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Sayyed Nasrallah à l’occasion du 25 mai: L’accusation venant d’assassins n’a aucune valeur

Sayyed Nasrallah à l’occasion du 25 mai: L’accusation venant d’assassins n’a aucune valeur
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Soraya Hélou

Clarté, précision, franchise, autant de mots qui qualifient spontanément le discours du secrétaire général du Hezbollah sayyed Hassan Nasrallah à l’occasion de la onzième célébration de la libération. Critiqué dans certains milieux politiques pour sa prétendue attitude « des deux poids deux mesures » concernant les révolutions arabes, le secrétaire général du Hezbollah a expliqué avec une logique irréfutable les critères de l’attitude de la résistance à l’égard de ce qui se passe dans le monde arabe.

En résumé, il a ainsi développé les raisons de l’appui de la résistance au régime syrien, en raison de son appui à la cause centrale arabe, celle de la Palestine, de son appui et de son aide à la résistance au Liban et en Palestine notamment, son refus d’exécuter les ordres et les directives américaines et enfin sa volonté profonde de procéder à des réformes politiques importantes. Il a ainsi clairement défini la politique du Liban à l’égard des tentatives américaines de faire adopter une résolution prévoyant des sanctions contre la Syrie au Conseil de sécurité en affirmant que le Liban sera contre. Il a même révélé que c’était là une des raisons de la dernière visite de Jeffrey Feltman au Liban.

En même temps, sayyed Nasrallah a démontré le piège tendu par l’administration américaine et par la communauté internationale aux Arabes soucieux de réformes et aspirant à plus de liberté et de démocratie, en cherchant sans vergogne à les acheter avec leurs milliards après avoir longuement appuyé les régimes qui les opprimaient. C’est donc ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie et en Egypte dans le cadre de la réunion du G8 à Deauville (en France) où les présidents Obama et Sarkozy comptent accorder près de 35 milliards de dollars aux nouveaux régimes arabes pour les acheter et les empêcher de jouir de leur liberté notamment en ce qui concerne le conflit israélo-arabe.

Sayyed Nasrallah a été très clair sur le sujet, rappelant à tous ceux qui l’écoutent qu’il ne faut jamais oublier la cause principale, l’existence de l’entité sioniste dans la région qui reste le principal souci de la communauté internationale, à sa tête les Etats-Unis.
Evoquant les accusations portées par le président Obama contre le Hezbollah qui a carrément parlé d’assassinats politiques et de voitures piégées, le sayed a remercié le président américain, parce qu’il a confirmé ainsi tous ses soupçons sur la politisation du TSL. En effet, en faisant cette déclaration, Obama a annoncé sans la moindre équivoque le contenu futur de l’acte d’accusation du TSL que le juge Fransen et le procureur Bellemare prétendent vouloir garder secret pour preuve de son indépendance. Le sayed a aussi eu cette phrase « Si un assassin vous accuse, ne soyez pas inquiets. C’est quand un homme juste vous accuse que vous devez l’être ». Autrement dit, les accusations émanant d’un Etat injuste et impliqué dans des assassinats politiques partout dans le monde ( il existe des livres écrits sur le sujet) et notamment au Liban, où il est de notoriété publique que les services américains ont posé une voiture piégée à Bir el Abed contre sayyed Mohammed Hussein Fadlallah en 1985, faisant une centaine de morts parmi les civils, n’ont aucune valeur.

Le sayyed a enfin rassuré tous ceux qui ont des doutes sur la question, déclarant haut et clair que les armes du Hezbollah resteront, et lançant à Netanyahu qu’il devrait mettre à jour ses informations au sujet du nombre des missiles entre les mains du Hezbollah. Pour lui, 12000 missiles est un chiffre ancien, il devrait donc faire son compte qu’il y en a bien plus…
Au sujet de la situation interne,  le sayyed a été aussi très clair, affirmant à ceux qui attendent du Hezbollah des pressions sur ses alliés, que le parti n’exercera aucune pression de ce genre. Il a aussi pour la première fois précisé qu’au sujet de la formation du gouvernement, il existe trois parties : le président de la République, le Premier ministre désigné et la nouvelle majorité. Il est donc injuste de faire assumer la responsabilité du retard dans la formation du gouvernement à la nouvelle majorité. Et, enfin, il a levé toute ambiguïté sur l’existence réelle de conditions américaines entravant la formation du gouvernement. 

Comme d’habitude, il a été franc, exposant toutes les données à ses auditeurs. Il a aussi conclu ce discours global par une note de confiance et d’optimisme, assurant que chaque jour qui passe montre la fragilité de l’entité sioniste qui a eu peur de dizaines de manifestants pacifiques marchant vers la frontière. Que serait-ce alors s’il y en avait des millions ?
L’avenir appartient donc à ceux qui résistent et qui croient dans leur victoire…

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