Crise financière dans l’armée «israélienne»: Pénurie de pièces et chars hors service au Liban, plusieurs bataillons blindés désactivés
Par AlAhed avec sites web
L’armée «israélienne» a décidé de désactiver plusieurs bataillons de blindés en raison d’une pénurie de pièces détachées, tandis que «des centaines de véhicules militaires endommagés lors des combats au Liban demeurent hors service», a rapporté jeudi 3 septembre le diffuseur public «israélien» «Kan».
Une situation qui affecte déjà la capacité opérationnelle de l’armée et sa faculté à mener une campagne sur plusieurs fronts, du Liban à l'Iran en passant par Gaza et la Cisjordanie occupée, selon le média, qui cite une source militaire.
«Les bataillons de chars souffrent d’un manque de pièces détachées et des centaines de véhicules détruits au Liban n’ont pas été réparés. Nous ne disposons pas d’une capacité suffisante pour transporter les troupes», a indiqué cette source.
Entre février et juin 2026, le Hezbollah a régulièrement affirmé avoir détruit ou gravement endommagé des chars lors des combats au sol contre les forces d’occupation «israéliennes» au Liban-Sud.
L'armée d’occupation a en outre mis en garde contre l’arrêt possible, dans les prochains jours, de la production d’obus pour les chars «Merkava» en raison d’un manque de financement, sur fond de crise de budget militaire, d’autres chaînes de production de munitions devant cesser leur activité ultérieurement.
La crise touche également le renseignement
Par ailleurs, la crise financière s’est étendue au renseignement militaire «israélien». Selon «Kan», les capacités de stockage dans le cloud seraient arrivées à saturation, poussant certaines unités à supprimer des données et des documents de renseignement afin de libérer de l’espace pour de nouveaux fichiers.
La chaîne indique également que les restrictions budgétaires ont conduit à la résiliation des contrats de plusieurs dizaines de militaires de carrière au sein de la Direction du renseignement, entraînant leur départ de l’armée.
Selon les médias «israéliens», l’armée d’occupation fait face à un déficit budgétaire estimé à environ 40 milliards de «shekels» (soit entre 11 et 13,4 milliards de dollars environ). D’après les avertissements formulés au sein de l’armée «israélienne», la pénurie de financements et de moyens logistiques aurait désormais un impact concret sur les capacités opérationnelles, limitant notamment sa capacité à maintenir la continuité de ses opérations et à faire face simultanément à des menaces provenant de plusieurs fronts.
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