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Achoura-2026

Cheikh Qassem: Nous avons brisé le projet «israélo»-américain, l’ennemi n’a d’autre choix que de se retirer du sud du Liban

Cheikh Qassem: Nous avons brisé le projet «israélo»-américain, l’ennemi n’a d’autre choix que de se retirer du sud du Liban
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Par AlAhed

Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a souligné la nécessité de tirer profit du processus d’entente entre l’Iran et les États-Unis comme soutien essentiel à la souveraineté du Liban.

S’exprimant vendredi 26 juin à la clôture de la procession d’Achoura dans la banlieue sud de Beyrouth, cheikh Qassem a déclaré qu’il existe cinq principes auxquels le Hezbollah croie et appelle à adopter. «Le premier est qu’Israël n’a d’autre choix que de se retirer complètement de chaque parcelle de notre territoire libanais et de cesser son agression, par voie aérienne, terrestre et maritime, sous toutes ses formes.»

La résistance pilier du Liban

«L’agression israélienne a échoué à atteindre ses objectifs expansionnistes, et cela constitue une base essentielle sur laquelle nous devons construire», a-t-il souligné.

Il a affirmé que «Israël doit partir sans condition ni engagement préalable, et aucun accord portant atteinte à la souveraineté du Liban ne passera. Personne n’a le droit de signer ou d’accepter quoi que ce soit en ce sens.»

Cheikh Qassem a souligné que «des voix faibles se sont élevées pour dire que nous sommes avec l’imam Hussein», soulignant que «le sang des martyrs a vaincu les tyrans, l'Amérique et Israël».

«Nous avons affronté une guerre visant à annihiler l'existence du Hezbollah, de son environnement et de son peuple», a précisé cheikh Qassem, indiquant que «Israël est présent au Liban parce qu'elle veut l'engloutir et l'occuper pour réaliser le Grand Israël».

Selon cheikh Qassem, «la résistance est née à cause de l'agression et de l'occupation et que arâce à l’esprit de Karbala de notre peuple fier et digne, nous avons pu arrêter l'agression, accomplir un grand exploit et briser le projet américano-israélien, et nous sommes entrés dans une nouvelle phase».

Refus de toute normalisation ou accord partiel

Cheikh Qassem a indiqué que «toute solution doit garantir la souveraineté totale du Liban et son indépendance complète, sans normalisation ni abolition de l’état d’hostilité, sans gains pour Israël ni présence partielle sur le territoire libanais. Israël doit partir humiliée et défaite, et cela se produira. »

Cheikh Qassem a estimé que le «cadre de la souveraineté peut être atteint en restant dans le cadre des résultats de l’accord du 27-11-2024, sur la base exclusive du sud du fleuve Litani et non de tout le Sud.»

Il a affirmé que «la résistance continue dans son existence, sa présence, ses décisions et ses capacités, et qu’elle est aujourd’hui le pilier de l’indépendance et de la libération du Liban. Elle restera. La résistance est ce peuple, cette terre, ce passé, ce présent et cet avenir.»

Appel au dialogue et à la coopération

Il a ajouté que «les autorités libanaises ne peuvent pas se mettre à dos plus de la moitié du peuple et continuer normalement. Le pays appartient à toutes ses composantes, pas à ses postes. Les responsables sont chargés de préserver le pays et seront jugés par le peuple en cas d’échec.»

«Les autorités politiques doivent revoir leur approche sur deux points : d’abord, l’unité nationale face à l’ennemi israélien et l’arrêt de l’application des diktats étrangers et des décisions dictées par les États-Unis ou Israël», a-t-il poursuivi.

La résistance pilier du Liban

Cheikh Qassem a ajouté : «Nous sommes prêts à tendre la main. Profitez de l’occasion : la résistance est forte et nous sommes avec vous si vous suivez la voie de la souveraineté du Liban.»

Il a souligné la nécessité de renforcer les efforts pour construire l’État, notamment en ce qui concerne la situation économique, les fonds des déposants, la reconstruction et les problèmes sociaux, ainsi que la préparation d’une stratégie globale de sécurité nationale après le retrait «israélien».

Cheikh Qassem a insisté sur la nécessité de tirer profit du rapprochement entre l’Iran et les États-Unis comme soutien majeur à la souveraineté du Liban, le jugeant «une force exceptionnelle envoyée par Dieu».

Et de poursuivre: «Vous au Liban, qu’avez-vous pour combattre ? Nous avons fait ces sacrifices parce qu’il n’y avait pas d’équilibre des forces. L’Iran a modifié cet équilibre. Il faut profiter de cette contribution pour un Liban libre et indépendant. L’Iran est la voie du salut.»

Il a appelé les responsables à empêcher l’influence des pays arabes et étrangers qui poussent à la discorde ou à la normalisation avec «Israël», et à coopérer au maximum avec les pays qui soutiennent la souveraineté du Liban.

«Il n’est pas acceptable que certains pays exigent le désarmement pour nous aider. C’est un projet israélien. Nous voulons des États qui soutiennent notre souveraineté, pas Israël sous prétexte de souveraineté», a-t-il indiqué.

Le secrétaire général du Hezbollah a salué les pays arabes et étrangers qui œuvrent pour la reconstruction et le renforcement de l’État libanais et de son armée.

Il a qualifié la scène d’Achoura de «mobilisation révolutionnaire réelle qui change les équations». Il a affirmé que le peuple libanais a traversé des épreuves difficiles mais est resté ferme, et que toute la société a participé à cette dynamique.

Il a évoqué la continuité de Karbala de l’histoire jusqu’au présent et à l’avenir, reliant cela à une vision idéologique et spirituelle du combat.

«Les ennemis ne pourront pas éliminer la résistance», a réitéré cheikh Qassem, soulignant que «les partisans de la vérité finiront par triompher».

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