Iran: Sixième nuit consécutive d’attaques américaines, au moins 38 martyrs et 400 blessés
Par AlAhed avec agences
Les Etats-Unis ont lancé une nouvelle vague d’attaques dans la nuit de jeudi 16 juillet à vendredi 17 juillet contre les régions méridionales de l’Iran, faisant au moins 8 martyrs et 20 blessés. Les frappes de l’ennemi ont visé des infrastructures civiles, notamment des ponts, une gare ferroviaire et des quartiers résidentiels.
Dans la province de Hormozgan, les frappes aériennes américaines ont visé plusieurs ponts, dont le pont stratégique de Kahourestan, situé dans le département de Bandar-e Khamir qui servait de liaison entre Bandar Abbas et Lar dans la province de Fars.
Les attaques ont eu lieu alors que des véhicules traversaient les ponts, les précipitant dans le vide. On déplore au moins sept morts en martyr et neuf blessés.
Dans une autre attaque contre un quartier résidentiel de la ville portuaire de Bandar Abbas, au moins un civil a été tué alors que huit autres ont été blessés.
L’armée américaine a aussi frappé la gare de liaison ferroviaire de la ville, où deux personnes ont été blessées.
Des explosions ont également été signalées près de l’aéroport de Bandar Abbas, où au moins un projectile a touché certaines installations.
Ces frappes ont provoqué une panne dans une sous-station électrique située sur l’île de Kish, entraînant une coupure d’électricité dans la région.
Les frappes ennemies ont également visé l’aéroport d’Iranshahr, dans le sud-est de l’Iran, où trois explosions ont été entendues.
Les attaques ont fait au moins un blessé et endommagé des installations électriques ainsi que les réservoirs de carburant de l’aéroport.
Sixième nuit consécutive de frappes américaines
Selon le ministère iranien de la Santé, au moins 38 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tombés en martyre dans la vague actuelle de frappes américaines.
«Le nombre de blessés lors d’attaques américaines a dépassé les 400, et 38 compatriotes sont morts en martyrs» depuis le 22 juin, a écrit sur X Hossein Kermanpour, porte-parole du ministère iranien de la Santé.
Le bilan a été arrêté ce vendredi à 5 heures (heure à Paris).
Trois femmes et un mineur figurent parmi les morts, selon M. Kermanpour.
Les États-Unis ont également réimposé leur blocus naval des ports iraniens, accentuant les tensions dans la région.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé par communiqué que les forces américaines avaient détourné trois navires commerciaux qui tentaient de contourner le blocus, neutralisé un navire qui ne se conformait pas aux instructions et arraisonné un autre navire à des fins de vérification.
L’Iran met en garde contre des représailles régionales
En réponse à l’agression américaine, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et l’armée du pays ont lancé des frappes de représailles contre des installations militaires américaines dans l’ensemble de la région du golfe Persique.
Ces attaques sont intervenues après que le quartier général central Khatam al-Anbiya a averti que toute attaque américaine contre les infrastructures iraniennes conduirait la République islamique d’Iran à détruire les infrastructures de l’ensemble de la région.
«L’ennemi doit comprendre que s’il cible ne serait-ce qu’une seule infrastructure iranienne, tout ce qui est resté jusqu’à présent intact uniquement grâce à la retenue de l’Iran — chaque infrastructure dans toute la région — sera détruit», a martelé le porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya, le lieutenant-colonel Ebrahim Zolfaqari.
Les États-Unis et «Israël» ont lancé leur guerre d’agression non provoquée contre l’Iran le 28 février, les premières frappes ayant tué en martyr le défunt Leader de la Révolution, l’imam sayyed Ali Khamenei.
Malgré un protocole d’accord en 14 points signé le 17 juin, destiné à jeter les bases d’un accord de paix permanent, Washington a violé à plusieurs reprises cet accord en réimposant des sanctions pétrolières et en poursuivant ses frappes militaires.
L’Iran confirme avoir recensé au moins 42 violations importantes commises par les États-Unis depuis la signature du protocole d’accord.
En revanche Téhéran a déclaré qu’il ne se considérera plus lié par cet accord si les violations persistent.
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