«Financements étrangers»: Les autorités «israéliennes» brandissent un nouveau prétexte pour étouffer la voix arabe aux élections
Par AlAhed avec sites web
Alors que les partis arabes renforcent leur poids à la «Knesset», des responsables «israéliens» réclament des enquêtes sur de supposés financements étrangers destinés à accroître la participation électorale des Palestiniens dans les territoires occupés en 1948, alimentant les accusations et les pressions politiques contre leur mobilisation.
La campagne d’incitation visant la participation politique des Palestiniens de l’intérieur des territoires occupés s’intensifie, sur fond d’inquiétudes au sein de la classe politique «israélienne» face à la progression de leur mobilisation électorale.
Selon la chaîne 12 «israélienne», le président de la Commission électorale a demandé au service de sécurité intérieure, le «Shabak», d’ouvrir une enquête urgente sur des soupçons de financements étrangers qui auraient pour objectif d’influencer le scrutin.
D’après ces informations, les soupçons portent sur des sommes importantes qui auraient été versées par des entités arabes afin d’accroître la participation électorale des citoyens arabes, par des moyens présentés par les institutions «israéliennes» comme illégaux.
De son côté, le quotidien «Israel Hayom», proche de la droite, affirme que les investigations portent notamment sur des transferts financiers en provenance de pays arabes, dont le Qatar et la Turquie, qui seraient liés à la mouvance des Frères musulmans. Ces fonds auraient pour objectif de renforcer la mobilisation électorale dans la société arabe et, selon le journal, de contribuer à faire tomber le «Premier ministre» Benjamin Netanyahu.
Les médias «israéliens» indiquent que les investigations se concentrent notamment dans le Naqab (Néguev), où la participation électorale aurait été particulièrement élevée, renforçant le poids des partis arabes dans le scrutin.
Pressions politiques et arrestations
La campagne ne se limite pas aux enquêtes sécuritaires. Elle s’accompagne également de déclarations politiques visant directement les dirigeants arabes. Le «ministre des Finances d’extrême droite», Bezalel Smotrich, a ainsi appelé à l’ouverture d’une enquête contre les responsables des partis arabes.
Sur le terrain, la police «israélienne» poursuit parallèlement des opérations d’arrestation visant plusieurs jeunes Palestiniens dans les territoires occupés, sous prétexte d’enquêtes sur de présumées falsifications électorales.
Selon des experts juridiques, la Commission électorale et le «Shabak» chercheraient à accélérer leurs investigations avant le 4 novembre, date annoncée pour la publication des résultats officiels définitifs. Cette échéance pourrait permettre aux partis de droite de déposer des recours et de contester la validité de sièges remportés par les listes arabes.
Le poids électoral arabe au cœur des enjeux
Cette offensive intervient alors que les résultats préliminaires attribuent 12 sièges à la Liste commune et 7 à la Liste unie à la «Knesset». Ces chiffres témoignent du poids de la représentation politique arabe dans le nouvel équilibre parlementaire.
Dans ce contexte, les accusations de financements étrangers et les appels à des enquêtes prennent une dimension politique majeure, alors que la participation des Palestiniens de l’intérieur constitue un facteur susceptible de peser sur les équilibres parlementaires et les perspectives de formation du prochain «gouvernement».
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