noscript

Please Wait...

sayyed-martyre2026

Gaza: 10 899 femmes en âge de procréer tuées par «Israël» en 2025

Gaza: 10 899 femmes en âge de procréer tuées par «Israël» en 2025
folder_openPalestine access_timedepuis 39 minutes
starAJOUTER AUX FAVORIS

Par AlAhed avec sites web

Le ministère palestinien de la Santé dans la bande de Gaza a publié son rapport annuel sur la santé maternelle et infantile pour 2025. Les données mettent en lumière l’ampleur des conséquences de la guerre d’extermination menée par l’occupation «israélienne» sur les femmes et les enfants, dans un contexte d’effondrement du système de santé, de destruction des hôpitaux et de dégradation des conditions de vie et d’alimentation.

Selon le centre d’information du ministère, le rapport dresse un état des lieux des services de santé reproductive, de planification familiale, de suivi des grossesses, de soins postnataux et de prise en charge des nouveau-nés. L’année a été marquée par des déplacements répétés, une réduction considérable des capacités des établissements de santé, une insécurité alimentaire croissante et une aggravation des besoins humanitaires.

Le bilan fait état de 10 899 femmes en âge de procréer tuées en 2025, ainsi que de 17 469 femmes blessées. Ces chiffres témoignent du lourd tribut payé par les femmes de Gaza au cours de la guerre et de ses conséquences.

Sur le plan démographique, 50 227 naissances vivantes ont été enregistrées en 2025, soit une baisse d’environ 9 % par rapport à 2022. Les centres de soins de santé primaires du ministère ont également recensé 7 402 grossesses à haut risque, révélant les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes enceintes dans des conditions sanitaires et matérielles extrêmement dégradées.

L’anémie menace les mères et les nouveau-nés

Les indicateurs sanitaires révèlent que 52,2 % des femmes enceintes à Gaza souffrent d’anémie. Après l’accouchement, cette proportion atteint 85 %, notamment en raison des pénuries alimentaires, du manque de compléments nutritionnels et de l’accès limité aux soins nécessaires.

La situation des nouveau-nés est tout aussi préoccupante. Selon le rapport, 6 182 d’entre eux, soit 12,3 % des naissances enregistrées durant l’année, ont dû être admis en unité de soins intensifs. Le taux de mortalité néonatale s’est établi à 9,1 décès pour 1 000 naissances vivantes, dont 61,7 % sont survenus au cours de la première semaine de vie.

Le ministère souligne par ailleurs que 98,4 % des accouchements ont eu lieu dans un nombre limité d’établissements de santé, fortement sollicités depuis la destruction de plusieurs hôpitaux et la mise hors service d’autres structures. Cette concentration des naissances accentue la pression sur les centres encore opérationnels et réduit leur capacité à répondre aux besoins croissants des mères et des nouveau-nés.

Le rapport met également en garde contre les conséquences de la malnutrition sur les femmes enceintes, les fœtus et les nouveau-nés. La dégradation de l’état nutritionnel des mères accroît les risques de complications pendant la grossesse et après l’accouchement, alors que l’accès à une alimentation suffisante et à des soins spécialisés demeure fortement limité.

Appel à une intervention internationale urgente

Face à cette situation, le ministère palestinien de la Santé appelle les partenaires locaux et internationaux ainsi que la communauté internationale à agir sans délai pour protéger les établissements sanitaires, garantir l’acheminement des médicaments, des compléments nutritionnels et des fournitures médicales, et rétablir pleinement les services de maternité et de pédiatrie.

Ces appels interviennent alors que les conséquences de la guerre menée par l’occupation «israélienne» contre Gaza depuis le 7 octobre 2023 continuent de peser sur la population. Les bombardements, les déplacements forcés, la destruction des infrastructures et les restrictions affectant l’accès aux ressources essentielles ont profondément fragilisé le système de santé et aggravé la crise humanitaire.

La guerre a fait plus de 250 000 morts et blessés palestiniens, selon le bilan cité dans le rapport, majoritairement des femmes et des enfants. Elle a également provoqué la disparition de plus de 11 000 personnes, déplacé des centaines de milliers d’habitants et entraîné une grave crise alimentaire, tandis que de vastes zones urbaines et résidentielles ont été détruites.

 

 

Comments

//