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L’Iran dit avoir eu de «très bonnes» discussions avec des responsables saoudiens, turcs et pakistanais

L’Iran dit avoir eu de «très bonnes» discussions avec des responsables saoudiens, turcs et pakistanais
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Par AlAhed avec AFP

L'Iran a qualifié de «très bonnes» les discussions lundi à Téhéran avec l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, faisant état d'un rejet commun de toute ingérence étrangère dans la région.

Cette rencontre visait à discuter des moyens d'empêcher un retour à la guerre au Moyen-Orient après une série d'avertissements «israélo»-américains.

L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, membres du pacte de défense dit de La Mecque, mais aussi médiateurs régionaux dans la guerre, n'ont pas commenté dans l'immédiat la réunion.

«Nous sommes tombés d'accord sur les conclusions suivantes: la sécurité de la région (...) doit être assurée par les pays eux-mêmes, et nous devons empêcher toute forme d'intervention étrangère», a indiqué le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï, à la télévision iranienne.

Pour la première fois depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l'Arabie saoudite avait dépêché à Téhéran son ministre de la Défense, Khaled ben Salmane, frère du prince héritier saoudien, spécialiste des missions diplomatiques sensibles.

Pour cette réunion qui a duré environ une heure, il était accompagné de hauts responsables de Turquie et du Pakistan.

La visite, a précisé la diplomatie saoudienne, s'inscrivait dans le cadre des efforts «pour favoriser la désescalade entre les parties à la crise actuelle et encourager le dialogue».

Déjà affecté par les frappes menées par l'Iran en représailles à l'offensive «israélo»-américaine lancée fin février, le royaume saoudien est ciblé par le mouvement de résistance yéménite Ansarullah depuis la reprise de son agression début juillet contre le Yémen voisin.

Et il redoute désormais une reprise de la guerre à grande échelle, «Israël» et les États-Unis ayant multiplié ces derniers jours les menaces contre la République islamique.

Appel à «l'unité régionale»

Khaled ben Salmane, le puissant commandant de l'armée pakistanaise, le général Asim Munir, et le directeur des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin, ont rencontré le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a appelé à «l'unité régionale», et le chef de la diplomatie Abbas Araghchi.

La réunion s'est terminée sans annonce concrète: les quatre pays ont simplement «convenu de poursuivre les échanges», selon la télévision d'État.

«Il est absolument essentiel de mettre fin à l'escalade», a exhorté le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, alors que le «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahu, fort du soutien de Donald Trump, estime que «renverser le pouvoir iranien est la seule option pour supprimer la menace iranienne».

«Il faut éviter, à tout prix, que ne se conjuguent une attaque militaire massive contre l'Iran et une attaque militaire massive iranienne contre les pays du Golfe. Les conséquences seraient inimaginables», a mis en garde le responsable onusien à l'occasion d'une visite au Caire.

En Égypte, le Parlement a approuvé lundi un soutien défensif à l'Arabie saoudite, mise à rude épreuve par d'intenses attaques de forces armées yéménites en octobre.

Son aéroport, fermé après une frappe meurtrière mi-octobre, peine à rouvrir: quelques liaisons aériennes ont repris dimanche et lundi.

Les combattants yéménites visent aussi régulièrement des infrastructures pétrolières du royaume, premier exportateur mondial de brut.

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