé que «le président de la République subit une pression constante de la part de toutes les grandes puissances et des États arabes, qui l’exhortent à prendre des mesures pour semer la discorde entre l’État et la résistance et ses partisans».
«C’est à cette étape que se construit l’avenir, par l’unité nationale et la coopération entre l’État, l’armée, le gouvernement, le peuple et la résistance, nous bâtirons l’avenir du Liban», a-t-il insisté.
Il a de même appelé a «se concentrer sur deux objectifs: stopper l’agression sous toutes ses formes et sortir le Liban de sa crise financière, économique et sociale».
Cheikh Qassem a cependant salué la visite du Premier ministre Nawaf Salam au Liban-Sud. «C’est une étape positive et importante sur la voie de la reconstruction du Liban».
Il a enfin appelé le gouvernement libanais à «prêter attention à Tripoli, cette ville ancienne et généreuse». «Nous devons être solidaires du peuple de Tripoli, c’est une responsabilité nationale».
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