83 % des «Israéliens» tiennent Netanyahu responsable du fiasco du 7 octobre, selon un sondage
Par AlAhed avec sites web
La pression politique sur Benjamin Netanyahu continue de s’accentuer en «Israël». Selon un sondage relayé par la chaîne 12 «israélienne», 83 % des personnes interrogées estiment que le «Premier ministre» porte une responsabilité dans l’échec sécuritaire du 7 octobre 2023.
Ce chiffre particulièrement élevé témoigne du poids que continue de représenter l’attaque du 7 octobre dans l’opinion publique «israélienne». Près de trois ans après les événements, la question des responsabilités politiques et sécuritaires demeure au cœur du débat intérieur.
Une majorité souhaite un autre «Premier ministre»
Le même sondage indique qu’une majorité des «Israéliens» préférerait voir un responsable autre que Benjamin Netanyahu occuper le poste de «Premier ministre».
Cette tendance s’inscrit dans une série d’enquêtes montrant une fragilisation de la position politique du chef du «gouvernement». Les résultats varient toutefois selon les candidats proposés et la formulation des questions.
La contestation ne porte donc pas uniquement sur la conduite de la guerre ou sur la situation sécuritaire actuelle. Elle concerne également la capacité de Netanyahu à continuer de diriger l’entité après l’échec majeur du 7 octobre.
Le bloc opposé à Netanyahu progresse
Selon les données rapportées par la chaîne 12, le bloc des partis opposés à Netanyahu arrive également en tête des intentions de vote, renforçant l’hypothèse d’une recomposition de la scène politique «israélienne».
Une demande croissante pour une commission d’enquête
Ces résultats s’inscrivent dans une série plus large de sondages montrant qu’une large majorité des «Israéliens» souhaite la création d’une commission d’enquête officielle chargée d’examiner les causes de l’échec du 7 octobre et d’établir les responsabilités.
Certaines enquêtes font état d’un soutien avoisinant 83 % à la création d’une commission d’enquête officielle et immédiate. Cette revendication est devenue l’un des principaux sujets de confrontation politique en «Israël», alors que Netanyahu est accusé par ses adversaires de chercher à retarder ou à éviter une procédure susceptible d’examiner les responsabilités du pouvoir politique et de l’appareil sécuritaire.
Une confiance qui s’érode
Les différents sondages témoignent également d’une dégradation de la confiance envers la gestion du gouvernement Netanyahu.
Certaines enquêtes indiquent que plus de 64 % des «Israéliens» expriment leur défiance ou leur insatisfaction à l’égard de la gestion actuelle du «gouvernement».
Cette érosion de la confiance touche plusieurs dimensions de l’action gouvernementale : la gestion de la guerre, la sécurité, la question des otages, les relations entre le pouvoir politique et les institutions sécuritaires, ainsi que la responsabilité de l’échec ayant précédé le 7 octobre.
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