Plus de 1 300 médecins ont quitté «Israël» ces trois dernières années, selon une étude
Par AlAhed avec sites web
L’émigration des médecins «israéliens» s’est fortement accélérée ces dernières années. Selon une nouvelle étude de «l’Université de Tel Aviv» fondée sur les données du «Bureau central des statistiques», 1 369 médecins ont quitté «Israël» entre 2023 et 2025 pour une période prolongée, soit presque deux fois plus qu’entre 2013 et 2015.
Ils recensent 419 départs en 2023, 530 en 2024 — un record — et environ 420 en 2025, sur la base d’une estimation encore provisoire.
Les chercheurs considèrent qu’un médecin a quitté l’entité lorsqu’il a passé plus de 270 jours à l’étranger au cours de sa première année d’absence et qu’il n’a pas, par la suite, séjourné en «Israël» pendant plus de trois mois consécutifs.
Au-delà du nombre total, le profil des médecins concernés inquiète particulièrement les auteurs de l’étude. Environ 20 % de ceux qui ont quitté l’entité «israélienne» ces trois dernières années ont 45 ans ou plus, contre 14 % dix ans auparavant. En chiffres absolus, près de 270 médecins expérimentés sont partis entre 2023 et 2025, contre une centaine au cours de la période de référence précédente.
Au total, 116 ophtalmologues, dermatologues et spécialistes en oto-rhino-laryngologie (ORL) ont quitté «Israël», soit 6,2 % des médecins exerçant dans ces spécialités. Par ailleurs, 188 chirurgiens, représentant environ 6 % de l’ensemble des praticiens de cette spécialité, ont également quitté l’entité «israélienne».
La région de «Tel-Aviv» a enregistré le taux de départ le plus élevé, avec 5,4 % des médecins concernés, selon l’étude.
Cette tendance intervient alors qu’environ 24 % des médecins spécialistes exerçant dans les hôpitaux publics approchent déjà de l’âge de la retraite, selon des données récemment publiées par le «ministère des Finances».
Pour le professeur Itai Ater, l’un des auteurs de l’étude, cette évolution représente un risque direct pour le système de santé. Le départ de médecins seniors, parfois chefs de service ou spécialistes confirmés, ne réduit pas seulement les capacités de prise en charge des patients : il fragilise également la formation de la génération suivante.
Ater a averti que la principale source d’inquiétude résidait davantage dans l’évolution de la tendance que dans la situation actuelle elle-même, estimant que celle-ci pourrait encore s’aggraver après les élections générales «israéliennes» prévues le 27 octobre.
L’étude vient s’ajouter à d’autres indicateurs faisant état d’une hausse de l’émigration depuis «Israël». Une autre étude de «l’Université de Tel-Aviv», publiée en août, a révélé que 268 509 «Israéliens» avaient quitté l’entité «israélienne» entre 2023 et 2025 pour une durée d’au moins trois mois, un chiffre qualifié de record par le «radiodiffuseur public israélien KAN».
Des médias «israéliens» ont attribué l’augmentation des départs à la guerre, au coût élevé de la vie ainsi qu’à la crise politique entourant les efforts du «gouvernement» visant à réduire les pouvoirs du système judiciaire.
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