L’Iran reconstruit l’axe de la résistance et se prépare à frapper «Israël» depuis plusieurs fronts, selon «Maariv»
Par AlAhed avec sites web
Téhéran chercherait à tirer les leçons des précédents affrontements en reconstruisant son réseau régional et en renforçant la coordination entre ses différents alliés, rapporte vendredi 4 septembre le quotidien «israélien» «Maariv». Le scénario le plus préoccupant pour «Israël» serait celui d’une confrontation simultanée impliquant plusieurs fronts, du Liban au Yémen en passant par Gaza et l’Irak.
Les services «israéliens» suivent avec une attention croissante les efforts attribués à l’Iran pour réorganiser son dispositif régional et restaurer les capacités de ses principaux alliés au Moyen-Orient. Dans une analyse publiée par le quotidien «israélien» «Maariv», cette évolution alimente les craintes d’un scénario de confrontation différent des précédents : une offensive coordonnée sur plusieurs fronts contre «Israël».
L’article intitulé «L’Iran se prépare à une campagne complètement différente – et en Israël, on suit la situation avec inquiétude», présente comme l’un des principaux scénarios étudiés par «Israël» la possibilité d’une mobilisation simultanée de plusieurs composantes de l’axe de la résistance.
Un scénario à plusieurs fronts
Selon l’analyse rapportée par «Maariv», l’Iran chercherait à éviter certaines des lacunes observées lors des précédentes confrontations et à améliorer la coordination entre ses partenaires régionaux.
Le scénario évoqué est celui d’une action militaire menée simultanément depuis plusieurs directions. L’Iran pourrait y jouer un rôle direct, tandis que le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza, Ansarullah au Yémen et des groupes de résistance en Irak constitueraient autant de leviers susceptibles d’être activés.
Pour «Israël», le danger résiderait moins dans l’action isolée de chacun de ces acteurs que dans la simultanéité de leurs opérations. Une telle configuration obligerait l’armée «israélienne» à répartir ses moyens entre plusieurs théâtres au moment même où elle devrait faire face à une éventuelle offensive iranienne directe.
Le Hezbollah au cœur des préoccupations
Dans ce dispositif, le Hezbollah représente un élément particulièrement important. Le mouvement libanais dispose d’une longue expérience du conflit avec «Israël» et constitue l’un des partenaires militaires les plus importants de Téhéran dans la région. Une éventuelle ouverture du front libanais en parallèle d’autres fronts pourrait donc considérablement compliquer la réponse «israélienne».
Les leçons du 7 octobre
L’un des enseignements attribués à l’analyse «israélienne» concerne la guerre déclenchée après l’opération Déluge d’al-Aqsa du 7 octobre 2023.
«Israël» estime que l’Iran et ses alliés pourraient chercher à tirer les leçons de cette période pour améliorer leur coordination lors d’une future confrontation.
De Gaza à la mer Rouge
Le changement de direction au sein du Hamas est très significatif dans ce contexte. Khalil al-Hayya, qui a été élu leader du Hamas en juillet dernier, entretient de bonnes relations avec l'Iran et a été au fil des ans l'une des figures les plus en vue du mouvement liées à Téhéran.
Al-Hayya renforce le courant au sein de la direction du Hamas, surtout qu'il s'efforce de maintenir la relation stratégique étroite avec l'Iran.
Actuellement, l'axe de la Résistance opère dans une réalité régionale différente de ce qu'elle était avant le 7 octobre, où l'Irak et le Yémen occupent une place centrale plus importante.
«Les estimations indiquent que l'affaiblissement du Hezbollah et la chute du régime Assad en Syrie ont accru l'influence des groupes en Irak et des Houthis au Yémen. En même temps, nous avons assisté à des exercices conjoints, au renforcement des relations opérationnelles et humanitaires, et à une augmentation de la coordination des décisions politiques et militaires entre les composants de l'axe», dit le journal.
