Cheikh Qassem: Le Leader martyr était un dirigeant exceptionnel, l’accord-cadre est entièrement entaché d’irrégularités et ne passera pas
Par AlAhed
Le secrétaire général du Hezbollah a rendu hommage au Leader martyr de la Révolution islamique d’Iran, l’imam sayyed Ali Khamenei lors d’un rassemblement organisé à l’occasion de ses funérailles. Il a salué son rôle dans le soutien à la Résistance, défendu le partenariat avec l’Iran et appelé à rejeter l’accord-cadre libanais avec «Israël», prônant une négociation indirecte et le retrait «israélien» du territoire libanais.
Un vibrant hommage à un dirigeant exceptionnel de son époque
Prenant la parole lors des rassemblements populaires libanais et internationaux organisés à l’occasion des funérailles du Leader martyr, le secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naïm Qassem, a déclaré : «Nous nous réunissons à l’occasion des funérailles de l’Imam, le Grand Ayatollah, le Leader martyr Khamenei car ces funérailles sont un soulèvement, un mouvement et une révolution.»
Selon Cheikh Qassem, la disparition du Leader représente «une distinction suprême qui éclaire le chemin de l’humanité», ajoutant que son martyre «élève son rang et commence à produire ses effets pour les générations futures».
«L’Imam Khamenei était unique en son temps»
Cheikh Qassem a décrit l’ayatollah Khamenei comme «un dirigeant exceptionnel de l’époque contemporaine, rare dans l’histoire.»
Il a affirmé qu’il était «le Leader de la Nation», «un jurisconsulte réunissant les conditions de l’autorité religieuse» et «un détenteur d’une vision stratégique dans différents domaines».
«L’imam Khamenei est Le bâtisseur des fondements de la civilisation islamique contemporaine, le Leader, le protecteur et l’éducateur qui conduit les peuples vers la libération des idoles du matérialisme», a-t-il ajouté.
Selon le secrétaire général du Hezbollah, l’imam Khaameni incarnait également «un penseur créatif qui définit les orientations» et «un homme politique capable de comprendre les dimensions des événements à l’échelle mondiale».
S’adressant directement à l’imam Khamenei, cheikh Qassem a déclaré : «Mon maître, mon Leader et celui qui habite mon cœur, mon cœur et mes membres vous ont aimé jusqu’à remplir mon âme. Vos paroles sont la lumière de mon chemin et du chemin de mes frères vers Dieu. Vos rencontres avec nous sont une source inépuisable, et vos orientations sont un rayon d’espoir qui ne s’éteint jamais.»
Un Leader qui donne sans prendre
Cheikh Qassem a évoqué une lettre reçue de Khamenei après le martyre de sayyed Hassan Nasrallah et l’élection de Qassem à la tête du Hezbollah. Il a cité cette phrase attribuée à Khamenei :
«Je vous soutiens avec la même mesure que celle avec laquelle j’ai soutenu notre cher martyr Sayyed.»
Cheikh Qassem a déclaré avoir relu cette phrase plusieurs fois, estimant qu’elle signifiait : «Je suis avec vous, je vous soutiens. Demandez ce que vous voulez, je serai pleinement à vos côtés. Ne craignez rien, même si le monde entier se dresse contre vous.»
Il a ajouté : «Vous êtes le Leader qui donne sans prendre, celui qui soutient sans avoir besoin de personne.»
Des foules qui expriment leur attachement à la voie de l’imam Khamenei
Le secrétaire général du Hezbollah a évoqué les rassemblements en Iran et en Irak, affirmant qu’ils avaient dépassé «toutes les limites».
«Jamais dans l’histoire une procession n’a réuni vingt millions de personnes à Téhéran, ainsi que des millions à Qom, Nadjaf, Kerbala et Machhad», a-t-il affirmé.
Selon lui, ces foules expriment leur conviction ; leur amour ; leur dévouement ; leur attachement à la voie représentée par l’imam Khamenei.
Il a salué le peuple iranien en affirmant : «Vous avez prouvé au monde que vous êtes dignes de cette direction et capables d’être un modèle pour le monde entier.»
Le martyre est une vie et une source de dignité
Cheikh Qassem a affirmé que le martyre de Khamenei constituait «Le début d’un processus révolutionnaire qui changera les contours et les équilibres de la région.»
Il a repris une formule attribuée à l’Imam Khomeini :«Tuez-nous, notre peuple prendra davantage conscience.»
L’Iran et le soutien à la Résistance
Cheikh Qassem a défendu le rôle de l’Iran, affirmant que Téhéran avait fourni «la force, le soutien, la dignité et la capacité de libération».
Il a déclaré : «Sans l’Iran, il n’y aurait pas eu de cessez-le-feu après la résistance de la Résistance. Il existe deux piliers : la fermeté de la Résistance et de son peuple, qui est le premier fondement, et le soutien de l’Iran, qui est un second fondement et une véritable force.»
Il a remercié «la direction, le gouvernement, les Gardiens de la révolution, l’armée, le peuple et les élites iraniennes».
Cinq axes attribués à la vision de l’imam Khamenei
Cheikh Qassem a affirmé que l’imam Khamenei avait guidé la nation autour de cinq piliers : La construction de l’État et de la société ; Le soutien à la Résistance face à l’occupation et à l’arrogance ; L’unité nationale, islamique et humaine, l’orientation vers la libération de la Palestine et l’indépendance et le refus de la dépendance.
Les relations avec l’Iran sont bénéfiques
Cheikh Qassem a répondu aux critiques concernant les relations du Hezbollah avec l’Iran en interrogeant la nature des liens entretenus par certains acteurs libanais avec les États-Unis. Il a déclaré : «La relation avec l’Iran nous est bénéfique, mais dites-nous plutôt pourquoi vous avez des relations avec les États-Unis alors qu’ils vous humilient, vous imposent leurs choix, prennent vos richesses et ne vous donnent rien en retour ?»
Critique de l’influence américaine au Liban
Le secrétaire général du Hezbollah a appelé à «lever la tutelle américaine sur le Liban». Il a accusé Washington d’imposer des exigences servant les intérêts «israéliens».
Concernant les violations du cessez-le-feu, il a déclaré : «Des centaines de violations ont eu lieu depuis le cessez-le-feu jusqu’à aujourd’hui. Que dit l’autorité libanaise ? Où est votre mouvement pour demander des comptes à l’Amérique ? »
« L’accord-cadre ne passera pas »
Cheikh Qassem a rejeté l’accord-cadre conclu par les autorités libanaises, affirmant que «cet accord est entièrement dans l’intérêt d’Israël.»
«Ce qui est fondé sur le faux est faux, car l’origine même des négociations est, selon nous, illégitime, inconstitutionnelle, contraire au pacte national et illégale», a-t-il ajouté.
Il a appelé les autorités à abandonner cet accord et à faire preuve de «courag» et à adopter une position qui rassemble le peuple plutôt qu’une décision qui contribuerait à sa division. Il a estimé que rien n’empêchait les autorités de rejeter l’accord-cadre, affirmant qu’il était apparu comme favorable à «Israël» et source de fracture au sein de la société libanaise. «Vous dites qu’il s’agit d’un accord-cadre : jetez-le et mettez-le de côté», a-t-il déclaré, ajoutant que la contestation de cet accord ne venait pas uniquement de son camp, mais également de certains groupes proches des autorités qui le considéreraient comme «mauvais» et «humiliant».
Une proposition de négociation indirecte
Répondant à l’appel du président libanais demandant une solution, Cheikh Qassem a déclaré : «Je vous propose une solution : mener des négociations avec Israel mais de manière indirecte.» «Lorsqu’une proposition vous est soumise, vous l’étudiez avec les spécialistes, vous consultez les parties concernées, vous vous préparez, vous donnez votre réponse calmement et vous examinez les réactions», a-t-il précisé.
«Qui vous met sous pression ? Si vous êtes avec votre peuple, personne ne pourra vous faire pression, mais si vous pensez qu’en agissant ainsi vous gagnerez une position, non, vous n’en gagnerez aucune», a-t-il renchéri.
Il a cité comme exemples les discussions menées par Nabih Berri et les négociations irano-américaines, affirmant qu’elles avaient nécessité du temps.
Les conditions d’une solution au Liban
Cheikh Qassem a affirmé qu’aucune solution ne serait possible sans : le retrait «israélien» ; le déploiement de l’armée libanaise au sud du Litani jusqu’à la frontière ; l’arrêt des attaques aériennes, terrestres et maritimes ; la fin des destructions ; la libération des prisonniers ; la reconstruction et le retour des habitants dans leurs villages.
Cheikh Qassem a affirmé que «personne ne pourra imposer de solutions» au Liban, estimant que les décisions doivent être discutées collectivement et faire l’objet d’un accord commun. Il a également assuré que «la voix» de son camp resterait forte et que ses positions demeureraient fermes « en faveur de la souveraineté et des droits de l’homme au Liban», tout en soulignant qu’il ne se laisserait pas entraîner dans la discorde, mais qu’il ne permettrait à personne de porter atteinte à la Résistance.
«Nous resterons sur le terrain, nous ne nous soumettrons pas. Nous resterons aux côtés de notre peuple et nous ferons tout ce qui permettra de libérer cette terre, si Dieu le veut», a-t-il conclu.
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